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Etude De Textes L'éloge Et Le Blâme


Lila08

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Posté(e)

Bonjour, j'ai un problème ... un GROS problème. Je ne comprend RIEN su tout aux textes et aux questions.

Corpus:

Texte A:Érasme,Éloge de la folie

Texte B:Pierre Sansot,Du bon usage de la lenteur

Texte A:Érasme,Éloge de la folie

Mais, dit-on, l'erreur est un mal. Point, c'est l'absence d'erreur qui est un très grand mal. Il faut vraiment être insensé pour croire

que le bonheur de l'homme dépend des réalités. Il est lié à l'opinion que l'on se fait d'elles. [...]

Enfin l'âme humaine est ainsi façonnée qu'on la prend beaucoup plus par de la poudre aux yeux que par la vérité. En veut-on

une preuve expérimentale ouverte à tous, banale ? qu'on aille écouter le sermon à l'église : traite-t-on un sujet sérieux, tout le

monde somnole, bâille, est dégoûté. Si le radoteur, pardon, l'orateur, commence, selon un usage répandu, par quelque histoire

de bonne femme, on se réveille, on se redresse, on est bouche bée. De même s'il y a un saint légendaire et poétique1 comme

par exemple Georges, Christophe ou Barbara2, vous le verrez objet d'un culte plus dévot que Pierre, Paul ou même le Christ.

Mais ce n'est pas le moment.

Puis, qu'un tel supplément de bonheur coûte peu ! Les réalités elles-mêmes, il faut quelquefois de grands efforts pour se les

procurer, même si elles ont peu d'importance, comme la grammaire. Mais l'opinion, rien de plus facile à obtenir et pourtant elle

contribue autant ou même davantage au bonheur. Oui, si quelqu'un mange du poisson pourri3 dont l'odeur est insupportable

pour un autre et qu'il lui trouve un goût d'ambroisie4, quelle est, je vous prie, la différence pour son bonheur ? À l'inverse si

l'esturgeon5 fait vomir un autre, quel bonheur lui donnera-t-il ? Si un mari a une femme exceptionnellement laide, mais qu'il

voie en elle une rivale de Vénus, n'est-ce pas comme si elle était réellement belle ? Si quelqu'un apprécie et admire un tableau

maladroitement barbouillé de rouge et de jaune, persuadé qu'il est peint par Apelle ou Zeuxis6, ne sera-t-il pas plus heureux

que cet autre qui a payé cher une oeuvre de ces maîtres, mais prend peut-être moins de plaisir à la contempler ? Je connais

un homme de mon nom7 qui fit présent à celle qu'il venait d'épouser de quelques pierres fausses et la persuada (car c'était

un beau diseur de riens) qu'elles étaient vraies et authentiques, et même d'une valeur singulière, inestimable. Eh bien, quelle

différence cela faisait-il pour la jeune femme, puisqu'elle ne prenait pas moins de plaisir à repaître ses yeux et son esprit de

la verroterie et qu'elle gardait ces babioles chez elle aussi bien cachées qu'un précieux trésor ? Le mari cependant évitait une dépense et jouissait de l'illusion de son épouse qu'il s'était attachée tout autant que s'il lui avait offert un cadeau coûteux. Y

a-t-il une différence, à votre avis, entre ceux qui dans la caverne de Platon admirent les ombres et les simulacres des différentes

réalités, pourvu qu'ils ne désirent rien d'autre et ne soient pas mécontents d'eux-mêmes, et d'autre part le sage sorti de la

caverne et contemplant la vraie réalité ? Si le Mycille de Lucien8 avait pu continuer sans fin son opulent rêve doré, il n'avait pas

de raison de souhaiter un autre bonheur. Donc ou bien il n'y a pas de différence ou bien, s'il y en a une, la condition des fous

est préférable, d'abord parce que leur bonheur leur coûte très peu, juste un peu de croyance, ensuite parce qu'ils en partagent

la jouissance avec un très grand nombre.

