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Je Suis Perdue !


o0o_Lilou_o0o

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J'ai une dissertation à faire pour le 19 janvier et je n'ai aucune idée de comment m'y prendre... Si vous pouviez m'aider car c'est la première fois que je dois rendre un devoir de ca type. :(

Le sujet est : " Quel sens ultime donnez-vous à la pièce TARTUFFE: celui d'une critique de l'hypocrisie, d'une critique du fanatisme ou d'une critique de la religion elle-même ?"

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  • E-Bahut

Pourquoi est tu perdu?

" Quel sens ultime donnez-vous à la pièce TARTUFFE: celui d'une critique de l'hypocrisie, d'une critique du fanatisme ou d'une critique de la religion elle-même ?"
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je suis perdue car je n'ai aucune idee de la facon dont je vais structurer mon devoir...ni de celle dont je vais organiser mes arguments (si toutefois jen avais!). Je ne sais meme pas sil faut que jargumente qur les trois propositions ou juste qur celle que je trouve juste...

...et oui, c'est la 1ere fois que je fais une dissert !!

Je ne pense pas non plus que tartuffe soit une critique de la religion mais sinon pourquoi la piece aurait elle ete interdite 2 fois ?

Jattens vos idees... merci beaucoup et bonne année !! :)

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  • E-Bahut

as tu vu le roman de la rose? Tu as l'ordre des franciscains. Ils sont habilles de Jutte, et ils sont pauvres. Et tu as les delegues du pape. C'est tout autre chose. Ce sont des hommes riches, bien nourris. L'eglise, c'est le pouvoir et la richesse.

Si tu attaques cette richesse, cette richesse et se pouvoir se defendront, et il t'accuserons de t'attaquer a la religion, et te condamnerons, a la torture meme sous l'inquisition! C'est simple. qui va oser se dresser contre eux, contre leur pouvoir!

Molière règle les comptes des libres-penseurs (auxquels il était lié, sans aller jusqu'à l'athéisme) avec les dangereux intégristes de la compagnie du Saint Sacre

http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/ma/ma_772_p0.html

fait une recherche sur google, il y a surement des tas de sites, et tu trouveras des idees

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  • E-Bahut

qu'as tu trouve sur ton sujet? Comment vas tu le traiter?

Il me semble qu'il y a une critique de l'hypocrisie, mais elle n'est possible qu'a cause de la vulnerabilite d'Orgon. Il a grandit sous le joug d'une mere autoritaire, et la seule maniere qu'il connait est l'autorite. La tendresse pour sa famille l'angoisse, et Tartuffe ne fait qu'utiliser la religion en lui enseignant la paix interieur par le detachement de l'autre

Ce qui semble bien etre une critique de la religion, puisqu'on peut l'utiliser pour detruire plutot que de renforcer les liens humains fondamentaux de la famille

Ou bien est-ce une critique du fanatisme, de la religion pousse trop loin?

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  • E-Bahut

Le manque d'intensité, de capacité d'être à la hauteur d'un idéal donné mène aussi à l'hypocrisie religieuse. En plus du tort qu'elle fait au sujet lui-même l'hypocrisie a le désavantage de dévaloriser la religion aux yeux du public. Cela est une évidence de dire que si la religion était pratiquée sincèrement, elle serait bien mieux acceptée par la société. L'hypocrisie a diminué en Occident avec le déclin du prestige social de la religion mais elle reste une déviation courante en Inde où les temples permettent toujours de faire de bonnes affaires. Une des pièces de théâtre française qui a eu un grand succès lorsqu'elle a été mise en scène en Inde c'est le "Tartuffe" de Molière...

Voila déjà ceque j'ai trouvé sur l'hypocrisie religieuse ds le tartuffe

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  • E-Bahut

Ecrit par Molière, "Le Tartuffe" fut présenté deux fois avant d'être accepté la troisième fois. En effet, Tartuffe désignant l'hypocrisie et les faux dévots de cette époque avait été interdit à plusieurs reprises malgré les changements que Molière avait opéré, y compris son titre qui devient la deuxième fois :"Panulphe ou l'imposteur". Finalement, la pièce fut représentée en 1664 et la version originale paraît en 1668. Dans sa pièce comique une satire à propos de la religion est faite surtout concernant les faux-dévots, chose courante à l'époque.

Petite anecdote : "Tartuffe fut joué 172 fois au XVII¡ siècle, 791 fois au XVIII° siècle et un total de 9553 fois jusqu'à aujourd'hui.

