scarlette Posté(e) le 22 décembre 2003 Signaler Posté(e) le 22 décembre 2003 j ai besoins d aide pour se commentaire je galère j en ai marre du francais quelqu un peut il maider??????
Abby LOCKHART Posté(e) le 22 décembre 2003 Signaler Posté(e) le 22 décembre 2003 CHAPITRE I Toute première page est significative et le lecteur y attache beaucoup d’importance. L’auteur doit rendre compte de l’atmosphère de l’œuvre et du genre. Un début d’œuvre permet au lecteur de la situer littérairement et, pour Voltaire, de la situer dans une tradition voltairienne. Le genre du conte voltairien est illustré dès le début : partant d’une narration traditionnelle, Voltaire s’en détourne, nous révélant ce qu’il veut nous faire entendre et ce qu’il est. I/ Elément du conte traditionnel * Présence d’un narrateur : " je crois " *Le roman commence comme un conte merveilleux, une fiction simple et limpide, destinée à séduire l'imagination. La formule "il y avait …" rappelle le début des contes de fées ("il était une fois"). Nous entrons dans un château, décor par excellence des rêves de bonheur et des aventures extraordinaires. Le château suppose aussi la richesse, un milieu très aisé et donc protégé: c'est un monde à part, les circonstances sont donc, idéales pour un bonheur facile. Tout y est excessif. L'usage fréquent de superlatifs "les mœurs les plus douces", "l'esprit le plus simple", " le plus beau des châteaux" implique un univers de perfection qui échappe à nos lois habituelles. * L'emploi de l'imparfait est très intéressant: c'est le temps usuel de la narration (et non de l'action). Nous sommes donc dans une durée fabuleuse (au sens étymologique de "fable"). C'est un passé, mais intemporel, qui annule toute réalité. * Rejet d'un véritable réalisme "c'est un univers de conventions habité par des personnages tout aussi conventionnels: château, Occupations: la chasse, la présence de la religion, personnages nobles et hiérarchisés (le baron, la baronne) Le vocabulaire par lequel ils se désignent:"monseigneur", appellation réservé aux princes, aux ducs et aux gouverneurs des provinces) La présence du précepteur : (la présence de ce personnage-philosophe est très traditionnelle Il y a toujours une tierce personne qui joue le rôle de sage conseiller, d'éducateur. Il est aussi celui qui permet d'avoir un regard analytique, un commentaire sur l'action) *On peut noter une symétrie caractéristique du conte: fils/fille, père/fils. *Présentation du héros: Candide est nommé le premier car c'est le héros. Puis la hiérarchie reprends ses droits: Monsieur, madame, la fils, le fils. *Présentation plus détaillée: La schématisation des personnages réduits à une seule qualité (Candeur, orgueil, bavardage, sensualité) est une caractéristique du conte où tous les rôles sont stéréotypés: Le roi, la princesse, la fée, la sorcière…Le choix des noms propres répond à cette simplification. Ce sont en général des noms-portraits, dont l'étymologie ou les sonorités annoncent le trait dominant. Mais tout doit être prit à l'envers: l'ironie est l'arme favorite de Voltaire. Elle consiste à faire semblant de croire vraie une proposition manifestement fausse, mais de telle manière que le lecteur perçoit un désaccord flagrant entre ce qui est énoncé et la vérité. Ce moyen indirect de dénigrement permet de tourner en ridicule un adversaire et de faire ressentir, par exemple, le scandale de ses thèses. II/Le détournement du conte Voltaire nous raconte une histoire (à travers les yeux de Candide) mais la description du château et de l'existence à l'intérieur est soumise à la conception que s'en fait le héros. Donc, nous devons douter de tout ce qui nous est présenté puisque tout est vu à travers les yeux d'un jeune homme qui ne juge pas ce qui l'entoure. Les personnages et le décor sont grotesques à cause de la valeur comique des noms.L'excès de cocasserie empêche le lecteur d'adhérer totalement à la fiction. Ainsi, en accolant au terme noble de "baron" le nom ridicule de "Thunder-ten-tronckh", Voltaire enlève aussitôt toute dignité à cette lignée. Le débat mesquin autour de la "bâtardise" de Candide et le portrait de la baronne vont dans le même sens. D'autre part, le titre de baron était considéré comme ridicule au 18ème siècle, d'où le ridicule des 71 quartiers et la résistance de M. le baron. En outre, Voltaire intervient directement dans le récit. "Je crois" dans la phrase " C'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide" introduit un doute sur la réalité décrite. De cette façon, l'auteur nous invite à prendre une distance critique et à dépasser les apparences pour les remettrent en question. Ces personnages, en dehors de Candide dont le portrait est long et ironique, sont caricaturés. Pangloss est un nom composé du mot grec pan (=tout) et "glossa (langue). Non seulement Pangloss parle tout le temps mais il cherche à tout justifier par le discours. Quand à Cunégonde, "haute en couleurs, fraîche grasse, appétissante", elle parait d'emblée comme une jeune fille au tempérament sensuel, une "friandise", qui sera plutôt conduite par le plaisir des sens que par sa fidélité pour Candide ou le soucis de garder son rang. Un univers formé sur les apparences: Tout ce monde est tourné en dérision par le choc de ce qu'il prétend être et de ce qu'il est. La noblesse du baron n'existe, en fait, que dans son esprit. L'illusion est entretenue par les flatteries de ses valets qui "l'appelaient tous mon seigneur" et "qui riaient quand il faisait des contes". L'illusion apparaît aussi dans une série de phrases parallèles traduisant le passage de la vérité au mensonge: "Tous les chiens de ces basses courts composaient une meute dans le besoin; ses palefreniers étaient ses piqueurs; le vicaire du village était son grand aumônier"(Grand aumônier est le titre du premier aumônier de la cour des rois de France.) Voltaire fait, par ailleurs, de la noblesse du baron et de la baronne un simple titre qui n'est fondé sur aucune grandeur réelle. Pour cela, il explique leur pouvoir par des raisons absurdes: ainsi, la proposition principale:"Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie" est aussitôt anéantie par la raison ridicule qui justifie cette puissance:"car son château avait une porte et des fenêtres". De m^me, la baronne s'attire " une très grande considération", non pour sa noblesse ou son mérite, mais à cause de son poids (350 livres) Cet usage absurde de la causalité est très habile, puisqu'il tend à montrer que le pouvoir des nobles n'est fondé que sur des signes extérieurs futiles et dérisoires. Parodie des situations de contes: Le personnage du héros n'est pas vraiment un modèle: C'est même un anti-héros. Le portrait de Candide échappe à l'ordre protocolaire. En effet, le héros est souvent orphelin, mais rarement bâtard. - Prétention du décor: un "château" qui n'a en fait qu'une porte, qui possède une tapisserie. -Présentation des personnages: description du fils, "digne de son père" est à prendre au 2ème niveau car le fils à les mêmes défauts que son père, il est aussi sot. "Cocasserie" dans les enchaînements prétendument logiques dans les noms… III/ Détournement de la morale traditionnelle du conte: Ce que Voltaire veut nous faire entendre. a) Critique sociale: Différent du monde princier des contes. Le baron rejette tous ceux qui ne sont pas exactement comme lui. Candide qui est considéré comme un bâtard est ainsi rejeté. Pour Voltaire, en effet, la noblesse est, en cette fin du 18ème siècle, un monde figé dans ses préjugés et ses prétentions. Il s'attaque, en l'occurrence, aux généalogies dont les nobles aimés à s'enorgueillir. Ainsi Candide est présenté comme un bâtard, parce que son père n'a pu "prouver que 71 quartiers" alors que les Thunder-tren tronckh en ont 72 (chapitre 15). La démesure et l'accumulation dans la même phrase de quatre propositions subordonnées ("les anciens domestiques […] par l'injure du temps") dénoncent