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Plan commentaire "La curée" Zola


Boulou-cam

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Bonjour, je suis en première et je dois faire un commentaire sur l'extrait suivant:

" Ces messieurs, avec leurs bottes bien cirées, leurs redingotes et leurs chapeaux de haute forme, mettaient une singulière note dans ce paysage boueux, d’un jaune sale, où ne passaient que des ouvriers blêmes, des chevaux crottés jusqu’à l’échine, des chariots dont le bois disparaissait sous une croûte de poussière. Ils se suivaient à la file, sautaient de pierre en pierre, évitant les mares de fange coulante, parfois enfonçaient jusqu’aux chevilles et juraient alors en secouant les pieds. Saccard avait parlé d’aller prendre la rue de Charonne, ce qui leur aurait évité cette promenade dans ces terres défoncées ; mais ils avaient malheureusement plusieurs immeubles à visiter sur la longue ligne du boulevard ; la curiosité les poussant, ils s’étaient décidés à passer au beau milieu des travaux. D’ailleurs, ça les intéressait beaucoup. Ils s’arrêtaient parfois en équilibre sur un plâtras roulé au fond d’une ornière, levaient le nez, s’appelaient pour se montrer un plancher béant, un tuyau de cheminée resté en l’air, une solive tombée sur un toit voisin. Ce coin de ville détruite, au sortir de la rue du Temple, leur semblait tout à fait drôle.

— C’est vraiment curieux, disait M. de Mareuil. Tenez, Saccard, regardez donc cette cuisine, là-haut ; il y reste une vieille poêle pendue au-dessus du fourneau… Je la vois parfaitement.

Mais le médecin, le cigare aux dents, s’était planté devant une maison démolie, et dont il ne restait que les pièces du rez-de-chaussée, emplies des gravats des autres étages. Un seul pan de mur se dressait du tas des décombres ; pour le renverser d’un coup, on l’avait entouré d’une corde, sur laquelle tiraient une trentaine d’ouvriers.

— Ils ne l’auront pas, murmura le médecin. Ils tirent trop à gauche.

Les quatre autres étaient revenus sur leurs pas, pour voir tomber le mur. Et tous les cinq, les yeux tendus, la respiration coupée, attendaient la chute avec un frémissement de jouissance. Les ouvriers, lâchant, puis se roidissant brusquement, criaient : « Ohé ! hisse ! »

— Ils ne l’auront pas, répétait le médecin.

Puis, au bout de quelques secondes d’anxiété :

— Il remue, il remue, dit joyeusement un des industriels.

Et quand le mur céda enfin, s’abattit avec un fracas épouvantable, en soulevant un nuage de plâtre, ces messieurs se regardèrent avec des sourires. Ils étaient enchantés. Leurs redingotes se couvrirent d’une poussière fine, qui leur blanchit les bras et les épaules.

Maintenant, ils parlaient des ouvriers, en reprenant leur marche prudente au milieu des flaques. Il n’y en avait pas beaucoup de bons. C’étaient tous des fainéants, des mange-tout, et entêtés avec cela, ne rêvant que la ruine des patrons. M. de Mareuil, qui, depuis un instant, regardait avec un frisson deux pauvres diables perchés au coin d’un toit, attaquant une muraille à coups de pioche, émit cette idée que ces hommes-là avaient pourtant un fier courage. Les autres s’arrêtèrent de nouveau, levèrent les yeux vers les démolisseurs en équilibre, courbés, tapant à toute volée ; ils poussaient les pierres du pied et les regardaient tranquillement s’écraser en bas ; si leur pioche avait porté à faux, le seul élan de leurs bras les aurait précipités.

— Bah ! c’est l’habitude, dit le médecin en reportant son cigare à ses lèvres. Ce sont des brutes. "

Pour l'instant, j'ai le plan suivant:

I. Une scène naturaliste

A) Description des personnages

B) Description du lieu

II. La bêtise des hommes d'affaires

A) Une joie déplacée

B) Leur critique des ouvriers qui reflète leur méconnaissance du monde ouvrier

III. La lucidité du médecin.

A)

B)

Pourriez-vous me dire si mon plan est bon et m'aider, me donner une piste pour trouver l'axe III ou des parties C) à mes deux premiers axes ?

Merci d'avance.

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