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Dissertation


misstrich

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Posté(e)

Bonjour.

Je dois faire une dissertation : En vous appuyant sur les textes du corpus, les œuvres au programmes et votre lecture personnel, vous vous demanderez si on peut , comme Zola l'affirme " tout voir, tout peindre" en littérature.

Le corpus :

1er texte :

Mortel pense quel est dessous la couverture

D’un charnier mortuaire un corps mangé de vers,

Décharné, dénervé, où les os découverts,

Dépoulpés, dénoués, délaissent leur jointure :

Ici l’une des mains tombe de pourriture,

Les yeux d’autre côté détournés à l’envers

Se distillent en glaire, et les muscles divers

Servent aux vers goulus d’ordinaire pâture :

Le ventre déchiré cornant de puanteur

Infecte l’air voisin de mauvaise senteur,

Et le nez mi-rongé difforme le visage ;

Puis connaissant l’état de ta fragilité,

Fonde en Dieu seulement, estimant vanité

Tout ce qui ne te rend plus savant et plus sage.

Jean-Baptiste Chassignet (1570? - 1635?), Le Mépris de la vie et consolation contre la mort.

2e texte :

Une Charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,

Ce beau matin d'été si doux:

Au détour d'un sentier une charogne infâme

Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,

Brûlante et suant les poisons,

Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique

Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,

Comme afin de la cuire à point,

Et de rendre au centuple à la grande Nature

Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

Et le ciel regardait la carcasse superbe

Comme une fleur s'épanouir.

La puanteur était si forte, que sur l'herbe

Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,

D'où sortaient de noirs bataillons

De larves, qui coulaient comme un épais liquide

Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague

Ou s'élançait en pétillant

On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,

Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,

Comme l'eau courante et le vent,

Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique

Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,

Une ébauche lente à venir

Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève

Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète

Nous regardait d'un oeil fâché,

Epiant le moment de reprendre au squelette

Le morceau qu'elle avait lâché.

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

A cette horrible infection,

Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,

Vous, mon ange et ma passion!

Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,

Apres les derniers sacrements,

Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,

Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté! dites à la vermine

Qui vous mangera de baisers,

Que j'ai gardé la forme et l'essence divine

De mes amours décomposés!

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Voila je sais pas quoi faire étant donné que je n'ai pas trop de culture personnel, je ne sais pas par quoi commencer, je n'ai jamais fait de dissertation ...

Aidez moi s'il vous plais.

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