kamomille Posté(e) le 7 juin 2012 Signaler Posté(e) le 7 juin 2012 bonjours , je doit trouver les enjeux du conflit géopolitique des Malouines 2010-2012. il parait qu'il y a en 2 mais je n'en trouve qu'un ( le petrole ). pouriez vous m'aider a trouver le second ? voici le texte : C’est de nouveau l’escalade entre l’Argentine et le Royaume-Uni, 28 ans après la Guerre des Malouines qui fit 900 morts. Avec une différence de taille : l’affrontement reste verbal aujourd’hui et pourrait se régler devant l’Organisation des Nations unies. La toile de fond du conflit est économique, alors que Gordon Brown et Cristina Kirchner cherchent à enrayer leur chute de popularité à quelques mois de la tenue d’élections dans leur pays respectif. Londres et Buenos Aires se disputent la juteuse exploitation du pétrole situé dans les eaux territoriales des îles de l’Atlantique du Sud qu’on appelle Falklands ou Malouines, selon qu’on soit britannique ou argentin. Les réserves d’or noir atteindraient 60 milliards de barils, estime la société de géologie britannique. Bref, l’équivalent du gisement de la mer du Nord qui a contribué à la prospérité du Royaume-Uni pendant 25 ans ! La « guerre des mots » entre Londres et Buenos Aires a débuté le 2 février. Le gouvernement argentin évoque alors son « rejet » du projet pétrolier britannique près des Malouines. Le gouvernement de Cristina Kirchner, qui a promis de « récupérer coûte que coûte les îles de manière pacifique », se fonde sur une résolution de l’ONU de 1984 qui invite les deux parties à négocier par la diplomatie la souveraineté sur l’archipel. A Londres, les diplomates se disent « en alerte ». Selon le Financial Times, le Premier ministre Gordon Brown est « décidé » à poursuivre l’exploitation pétrolière tout en évitant toute confrontation militaire. Tandis qu’une plateforme pétrolière britannique s’achemine vers les îles de la discorde, la paranoïa met le feu aux poudres. Le 11 février, Buenos Aires bloque dans un de ses ports un bateau étranger transportant des tubes en acier qui seraient destinés aux forages des Britanniques. Victorio Taccetti, vice-ministre argentin des Affaires étrangères, parle d’« acte unilatéral d’agression ». La présidente Cristina Kirchner va jusqu’à signer un décret qui oblige tous les bateaux se dirigeant vers l’archipel à demander une autorisation préalable pour transiter par les eaux argentines. « Colonial et anachronique » « Pathétique et inutile », estime-t-on à Londres. Pour la première fois, Gordon Brown s’exprime en personne, au micro de Real Radio. « Nous sommes parfaitement en droit » de chercher du pétrole, clame-t-il, disant avoir « pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des insulaires ». La phrase sonne comme une menace, au moment où les conservateurs britanniques réclament un renforcement militaire près des îles et où le tabloïd The Sun assure que trois navires de guerre sont déjà en route. Des propos sont jugés « imprudents » par l’ambassadeur argentin auprès de l’ONU, Jorge Argüello, qui accuse le Royaume-Uni d’agiter « le spectre de la guerre ». Durant le week-end, le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Taiana a pressé Londres de modifier une « situation coloniale anachronique » et promis que « l’Argentine dialoguera de manière pacifique ». Après-demain, il demandera au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, d’impulser une négociation à laquelle le Royaume-Uni se refuse encore.
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