luciledeb Posté(e) le 15 mars 2009 Signaler Posté(e) le 15 mars 2009 Tout d'abord, Bonjour à tous ! Comme vous avez pu le voir j'ai un petit soucis avec le commentaire de philippe delerm : "la première gorgée de la bière et eutres plaisirs miniscules" de philippe delerm. En effet je n'arrive pas à trouver mon plan de commentaire et je dois le rendre vendredi prochain... Pourriez-vous m'aider? je n'ai pas encore trouveé le texte en ligne, mais voilà ce que je peux mettre pour l'instant : "pas si facile, de lire sur la plage. Allongé sur le dos....On a la sensation de lire avec le corps." Voilà ! J'essayerais de mettre le texte intégrale au plus tôt, Bonsoir!
luciledeb Posté(e) le 17 mars 2009 Auteur Signaler Posté(e) le 17 mars 2009 ci joint le texte de philippe delerme en rapport avec mon messafe précédent : "Pas si facile, de lire sur la plage, allogné sur le dos, c'est presque impossible, le soleil éblouit, il faut tenir à bout de bras le livre au-dessus du visage. C'est bon quelques minutes, et puis on se retourne. Sur le côté, appuyé sur un coude, la main posée contre la tempe, l'autre main tenant le livre ouvert et tournant les pages, c'est assez inconfortable aussi. Alors on finit sur le ventre, les deux bras repliés devant soi. Au ras du sol, il y a toujours un peu de vent. Les petits cristaux minacés s'insinuent dns la reliure. Sur le papier grisâtre et léger des livres de poche, les grains de sable s'amassent, perdent leur éclat, se font oublier-c'est juste un poids supplémentaire qu'on disperse négligemment au bout de quelques pages. Mais sur la papier lourd, grenu et blanc des éditions d'origine, le sable s'insinue. Il se diffuse sur les aspérités crémeuses, et brille çà et là. C'est une ponctuation supplémentaire, un uatre espace ouvert. Le sujet du livre compte aussi? On tire de belles satisfactions à jouer sur le contraste? Lire un passage de journal de Léautaud où il vilipende précisement les corps amassés sur les plages Bretagne. Lire A l'ombre des jeunes filles en fleurs, et renouer avec un monde balnéaire de canotiers, d'ombrelles, et de saluts distillés à l'ancienne. Plonger sous le soleil dans le malheur pluvieux d'Oliver Twist. Chevaucher à la d'Artagnan dans l'immobilité pesante de juillet. Mais travailler « dans la couleur » est bon aussi : étirer à l'infini le Désert de le Clézio dans son propre désert ; et dans les pages alors le sable dispersé prend des secrets de Touareg, des ombres lentes et bleues. A lire trop longtemps les bras étalés devant soi, le menton s'enfonce, la bouche boit la plage, alors on se redresse, bras croisés contre la poitrine, une seule main glissée à intervalles pour tourner les pages et ler marquer. C'est une position adolescente, pourquoi ? Elle tire lalecture vers une ampleur un rien mélancolique. Toutes ces positions successives, ces essais, ces lassitudes, ces voluptés irrégulières, c'est la lecture sur la plage; On a la sensation de lire avec le corps."
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