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Dissertation


twims85

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Posté(e)

Bonjours tout le monde !!

J'ai une dissertation à rendre en français à la rentrée mais j'ai beaucoup de mal à la structurer et je manque d'idées.

voici le sujet :

Pensez-vous que les fables soient vraiment destinées aux enfants ? En élargissant votre réflexion à l'apologue en général, vous répondrez à cette question dans un développement organisé, justifié et illustré.

C'est la première fois que je dois rédiger une dissertation et je ne sais pa vraiment par ou commencer.

Pour l'instant j'ai dégager 2 parties :

I. l'apologue peut plaire et convenir et plaire aux enfants

II. l'apologue est trop compliqué pour des enfants sans l'explication d'un adulte

j'attends vos réponse au plus vite !! merci de m'aider

gros bisous a vous tous !!

Posté(e)

re bonjour tout le monde !!

j'ai un peu avancer sur me première partie mais je ne suis pas très éfficace !

Pour le §1.1 je n'ai fais que 12 ligne ce qui est trop peu. j'y est mis les idées suivantes :

- la structure vivante - la variété des discours ( dialogue, monologue, description...) - mise en scène quelque fois théatrale

Pour le §1.2 je n'ai pas beaucoup plus de ligne.

- utilisation d'animaux - les animaux parle - le côté féerique et merveilleux

Pour le §1.3

-la morale explicite

si vous avez d'autres idées à me proposer ...

merci beaucoup

gro bisou a tous !!

Posté(e)

Les fables, comme les contes, ne sont pas seulement destinés aux enfants, loin de là! C'est une erreur à ne SURTOUT pas faire. Les fables contiennent des morales qui touchent tout le monde, mais sont aussi une très grande critique de la société de leurs auteurs. La Fontaine dépeint dans ses oeuvres des hommes de nature mauvaise, des "grands" (rois, nobles...) qui exploitent les "petits", par exemple.

Voilà une partie de la préface des Fables de La Fontaine. Si tu veux en savoir plus, cherches sur google en tappant "La Fontaine préface". L'auteur y justifie le choix des fables et prend leur défense.

"C'est pour ces raisons que Platon ayant banni Homère de sa République y a donné à Ésope une place très honorable. Il souhaite que les enfants sucent ces fables avec le lait ; il recommande aux nourrices de les leur apprendre : car on ne saurait s'accoutumer de trop bonne heure à la sagesse et à la vertu. Plutôt que d'être réduits à corriger nos habitudes, il faut travailler à les rendre bonnes pendant qu'elles sont encore indifférentes au bien ou au mal. Or, quelle méthode y peut contribuer plus utilement que ces fables ? Dites à un enfant que Crassus, allant contre les Parthes, s'engagea dans leur pays sans considérer comment il s'en sortirait ; que cela le fit périr lui et son armée, quelque effort qu'il fît pour se retirer. Dites au même enfant que le Renard et le Bouc descendirent au fonds d'un puits pour y éteindre leur soif ; que le Renard en sortit, s'étant servi des épaules et des cornes de son camarade comme d'une échelle ; au contraire, le Bouc y demeura pour n'avoir pas eu tant de prévoyance ; et par conséquent il faut considérer en toute chose la fin. Je demande lequel de ces deux exemples fera le plus d'impression sur cet enfant. Ne s'arrêtera-t-il pas au dernier, comme plus conforme et moins disproportionné que l'autre à la petitesse de son esprit ? Il ne faut pas m'alléguer que les pensées de l'enfance sont d'elles-mêmes assez enfantines, sans y joindre encore de nouvelles badineries. Ces badineries ne sont telles qu'en apparence ; car, dans le fond, elles portent un sens très solide. Et comme, par la définition du point, de la ligne, de la surface, et par d'autres principes très familiers, nous parvenons à des connaissances qui mesurent enfin le ciel et la terre ; de même aussi, par les raisonnements et les conséquences que l'on peut tirer de ces fables, on se forme le jugement et les mœurs, on se rend capable des grandes choses.

Elles ne sont pas seulement morales, elles donnent encore d'autres connaissances : les propriétés des animaux et leurs divers caractères y sont exprimés ; par conséquent les nôtres aussi, puisque nous sommes l'abrégé de ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les créatures irraisonnables. Quand Prométhée voulut former l'homme, il prit la qualité dominante de chaque bête : de ces pièces si différentes il composa notre espèce ; il fit cet ouvrage qu'on appelle le Petit Monde. Ainsi ces fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint. Ce qu'elle nous représentent confirme les personnes d'âge avancé dans les connaissances que l'usage leur a données, et apprend aux enfants ce qu'il faut qu'ils sachent. Comme ces derniers sont nouveaux venus dans le monde, ils n'en connaissent pas encore les habitants ; ils ne se connaissent pas eux-mêmes : on ne les doit laisser dans cette ignorance que le moins qu'on peut ; il leur faut apprendre ce que c'est qu'un lion, un renard, ainsi du reste, et pourquoi l'on compare quelquefois un homme à ce renard ou à ce lion. C'est à quoi les fables travaillent : les premières notions de ces choses proviennent d'elles. "

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