trouillard Posté(e) le 27 septembre 2012 Signaler Posté(e) le 27 septembre 2012 BONJOURS A TOUS j'aimerai avoir de l'aide pour réaliser un devoir maison de français qui est a rendre pour lundi 1 octobre: CORPUS: -texte A: Molière, les femmes savantes (1672) -Texte B: Jean-Jacques ROUSSEAU, Émile ou De l’Éducation (1762) -Texte C: CONDORCET, Cinq Mémoires sur l’instruction publique (1791) -Texte D:Pierre CHODERLOS de LACLOS, Des femmes et de leur éducation (1783) -Document E: Dessin de presse de Raymond PALLIER, publié pendant la guerre de 14-18. texte A: Molière, les femmes savantes (1672) Armande De tels attachements, ô Ciel! sont pour vous plaire? Henriette Et qu'est-ce qu'à mon âge on a de mieux à faire, Que d'attacher à soi, par le titre d'époux, Un homme qui vous aime et soit aimé de vous, Et de cette union, de tendresse suivie, Se faire les douceurs d'une innocente vie? Ce noeud, bien assorti, n'a-t-il pas des appas? Armande Mon dieu, que votre esprit est d'un étage bas! Que vous jouez au monde un petit personnage, De vous claquemurer aux choses du ménage, Et de n'entrevoir point de plaisirs plus touchants Qu'un idole d'époux et des marmots d'enfants! Laissez aux gens grossiers, aux personnes vulgaires, Les bas amusements de ces sortes d'affaires; À de plus hauts objets élevez vos désirs, Songez à prendre un goût des plus nobles plaisirs, Et traitant de mépris les sens et la matière, À l'esprit comme nous donnez-vous tout entière. Vous avez notre mère en exemple à vos yeux, Que du nom de savante honnore à tous lieux: Tâchez ainsi que moi de vous montrer sa fille, Aspirez aux clartés qui sont dans la famille, Et vous rendez sensible aux charmantes douceurs Que l'amour de l'étude épanche dans les coeurs; Loin d'être aux lois d'un homme en esclave asservie Mariez-vous, ma soeur, à la philosophie, Qui nous monte au-dessus de tout le genre humain, Et donne à la raison l'empire souverain, Soumettant à ses lois la partie animale, Dont l'appétit grossier aux bêtes nous ravale. Ce sont là les beaux feux, les doux attachements, Qui doivent de la vie occuper les moments; Et les soins où je vois tant de femmes sensibles Me paraissent aux yeux des pauvretés horribles. Henriette Le Ciel, dont nous voyons que l'ordre est tout puissant, Pour différents emplois nous fabrique en naissant; Et tout esprit n'est pas composé d'une étoffe Qui se trouve taillée à faire un philosophe. Si le vôtre est né propre aux élévations Où montent des savants les spéculations, Le mien est fait, ma soeur, pour aller terre à terre, Et dans les petits soins son faible me resserre. Ne troublons point du ciel les justes règlements, Et de nos deux instincts suivons les mouvements; Habitez, par l'essor d'un grand et beau génie, Les hautes régions de la philosophie, Tandis que mon esprit, se tenant ici-bas, Goûtera de l'hymen les terrestres appas. Ainsi, dans nos desseins l'une et l'autre contraire, Nous saurons toutes deux imiter notre mère: Vous, du côté de l'âme et des nobles désirs, Moi, du côté des sens et des grossiers plaisir; Vous, aux productions d'esprit et de la lumière, Moi, dans celles, ma soeur, qui sont de la matière. Texte B: Jean-Jacques ROUSSEAU, Émile ou De l’Éducation (1762) Jean-Jacques ROUSSEAU est un des philosophes les plus importants du siècle des Lumières. Publié en 1762, comme son titre l’indique, Émile, ou De l’éducation est un traité d’éducation. Les quatre premiers livres décrivent l’éducation idéale d’un jeune garçon fictif, Émile, et sont ordonnés chronologiquement, abordant, étape par étape, les questions éducatives qui émergent à mesure qu’il grandit. Le dernier livre traite de l’éducation des filles à partir d’un autre exemple fictionnel : Sophie, élevée et éduquée pour être l’épouse d’Émile. C’est un extrait de ce cinquième livre qui vous est proposé ici. La femme et l’homme sont faits l’un pour l’autre, mais leur mutuelle dépendance n’est pas égale : les hommes dépendent des femmes par leurs désirs ; les femmes dépendent des hommes et par leurs désirs et par leurs besoins ; nous subsisterions plutôt sans elles qu’elles sans nous. Pour qu’elles aient le nécessaire, pour qu’elles soient dans leur