appolonio Posté(e) le 12 mars 2012 Signaler Posté(e) le 12 mars 2012 Je galère sur ce sujet: "la grande bretagne et le monde dans les annes 20" J'ai du cours là dessus mais presque rien, et je n'arrive pas à établir un plan :/
sal62 Posté(e) le 19 mars 2012 Signaler Posté(e) le 19 mars 2012 Voilà un sujet qui devrait te guider , il faut que tu fasses des fiches de révisions , que tu mettes en évidence les mots importants et que tu établisses des parties , avec une problématique et une introduction , un plan organisé doit comporter tout ces éléments ! Bon courage . LA CRISE BRITANNIQUE AU XXème SIECLE «La «vieille Angleterre» - c'est bien ainsi qu'il faut l'appeler ici - s'était donc flattée de l'illusion que l'esprit et les méthodes du XIXème siècle continueraient de la soutenir dans un siècle nouveau. Jusqu'à la guerre, ses efforts d'adaptation étaient en somme demeurés minimes. C'était comme une maison vénérable, solide et bien bâtie, mais dont on n'a pas, depuis des années, révisé la structure et lemobilier. La crise qui s'est abattue sur le pays, en 1921, a subitement révélé un ébranlement grave de son armature économique. Dans letumulte de la guerre qui se prolongeait, l'opinion, tout d'abord, s'était abusée sur la nature et la portée du désordre : on n'y voulait voir qu'un orage passager, né bien naturellement du conflit mondial et qui prendrait fin tout seul quand le monde aurait repris son équilibre ; on espérait toujours retrouver, quelque jour prochain, les conditions d'avant 1914, traduisons : du XIXème siècle. Peu à peu cependant,la durée même du marasme a fini par saper, au moins partiellement, cette confiance. Depuis la grève générale de 1926 notamment, on en arrive à se demander si ce passé, dont vivait l'Angleterre, pourra jamais renaître. La crise, envisagée de ce point de vue, change de caractère, car ses causes se révèlent plus lointaines et plus profondes que la guerre elle-même : il s'agit d'une transformation complète du monde, où l'Angleterre d'hier ne trouve plus bien sa place. On se rappelle alors les craintes de Stanley Jevons et les premières atteintes portées, dès 1880, au monopole britannique. Cette longue incubation souligne justement la gravité du mal, car, par-delà letrouble momentané de la guerre, elle attire l'attention sur un déséquilibre chronique qui la dépasse. On n'oserait dire que le peuple britannique, dans son ensemble, ait encore compris le sérieux de la situation : son optimisme, fait de patriotisme et de torpeur, est indéracinable. Mais l'élite n'ignore plus qu'une lourde tâche de réadaptation s'impose. Pour y réussir il ne suffit pas, comme certains le pensent, de quelques changements de cabinets ou de personnel gouvernant ; l'effort est plus difficile, c'est chaque Anglais qui doit modifier sa façon de penser, de travailler et même de vivre : il ne faut rien moins qu'une révision des bases mêmes sur lesquelles s'était fondée l'existence du pays. A la fin de l'année 1920, après un boom passager, fiévreux et malsain, l'adversité s'abat sur l'Angleterre, orgueilleuse d'une prospérité centenaire, avec la soudaineté d'un fléau biblique. (...) La crise s'exprime essentiellement dans la chute profonde des exportations, qui ne prend, il est vrai, toute sa signification que si l'on ramène les chiffres à la base du niveau des prix de 1913 : + Voir % . Les exportations britanniques La comparaison avec les autres pays ne fournit aucune explication qui rassure : tandis qu'entre 1913 et 1927 l'exportation britannique a baissé de 21 %, celle du monde dans son ensemble s'est au contraire accrue de 18 %. (...) Le signe central de la crise, c'est la contraction des exportations ; la conséquence sociale, visible et douloureuse, c'est le chômage. L'absence, pour l'industriel, d'une marge suffisante de profit en est la cause immédiate. Or, dans un pays dont la population s'est développée au maximum, sur l'hypothèse que le profit qui permet l'exportation doit être considéré comme normal, toute crise de l'exportation doit naturellement prendre la portée d'un grave ébranlement ; et si elle s'installe, sans espoir prochain d'atténuation, c'est une catastrophe. Le phénomène du chômage est périodique en Angleterre. Mais au XIXème siècle et jusqu'à la guerre les crises ne duraient pas, du moins sous la forme aiguë : il y avait seulement une indication d'engorgement. La caractère angoissant de celle sui commence en 1920-1921, et dont on n'entrevoit pas la fin, c'est moins encore sa profondeur que sa permanence . + Voir pourcentages .
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