L'histoire se déroule à Paris, dans la maison d'Orgon. Tartuffe, dont tous parlent mais qu'on ne voit pas lors des premières scènes est l'objet de la discorde. La présence de cet intrus : un dévot divise une famille de la haute bourgeoisie. Tartuffe perturbe l'odre de cette famille et l'action ne s'éteindra qu'avec la victoire de l'un des deux camps. Orgon, qui l'a recueilli chez lui paraît sincère et aveugle, Mme Pernelle est une vieille dévote acariatre et mère d'Orgon, et dans les deux premières scènes on comprend que Tartuffe n'est qu'un hypocrite. Dans le camp opposé, se trouvent Elmire, seconde épouse d'Orgon, Damis, fils d'Orgon, Mariane fille d'Orgon et Cléante, le beau-frère d'Orgon. Tous incarnent la morale du "naturel" et de l'honnêteté. Je ne vous en dis pas plus, je conserve le suspens car la pièce est pleine de rebondissements et de péripéties, comme sait si bien le faire Molière.

La pièce est toujours d'actualité avec un problème qui encore aujourd'hui nous concerne : l'hypocrisie. Seul petit reproche : il y a beaucoup de personnages, c'est assez embrouillant puisqu'on ne sait plus qui est qui. Et certaines répliques sont assez anciennes et donc par conséquent difficiles à comprendre.

Voila un autre bout de mes recherches.

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  • E-Bahut

Impossible ensuite, d'être étonné de voir que le personnage est crédule et candide, face à un Tartuffe qui lui, bien sûr, est tout le contraire.

Je crois que c'est à la fois ce qui me plaît et me déplaît dans ce genre de pièce. En effet, je trouve ce côté exagéré des personnages plutôt amusant, mais en même temps, cela me pousse immédiatement, et donc comme un enfant, à souhaiter que le crédule le devienne un peu moins, face à un Tartuffe, que je souhaite donc voir, remis à sa place. Et comme c'est évidemment c'est ce qui arrive, cela ne me laisse pas beaucoup de surprise quant à l'issue de l'histoire. C'est encore plus évident dans l'Ecole des Femmes où Arnolphe, de peur d'être encore cocu, fait élever sa future femme dans un couvent, un endroit donc, où elle n'a pu découvrir l'amour avec un autre homme. Et lorsqu'il la ramène enfin chez lui, je trouve à la fois amusant et trop évident de voir sa réaction lorsque qu'elle voit pour la première fois un beau prince passer sous ses fenêtres.

Une fois dans la salle (qu'il faut trouver!) j'ai été plutôt séduite par le décor simple, mais évoquant pour moi, de la scène, de grande tentures sombres, des jeux de transparence. La notion de scène et de limitation de celle-ci étant ce qui m'a surprise le plus, titillée aussi! Spectateurs et comédiens sont parfois physiquement très proches et c'est assez inattendu dans la mesure où il n'y a aucune interaction volontaire avec le public. Cette proximité est accentuée par le fait que le public reste sous une lumière assez vive, ce que j'ai un peu regretté. Cet éclairage a quand même un effet positif: celui de maintenir dans un calme relatif des élèves un peu bruyants! Etant au second rang, j'avais déjà une petite distance avec les comédiens, ce qui n'étais pas le cas des élèves du premier rang que la fameuse proximité semblait particulièrement déstabiliser et qui partaient en fous rires nerveux!

Un de ces accès a d'ailleurs eu lieu lors d'une scène qui pour moi a dépassée le stade de l'évocation, étant teintée d'une audace et d'une durée pas indispensable, lorsque Tartuffe, sûr de son charme tente de faire (visuellement fait) basculer la belle Elmire qui désespérément attend l'intervention de son mari, qui ne veut croire à l'hypocrisie et à la bigoterie de Tartuffe. Dans cette proximité, j'ai aimé l'arrivée dans la salle avec une partie des comédiens déjà sur scène, ce jeu de retournement des rôles; qui voit qui? les comédiens regardent les spectateurs s'installer, et nous, spectateurs, découvrons être observés, où bien ignorés par la servante qui somnole sur un banc. D'emblée, je me suis sentie happée, faire partie d'un ensemble, il ne pouvait y avoir d'indifférence, ni par le jeu des comédiens, ni par l'histoire même de cette famille qui rencontre d'incroyables problèmes suite à l'arrivée en son sein de Tartuffe, un être calculateur qui comble et nourrit un espace, une incompréhension déjà existante, entre Orgon et sa famille. Tartuffe, qui aurait pu ne représenter que le vice, a ici été interprété avec intérêt à mes yeux, comme une victime de son rôle, une victime tout comme Orgon qui ne pouvait plus désormais passer pour un être bon et naïf, ayant dû faire preuve de beaucoup d'obstination pour se fermer les yeux à ce point! j'ai trouvé cette interprétation intéressante parce qu'elle fait reconsidérer la responsabilité de chacun: parce que tout est significatif, l'acte comme son absence, la parole tout comme le silence.

