Invité Posté(e) le 23 mars 2010 Signaler Posté(e) le 23 mars 2010 Bonjour , j'aurai besoin d'aide pour un commentaire a rendre cette semaine sur l'extrait de l'oeuvre de Marivaux : La Double Inconstance , acte I, scene 4 , 1723 Pouvez- vous m'aider a trouver un axe s'il vous plait ? J'ai déjà rédigé une intro mais je bloque la . L'objet d'étude est : convaincre , persuader , délibérer Merci d'avance pour votre aide . Voici l'extrait : TRIVELIN Nous avons ici d'aimables filles ; épousez-en une, vous y trouverez votre avantage. ARLEQUIN Oui-da, que je me marie à une autre, afin de mettre Silvia en colère et qu'elle porte son amitié ailleurs ! Oh, oh ! mon mignon, combien vous a-t-on donné pour m'attraper ? Allez, mon fils, vous n'êtes qu'un butor, gardez vos filles, nous ne nous accommoderons pas, vous êtes trop cher. TRIVELIN Savez-vous bien que le mariage que je vous propose vous acquerra l'amitié du Prince ? ARLEQUIN Bon ! mon ami ne serait pas seulement mon camarade. TRIVELIN Mais les richesses que vous promet cette amitié ? ARLEQUIN On n'a que faire de toutes ces babioles-là, quand on se porte bien, qu'on a bon appétit et de quoi vivre. TRIVELIN Vous ignorez le prix de ce que vous refusez. ARLEQUIN, d'un air négligent. C'est à cause de cela que je n'y perds rien. TRIVELIN Maison à la ville, maison à la campagne. ARLEQUIN Ah, que cela est beau ! il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse ; qui est-ce qui habitera ma maison de ville, quand je serai à ma maison de campagne ? TRIVELIN Parbleu, vos valets ! ARLEQUIN Mes valets ? Qu'ai-je besoin de faire fortune pour ces canailles-là ? Je ne pourrai donc pas les habiter toutes à la fois ? TRIVELIN, riant. Non, que je pense ; vous ne serez pas en deux endroits en même temps. ARLEQUIN Eh bien, innocent que vous êtes, si je n'ai pas ce secret-là, il est inutile d'avoir deux maisons. TRIVELIN Quand il vous plaira, vous irez de l'une à l'autre. ARLEQUIN À ce compte, je donnerai donc ma maîtresse pour avoir le plaisir de déménager souvent ? TRIVELIN Mais rien ne vous touche, vous êtes bien étrange ! Cependant tout le monde est charmé d'avoir de grands appartements, nombre de domestiques… ARLEQUIN Il ne me faut qu'une chambre, je n'aime point à nourrir des fainéants, et je ne trouverai point de valet plus fidèle, plus affectionné à mon service que moi. TRIVELIN Je conviens que vous ne serez point en danger de mettre ce domestique-là dehors : mais ne seriez-vous pas sensible au plaisir d'avoir un bon équipage, un bon carrosse, sans parler de l'agrément d'être meublé superbement ? ARLEQUIN Vous êtes un grand nigaud, mon ami, de faire entrer Silvia en comparaison avec des meubles, un carrosse et des chevaux qui le traînent ; dites-moi, fait-on autre chose dans sa maison que s'asseoir, prendre ses repas et se coucher ? Eh bien, avec un bon lit, une bonne table, une douzaine de chaises de paille, ne suis-je pas bien meublé ? N'ai-je pas toutes mes commodités ? Oh, mais je n'ai point de carrosse ? Eh bien, (en montrant ses jambes) je ne verserai point. Ne voilà-t-il pas un équipage que ma mère m'a donné ? N'est-ce pas de bonnes jambes ? Eh, morbleu, il n'y a pas de raison à vous d'avoir une autre voiture que la mienne. Alerte, alerte, paresseux, laissez vos chevaux à tant d'honnêtes laboureurs qui n'en ont point, cela nous fera du pain ; vous marcherez, et vous n'aurez pas les gouttes. TRIVELIN Têtubleu ! vous êtes vif : si l'on vous en croyait, on ne pourrait fournir les hommes de souliers. ARLEQUIN, brusquement. Ils porteraient des sabots. Mais je commence à m'ennuyer de tous vos comptes1 ; vous m'avez promis de me montrer Silvia, et un honnête homme n'a que sa parole.
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