état, il faut que nous le leur donnions, que nous voulions le leur donner, que nous les en estimions dignes ; elles dépendent de nos sentiments, du prix que nous mettons à leur mérite, du cas que nous faisons de leurs charmes et de leurs vertus. Par la loi même de la nature, les femmes, tant pour elles que pour leurs enfants, sont à la merci des jugements des hommes : il ne suffit pas qu’elles soient estimables, il faut qu’elles soient estimées ; il ne leur suffit pas d’être belles, il faut qu’elles plaisent ; il ne leur suffit pas d’être sages, il faut qu’elles soient reconnues pour telles ; leur honneur n’est pas seulement dans leur conduite, mais dans leur réputation, et il n’est pas possible que celle qui consent à passer pour infâme puisse jamais être honnête. L’homme, en bien faisant, ne dépend que de lui-même, et peut braver le jugement public ; mais la femme, en bien faisant, n’a fait que la moitié de sa tâche, et ce que l’on pense d’elle ne lui importe pas moins que ce qu’elle est en effet. Il suit de là que le système de son éducation doit être à cet égard contraire à celui de la nôtre : l’opinion est le tombeau de la vertu parmi les hommes, et son trône parmi les femmes. De la bonne constitution des mères dépend d’abord celle des enfants ; du soin des femmes dépend la première éducation des hommes ; des femmes dépendent encore leurs mœurs, leurs passions, leurs goûts, leurs plaisirs, leur bonheur même. Ainsi toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce : voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès leur enfance. Tant qu’on ne remontera pas à ce principe, on s’écartera du but, et tous les préceptes [1] qu’on leur donnera ne serviront de rien pour leur bonheur ni pour le nôtre. Texte C: CONDORCET, Cinq Mémoires sur l’instruction publique (1791) 1° Pour qu’ elles puissent surveiller celle de leurs enfants. L’instruction publique, pour être digne de ce nom, doit s’ étendre à la généralité des citoyens, et il est impossible que les enfants en profitent, si, bornés aux leçons qu’ilsreçoivent d’un maître commun, ils n’ont pas un instituteur domestique qui puisse veiller sur leurs études dans l’intervalle des leçons, les préparer à les recevoir, leur en faciliter l’intelligence, suppléer enfin à ce qu’ un moment d absence ou de distraction a pu leur faire perdre. Or, de qui les enfants des citoyens pauvres pourraient-ils recevoir ces secours, si ce n’est de leurs mères, qui, vouées aux soins de leur famille, ou livrées à des travaux sédentaires, semblent appelées à remplir ce devoir ; tandis que les travaux des hommes, qui, presque toujours, les occupent au dehors, ne leur permettraient pas de s’y consacrer ? Il serait donc impossible d’établir dans l’instruction cette égalité nécessaire au maintien des droits des hommes, et sans laquelle on ne pourrait même y employer légitimement ni les revenus des propriétés nationales, ni une partie du produit des contributions politiques, si, en faisant parcourir aux femmes au moins les premiers degrés de l’instruction commune, on ne les mettait en état de surveiller celle de leurs enfants. 2° Parce que le défaut d’instruction des femmes introduirait dans les familles une inégalité contraire à leur bonheur. Dailleurs, on ne pourrait l’établir pour les hommes seuls, sans introduire une inégalité marquée, non seulement entre le mari et la femme, mais entre le frère et la soeur, et même entre le fils et la mère. Or, rien ne serait plus contraire à la pureté et au bonheur des moeurs domestiques. L’égalité est partout, mais surtout dans les familles, le premier élément de la félicité, de la paix et des vertus. Quelle autoritépourrait avoir la tendresse maternelle, si l’ignorance dévouait les mères à devenir pour leurs enfants un objet de ridicule ou de mépris? On dira peut-être que j’exagère ce danger ; que l’on donne actuellement aux jeunes gens des connaissances que non seulement leurs mères, mais leurs pères même ne partagent point, sans que cependant on puisse être frappé des inconvénients qui en résultent. Mais il faut observer d abord que la plupart de ces connaissances, regardées comme inutiles par les parents, et souvent par