Les premières minutes du spectacle m'ont demandé un réel effort pour entrer dans la pièce: je me suis rendu compte combien la langue de Molière était différente de celle qu'on utilise maintenant et combien notre langue a perdu ces tournures si expressives et colorées. Il m'a fallu un certain temps pour me réapproprier cette langue que j'avais perdu l'habitude d'entendre (y compris au théâtre). Une fois cette étape franchie, il y a une certaine jouissance à se laisser surprendre par des mots ou des expressions qui s'étaient perdus dans ma mémoire ou qui prenaient la place d'autres mots plus banaux.

La trame (le scénario) débute très rapidement et dès la première scène la toile est tissée: montrer au spectateur l'absurdité du sectarisme et ses dangers lorsqu'il s'exprime sans opposition. J'ai été frappé par la totale actualité du thème: la critique du fanatisme, du nationalisme, de l'intégrisme, des extrémismes. Ce n'est pas tellement l'imposture tissée par Tartuffe qui me semble être le centre de la trame, que son intégrisme dont la conséquence sera la destruction psychologique d'Orgon et finalement l'éclatement de toute la cellule familiale. La dialectique puissante de Tartuffe est capable de faire croire les pires contradictions à un esprit faible, comme Orgon. Dans cette confrontation, seuls 2 personnages sont capables de faire face: Cléante, l'intellectuel, par son libéralisme échevelé et un profond esprit critique, et Dorine, la servante, par son bon sens "terrien", qui voit parfaitement le jeu de chacun des personnages. Au sectarisme forcené, il n'y a donc que 2 réponses possibles: le bon sens du peuple ou la liberté de penser des intellectuels. D'ailleurs Molière ne semble pas privilégier une de ces 2 forces: toutes 2 sont nécessaires.

J'ai le sentiment que la famille d'Orgon, si hétéroclite, représente les différentes couches/tendances de la société. On y trouve, poussées à lextrême, les oppositions qui sont toujours vraies entre les adolescents impulsifs et naïfs, les vieillards aveugles et bornés, les intellectuels, les paysans,... Malgré cet assemblage un peu forcé, chaque personnage est véridique. J'ai cependant été irrité par moment par la bêtise d'Orgon, qui est trop excessive pour être crédible.

La pièce me semble plus être du domaine du pamphlet que de la comédie. J'aurais voulu y trouver un peu de poésie; mais il n'y avait ici que du brut, des faits. Seul le décor apportait un peu d'imaginaire, en montrant à travers les voilages qui représentent les murs, l'envers du décor, ce qui se passe en dehors de l'action, le non dit, l'endroit où les personnages se dévoilent, avant de reprendre leur masque au moment où ils entrent dans la pièce (pris dans les 2 sens).

Même si tous les personnages ne mont pas convaincus, j'ai trouvé que la mise en scène mettait bien en évidence l'actualité du thème et son universalité. A chacun de nous d'être conscients des dangers du sectarisme et de le combattre par la liberté de penser!

Il y a bien un public ! un public qui regarde, écoute, et veille mais est-ce que je fonctionne moi comme public, comme écoute publique d'un événement "privé" ? fascinée que je suis par Flipote qui a appris à bailler comme j'ai appris à lire, pour en faire autre chose : être au service de... Du privé, de l'intime, des rapports de l'interne à l'externe et réci-pro-quement. Oui, Flipote, nous attendons toutes deux dans une aire commune cette scène toute ouverte, que la fête commence, la grande célébration, la communion des saints, partage de l'imposture sous frasques de tentation.

