Globulerose Posté(e) le 17 octobre 2008 Signaler Posté(e) le 17 octobre 2008 Bonjour, bonsoir, ami du jour, ami du soir... J'ai un commentaire littéraire à réaliser sur La fable de jean anouilh qui s'intitule le rat... Mon plan est construit mais je bloque sur la dernière partie je ne sais pas comment exprimer le fait que l'auteur nous captive et nous séduit puisque je suis dans l'art du récit... Si certain aurait des idées de pistes... Un rat sortait de l'Opéra : Plastron blanc et cravate noire… C'était un rat dont tout Paris savait l'histoire. On disait que pendant l'occupation des chats, Il avait stocké du gruyère. Il était décoré pourtant, de mine fière, Mais de cette fierté incertaine des rats. Il est rare que ces gens-là Aient la conscience tranquille… Portant beau, poil lustré et ras Ongles faits par les manucures ; Costumes du meilleur tailleur ; Dès qu'il sort de l'égout et se fait place en ville Un rat a voiture Et chauffeur, Chevalière d'or, jolies filles. Cette race toujours inquiète A besoin pour se rassurer De s'entourer de beaux objets L'illusionnant sur sa puissance : C'est un défaut qui tient au manque de naissance. Le chauffeur de mon rat, un gros chien du pays, Décoré d'ailleurs, lui aussi, Pour avoir combattu les chats héréditaires Lors de la précédente guerre, Acceptait ses hauteurs sans lui montrer les dents Tant le prestige de l'argent Est, hélas ! puissant chez les bêtes… « C'est un rat, disait-il, mais c'est un rat honnête. Il en est. Et la preuve est qu'il est décoré. » Ah ! mon Dieu que les chiens sont bêtes !... Pauvres niais abusés, lisant journaux de rats, Qui ne sauront jamais que ce que rat dira. Ce soir-là, saluant son maître à la portière, Le chien ravi lui fit le salut militaire. Il exultait. La vie lui paraissait plus belle. Il dit : « Monsieur sait la nouvelle, Que, pendant que Monsieur écoutait l'opéra, A donnée la radio ? » - « Qu'importe, dit le rat Lassé, montant dans son automobile ; Laissons la radio à un peuple imbécile – J'ai mes informateurs. » - « Quoi, Monsieur ne sait pas ? Je crois, Monsieur, qu'il faut, tous deux, qu'on s'y remette Si on veut faire place nette. La radio nous annonce une invasion de chats. Il va falloir tuer tout cha ! » (Il prononçait à l'auvergnate Étant chien de Clermont-Ferrand.) Le rat, entendant Ces mots, bondit soudain des quatre pattes. Laissant l'engin de luxe aux portes nickelées, Dépouillant son plastron, sa pelisse fourrée, Jetant sa canne et son chapeau Rat nu, en poil de rat, Comme au jour de naissance, Le rat ne fit qu'un bond jusqu'à l'égout voisin D'où il cria au sot : « Apprenez, sotte engeance, Que la race des rats a bien d'autres desseins ! Un rat gras à New York vaut un rat gras à Vienne Ou à Paris. Courage, mon ami ! Défendez le pays : Et lorsque nous aurons enfin Vaincu la race des félins, Informez-moi, que je revienne. » Jean Anouilh, Fables, © La Table Ronde. (1961)
pooh Posté(e) le 19 avril 2009 Signaler Posté(e) le 19 avril 2009 Pourais tu m'aider je ne trouve meme pas la morale de la fable
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.