Texte B : Pierre sansot,Du bon usage de la lenteur

J'ai choisi mon camp, celui de la lenteur. J'éprouvais trop d'affection pour les méandres du Lot, un petit paresseux,et pour cette lumière qui en septembre s'attarde sur les derniers fruits de l'été et décline insensiblement.J'admirais ces gens, hommes ou femmes qui, peu à peu, le temps d'une vie, avaient donné forme à un visage de noblesse et de bonté. À la campagne, après une journée de travail, les hommes levaient leur verre de vin à hauteur de leur visage, ils le considéraient, ils l'éclairaient avant de le boire avec précaution. Des arbres

centenaires accomplissaient leur destinée siècle après siècle et une telle lenteur avoisinait l'éternité.La lenteur, c'était, à mes yeux, la tendresse, le respect, la grâce dont les hommes et les éléments sont

parfois capables.À l'inverse m'irritaient ceux de mes camarades qui se précipitaient à la cantine et qui à l'école couraient après

les premières places, pourquoi pas, le prix d'excellence. Ils désiraient devenir très vite des adultes, emprunter les habits et l'autorité des adultes - après avoir bâclé une enfance à jamais abolie. Je me méfiais tout autant des visiteurs (nous les appelions les «Parisiens») qui, après avoir fait le tour de nos fermes et avoir compris «nos mentalités», s'en retournaient à la ville pour se moquer des ploucs1 qu'ils avaient rencontrés.Pour ma part, je me suis promis de vivre lentement, religieusement, attentivement, toutes les saisons et les âges de mon existence.Le monde est allé de plus en plus vite : les panzerdivisions2 n'ont pas mis plus de quarante jours pour parcourir

et occuper la France. Aujourd'hui, les hommes qui ne sont pas aptes à soutenir ce train d'enfer demeurent au bord de la route et souvent attendent en vain qui les dépannera et leur permettra de recoller au convoi.

La raison veut-elle que nous nous inclinions devant un processus que l'on dit irréversible ou bien ne nous

invite-t-elle pas plutôt à nous soustraire à une telle galopade quand rien ne la justifie ? Une simple remarque

m'inciterait à emprunter la seconde voie. Les personnes si rapides devraient, en principe, accumuler une

petite pelote honorable de temps libre où enfin elles vivraient pour elles-mêmes sans se soucier d'une tâche imposée. Or à l'évidence elles me semblent vivre misérablement dans une sorte de pénurie, étant toujours à la recherche quelques instants où elles seraient délivrées d'un forcing épuisant.On aura compris que la lenteur dont je traiterai dans ce texte n'est pas un trait de caractère mais un choix

de vie : il conviendrait de ne pas brusquer la durée et de ne pas nous laisser bousculer par elle - une tâche salubre, urgente, dans une société où l'on nous presse et où souvent nous nous soumettons de bon coeur à un tel harcèlement.

J'ai voulu décrire quelques attitudes qui laissent place à cette lenteur et nous assurent une âme égale.

Flâner : prendre son temps, se laisser guider par nos pas, par un paysage. Écouter : se mettre à la disposition

d'une autre parole à laquelle nous accordons crédit. L'ennui : non point l'amour de rien mais l'acceptation

et le goût de ce qui se répète jusqu'à l'insignifiance. Rêver : installer en nous une conscience crépusculaire

mais alerte, sensible. Attendre : afin d'ouvrir l'horizon le plus vaste, le plus dégagé possible. La Province

intérieure : la part fanée de notre être, une figuration de l'anachronique. Écrire : pour qu'advienne peu à peu en nous notre vérité. Le vin : école de sagesse. Moderato cantabile : la mesure plus que la modération.

1) Sur quel paradoxe repose chacun de ces textes ? Vous expliquerez votre réponse en vous appuyant sur les textes.

2) Quels sont les procédès d'écriture qui sont caractéristiques de l'éloge dans ces deux cas ? Vous ferez des citations pour justifier votre réponse.

Merci de m'aider, sa va me sauver la vie Hiihii Je rigole mais bon, je comprend pas, c'est pas du niveau de seconde ce truc là, c'est pas possible. Surtout pour une dyslexique c'est encore pire.

Donc merci pour votre aide !

B.

Posté(e)

Bonjour. Moi aussi je suis en seconde au CNED. Je fais le même devoir.

Si tu veux on peux s'échanger nos adresse msn pour discuter de nos devoirs ;)

J'espère que tu auras lu mon message. A bientôt.

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