Le menteur ! Qui est-il ? Qui trompe qui ? Le menteur, l'imposteur, c'est Personne ! Molière de son époque tenait le rôle d'Orgon. Lui qui pensait de l'homme "Je veux que l'on soit homme et qu'en toute rencontre le fond de notre coeur dans nos discours se montre". C'est bien de monstre qu'il s'agit, je ne vois que cela, stupéfait, pétrifié, il se montre, ce pauvre erre, j'entends le leitmotiv,"pauvre homme"... Orgon, et la place intenable qu'il a laissé vacante ; celle d'homme, de père, de fils sans père représenté, jamais cité. Une débandade ! Pauvre homme ! Personnage manquant aux fonctions majeures de l'existence. Et l'esprit, pour la trinité, l'esprit, mens, le mensonge, le mari, le mauvais, mon voisin, Tartuffe ? "il", ce "il" qui s'appelle en arabe le pronom de l'absent. Pauvre homme ! le dupeur-dupé, le logé-délogeur, la bouche pleine de voeux, dévoué, dévoyé, faux dévôt, Tartuffe, quel est ton dieu, ta déesse ? Elmire déifiée par ton Verbe... Et le Verbe s'est fait chair, Tartuffe ô ma douleur, repoussant personnage ; j'ai de la répulsion, pour toi et pour Orgon. Molière prend soin de moi ; à la centième minute, il fait entrer la loi avec Monsieur LOYAL "régurgitant" l'histoire, la lie dévôtionnelle ! Je goûte à ce calice, plein d'hosties sacrilèges et délaisse un roman de haine et de reproches sans dévotion aucune et surtout sans cadeau. A mon tour maintenant ! Je-tu, je-tu, je-tu. Je pense "Tueries" c'est cela, le rire en moins ; ce sont de vrais massacres, des duels successifs au rythme du Je-Tu, découpage de couples, déchirante vision des couples découplés. Du côté "dévôtantes", point de dévolution : pour un oui pour un non, les femmes ne cèdent rien hormis la place vacante, avec vue imprenable sur Mère, madame Pernelle, maître-es femme. Son défaut s'il en est, c'est de n'avoir pas su tout au moins dire à temps autre chose à son fils : "petit, reste petit", de pouvoir de la sorte encore lui répéter "je te l'ai dit cent fois lorsque tu étais petit", la référence unique au petit, le petit, ce fils l'a bien saisi, pauvre homme, qui pour tout supplément dans le nom de sa mère porte celui de père. A chaque Un son credo, je crois en toi. Mon Dieu, commettrais-je un impair ? Qu'en est-il des effets de la croyance dans cette oeuvre ? Y a-t-il du vrai, un vrai, lequel ? l'autre-le même ? Pauvre homme ! qui l'eût cru, pour toi... c'est déjà cuit, la place est occupée.

Hypocrisie aussi plus pernicieuse: Tartuffe n'est-il pas également le pécheur misérable qui cherche désespérément à accorder ses actes avec ses idées? Tartuffe sincère? Cette équivoque fait à coup sûr la grandeur du personnage, et l'universalité de la pièce. Qu'est le mensonge avec les autres, comparé au mensonge avec soi-même? Et quand bien même Tartuffe resterait, au moins pour l'essentiel, un hypocrite au premier degré, Orgon, et sa mère, eux, s'aveuglent franchement. C'est l'imbécilité de tous les Orgons du monde qui permet à Tartuffe d'exister... et de perdurer.

Mensonge individuel, hypocrisie du groupe: le corps social tolère sciemment en son sein l'escroquerie, pourvu qu'elle se drape dans les oripeaux rassurants de la pensée conforme. Là-encore, il ne s'agit pas d'un réquisitoire contre l'Eglise. Point n'est besoin de pousser le sens de la pièce pour voir qu'il suffit au faux dévot de changer de casaque, et quelque peu de vocabulaire : n'est-il pas, par définition, expert en déguisements, pour s'incarner triomphalement sous d'autres formes, d'autres latitudes? On peut le revêtir de la robe blanche de l'ayatollah comme du costume sombre de l'apparatchik, le mieux étant encore de le restituer dans son essence, qui est d'être indiscernable, couleur de muraille... Omniprésent dans toute société un peu étendue qui a bâti son lien social sur un idéal, Tartuffe est le cancer qui fleurit sur tous les terreaux de la bonne conscience idéologique.

Voila un gros pavé, j'ai lu pas mal de passages, bien sur il y a pas mal de trucs à supprimer, mais j'ai lu des passages qui je pense vont t'interresser pour ton comentaire, et qui sont bien ds le sujet. Dc à toi de le lire et de sélectionner tout ce qui te convient.

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