iStraz Posté(e) le 8 novembre 2010 Signaler Posté(e) le 8 novembre 2010 Bonsoir à toute et à tous, J'ai un écrit d'invention à faire pour demain en français bien évidemment. La prof nous donne la possibilité de faire un plan, d'organiser nos idées chez nous. Voici le sujet : A un lecteur lui demandant pourquoi il a repris la fable de Jean de la Fontaine "Le Chêne et le Roseau". Jean Anouilh explique sa démarche et les raisons qui l'ont poussé à écrire cette fable à sa manière. Rédigez la réponse de Jean Anouilh parue dans le courrier aux lecteurs. J'aimerai avoir un peu d'aide pour ce sujet. Que faire ? Je n'ai aucune idée, merci de m'éclairer s'il vous plait... Cordialement.
gamy Posté(e) le 8 novembre 2010 Signaler Posté(e) le 8 novembre 2010 pour t'aider: Commentaire : Le Chêne et le Roseau est, avant d’être une fable de Jean Anouilh, une fable de Jean de la Fontaine, fabuliste du XVII°s. Cette fable se trouve en dernière position du premier Livre des Fables parues entre 1668 et 1693. La fable de La Fontaine est elle-même une reprise de la trame narrative de l’apologue ésopique « Le roseau et l’olivier », même si La Fontaine choisit, à la différence d’Esope, de donner la parole aux deux personnages. Les Fables de Jean Anouilh, parues en 1962, sont donc un hypertexte des deux hypotextes précédemment cités : les apologues d’Esope et les Fables de La Fontaine. Le travail sur l’intertextualité est au centre de l’œuvre de Jean Anouilh. Jean Anouilh reprend l’histoire du Chêne et du Roseau telle que développée trois siècles auparavant par La Fontaine, mais la reprend, pour ainsi dire, à la suite, comme si la fable d’Anouilh poursuivait celle de la Fontaine plutôt que ne la récrivait. Ce processus scripturaire original devra être examiné dans cette fable. Nous verrons ainsi dans une première partie la prophétie du roseau qui se réalise « tout comme la première fois » ; puis, dans une seconde partie, la nouvelle morale proposée par Jean Anouilh qui réinterprète le récit ; enfin, dans un dernier temps, nous nous interrogerons sur le processus de réécriture originale dans ce texte.
iStraz Posté(e) le 8 novembre 2010 Auteur Signaler Posté(e) le 8 novembre 2010 pour t'aider: Commentaire : Le Chêne et le Roseau est, avant d'être une fable de Jean Anouilh, une fable de Jean de la Fontaine, fabuliste du XVII°s. Cette fable se trouve en dernière position du premier Livre des Fables parues entre 1668 et 1693. La fable de La Fontaine est elle-même une reprise de la trame narrative de l'apologue ésopique « Le roseau et l'olivier », même si La Fontaine choisit, à la différence d'Esope, de donner la parole aux deux personnages. Les Fables de Jean Anouilh, parues en 1962, sont donc un hypertexte des deux hypotextes précédemment cités : les apologues d'Esope et les Fables de La Fontaine. Le travail sur l'intertextualité est au centre de l'œuvre de Jean Anouilh. Jean Anouilh reprend l'histoire du Chêne et du Roseau telle que développée trois siècles auparavant par La Fontaine, mais la reprend, pour ainsi dire, à la suite, comme si la fable d'Anouilh poursuivait celle de la Fontaine plutôt que ne la récrivait. Ce processus scripturaire original devra être examiné dans cette fable. Nous verrons ainsi dans une première partie la prophétie du roseau qui se réalise « tout comme la première fois » ; puis, dans une seconde partie, la nouvelle morale proposée par Jean Anouilh qui réinterprète le récit ; enfin, dans un dernier temps, nous nous interrogerons sur le processus de réécriture originale dans ce texte.
iStraz Posté(e) le 8 novembre 2010 Auteur Signaler Posté(e) le 8 novembre 2010 Merci beaucoup pour tes réponses !
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