les enfant seux-mêmes, ne donnent à ceux-ci aucune supériorité à leurs propres yeux ; et ce sont des connaissances réellement utiles qu’il est aujourd hui question de leur enseigner. Dailleurs, il s’agit d’une éducation générale, et les inconvénients de cette supériorité y seraient bien plus frappants, que dans une éducation réservée à des classes où la politesse des m urs et l’avantage que donne aux parents la jouissance de leur fortune, empêchent les enfants de tirer trop de vanité de leur science naissante. Ceux, d’ailleurs, qui ont pu observer des jeunes gens de familles pauvres, auxquels le hasard a procuré une éducation cultivée, sentiront aisément combien cette crainte est fondée Texte D:Pierre CHODERLOS de LACLOS, Des femmes et de leur éducation (1783) Pierre Ambroise François CHODERLOS DE LACLOS (1741-1803) est un écrivain et officier militaire français. Son livre le plus célèbre, le roman épistolaire Les liaisons dangereuses (1782), a fait scandale. Ce texte intitulé Des femmes et de leur éducation, rédigé en 1783, n’a été publié qu’au XXe siècle. Laclos avait entrepris de répondre à la question posée par l’académie de Châlons-sur-Marne : « Quels seraient les meilleurs moyens de perfectionner l’éducation des femmes ? ». Il s’agissait d’un concours de rhétorique pour récompenser les meilleurs textes. Laclos entend lier le problème de la condition des femmes à celui de leur éducation. Nous sommes ici au tout début de la réponse à cette question académique. « Ô femmes ! approchez et venez m’entendre. Que votre curiosité, dirigée une fois sur des objets utiles, contemple les avantages que vous avait donnés la nature et que la société vous a ravis [2]. Venez apprendre comment, nées compagnes de l’homme, vous êtes devenues son esclave, comment, tombées dans cet état abject, vous êtes parvenues à vous y plaire, à le regarder comme votre état naturel ; comment enfin, dégradées de plus en plus par une longue habitude de l’esclavage, vous en avez préféré les vices avilissants, mais commodes aux vertus plus pénibles d’un être libre et respectable. Si ce tableau fidèlement tracé vous laisse de sang-froid, si vous pouvez le considérer sans émotion, retournez à vos occupations futiles. Le mal est sans remède, les vices se sont changés en mœurs. Mais si au récit de vos malheurs et de vos pertes, vous rougissez de honte et de colère, si des larmes d’indignation s’échappent de vos yeux, si vous brûlez du noble désir de ressaisir vos avantages, de rentrer dans la plénitude de votre être, ne vous laissez plus abuser par de trompeuses promesses, n’attendez point les secours des hommes auteurs de vos maux : ils n’ont ni la volonté, ni la puissance de les finir, et comment pourraient-ils vouloir former des femmes devant lesquelles ils seraient forcés de rougir ? Apprenez qu’on ne sort de l’esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible ? C’est à vous seules à le dire puisqu’elle dépend de votre courage. Est-elle vraisemblable ? Je me tais sur cette question ; mais jusqu’à ce qu’elle soit arrivée, et tant que les hommes régleront votre sort, je serai autorisé à dire, et il me sera facile de prouver qu’il n’est aucun moyen de perfectionner l’éducation des femmes. Partout où il y a esclavage, il ne peut y avoir éducation ; dans toute société, les femmes sont esclaves ; donc la femme sociale n’est pas susceptible d’éducation. » Document E: Dessin de presse de Raymond PALLIER, publié pendant la guerre de 14-18. Légende : « UNE VOCATION » - Que veux-tu faire quand tu seras grande, Suzette ? - Moi, tourner des obus… I. Questions. Après avoir pris connaissance du corpus, répondez aux questions suivantes : Identifiez clairement la thèse défendue par chaque document. (2 pt) Comparez le type d’argumentation utilisé dans chacun des quatre documents. (2 pt) merci de bien vouloir de m'aider a répondre a ces deux questions
Somerhalder2 Posté(e) le 1 avril 2013 Signaler Posté(e) le 1 avril 2013 Bonjour, J'aimerais savoir si tu as avancé sur ce sujet ? j'ai seulement à faire la question 1 mais pour l'instant je suis un peu perdue, si tu peux m'aider ? Merci
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