la pesanteur et la sotte vanité des préjugés aristocratiques et son imposture. B) Critique philosophique: Voltaire critique la philosophie de Leinbij puisque le défenseur de celle-ci est ridicule par son nom (Pangloss) et le nom de la philosophie:"la métaphysico-théologo-cosmolo-nicologie". -La "métaphysique" est une entreprise intellectuelle qui a pour objet les domaine échappant à l'expérience concrète comme Dieu, l'au-delà, l'origine du monde ou encore le sens du mal. -La "théologie" est l'étude des questions religieuses à partir des textes sacrés, des dogmes et de la tradition. -La "cosmologie" est la sciences, souvent fantastique à l'époque des lois de l'univers. Pour Voltaire le danger de ces systèmes et qu'ils fournissent du monde une vision abstraite qui néglige les données élémentaires du réel. L'introduction de "niga", la cascade comique des O et la longueur étouffante de ce mot à rallonge discrédite une science qui apparaît comme une hypertrophie du pédantisme et de la prétention intellectuelle. Il y a une illustration à l'envers de cette philosophie fondée sur l'enchaînement des évènements: elle prétend expliquer la présence du mal. Dans ce conte, tout semble parfait mais cette unité est détruite peu à peu. Dons, la philosophie de Leibniz est détruite; Au sein de cette monade (univers clos) tout est truqué. Dans cette philosophie, tout repose sur des évidences ou des choses fausses. IV/Ce que Voltaire est: Voltaire apparaît vigoureux, vindicatif à l'égard de l'autorité: Pangloss dont les arrêts ne sont jamais contestés est ridiculisé. (Qualités exactement contraires de celles dont sont dotés les personnages de ce début de conte). On voit son combat contre les illusions, sa philosophie optimiste qui semble uniquement composé de mots ronflants. A travers la dénonciation de ce dogmatisme, Voltaire s'en prend à toutes les formes de systèmes de pensée à priori qui plaquent sur le monde des catégories préexistantes à son analyse et interprètent la réalité sans tenir compte des faits. D'autant plus virulent semble-t-il qu'il y adhère longtemps. On remarque aussi le plaisir de Voltaire à raconter son histoire: "je crois" il fait semblant de ne pas être partie prenante dans l'affaire. Voltaire s'amuse avec le lecteur, il forme une double entente (cocasserie) (cf. La description de Cunégonde) et s'amuse de lui-même, il pousse le plaisir jusqu'à faire du baron un conteur. Voltaire règle ses comptes avec la noblesse, avec la Prusse. Conclusion: Ce commencement est très élaboré, Voltaire veut établir la situation du lecteur par rapport au personnage, au narrateur. Ce texte contient tous les fondements d'un roman d'éducation. Il nous présente le milieu dans lequel Candide, encore adolescent, évolue.Mais il est aussi un mode d'emploi pour une lecture philosophique du conte dans son ensemble. Voltaire à était à sa manière un Candide et a souffert lui-même d'être méprisé par des aristocrates stupides. Le canevas habituel des commencements de contes est pervertit en vu de disposer le lecteur à saisir le contenu critique du texte. Cette vérité fine qui échappe au vulgaire. En effet, Voltaire s'attaque au monde aristocratique et à l'optimisme Pangloss, philosophe nuisible. Cette dénonciation des impostures vise à promouvoir la vraie philosophie aux yeux de Voltaire. Bon voilà j'ai ça.....je sais c'est un peu long et je sais pas si ça t'aidera beaucoup. C'est mon cours(donc tout ce que la prof nous a dit dessus)
scarlette Posté(e) le 22 décembre 2003 Auteur Signaler Posté(e) le 22 décembre 2003 MERCI BEAUCOUP TU M AS SAUVER LA VIE !!!!!!!!! Merci Merci merci ......
Abby LOCKHART Posté(e) le 22 décembre 2003 Signaler Posté(e) le 22 décembre 2003 De rien Et si tu étudie Candide et que tu as besoin d'aide pour le chapitre de l'Eldorado ou le passage sur le nègre de Surinam...J'ai pas mal de trucs dessus vu que je suis en train de l'étudier également...
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