guiome Posté(e) le 29 septembre 2007 Signaler Posté(e) le 29 septembre 2007 Bonjour à tous, cas classique, premier sujet de philo à rendre pour mardi et je ne sais pas vraiment par où commencer. Je dois faire le commentaire du texte qui suit ci-dessous et j'ai besoin d'une petite aide. Est-ce que quelqu'un pourrait m'indiquer quelques idées de départ, ou des grandes questions à développer dans l'argumentation? Merci d'avance à ceux qui prendront de leur temps pour me venir en aide =) Ce qu'on qualifie d'opinion commune est, à bien l'examiner, l'opinion de deux ou trois personnes; et c'est de quoi nous pourrions nous convaincre si nous pouvions seulement observer la manière dont naît une pareille opinion commune. Nous découvririons alors que ce sont deux ou trois personnes qui ont commencé à l'admettre ou à l'affirmer, et auxquelles on a fait la politesse de croire qu'ils l'avaient examinée à fond; préjugeant de la compétence de ceux-ci, quelques autres se sont mis à admettre également cette opinion; un grand nombre d'autres gens se sont mis à leur tour à croire ces premiers, car leur paresse intellectuelle les poussait à croire de prime abord, plutôt que de commencer par se donner la peine d'un examen. C'est ainsi que de jour en jour, le nombre de tels partisans paresseux et crédules d'une opinion s'est accru; car une fois que l'opinion avait derrière elle un bon nombre de voix, les générations suivantes ont supposé qu'elle n'avait pu les acquérir que par la justesse de ses arguments. Les derniers douteurs ont désormais été contraints de ne pas mettre en doute ce qui était généralement admis, sous peine de passer pour des esprits inquiets, en révolte contre des opinions universellement admises, et des impertinents qui se croyaient plus malins que tout le monde. Dès lors, l'approbation devenait un devoir. Désormais, le petit nombre de ceux qui sont doués de sens critique sont forcés de se taire; et ceux qui ont droit à la parole sont ceux qui, totalement incapables de se former des opinions propres et un jugement propre, ne sont que l'écho des opinions d'autrui : ils n'en sont que plus ardents et plus intolérants à les défendre. Car ce qu'ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n'est pas tant l'opinion différente qu'il affirme, mais l'outrecuidance de vouloir juger par lui- même; ce qu'eux ne risquent jamais, et ils le savent, mais sans l'avouer. Bref : rares sont ceux qui peuvent penser, mais tous veulent avoir des opinions et que leur reste-t-il d'autre que de les emprunter toutes cuites à autrui, au lieu de se les former eux-mêmes ? Puisqu'il en est ainsi, quelle importance faut-il encore attacher à la voix de cent millions d'hommes ? Autant que, par exemple, à un fait de l'histoire que l'on découvre chez cent historiens, au moment où l'on prouve qu'ils se sont tous copiés les uns les autres, raison pour laquelle, en dernière analyse, tout remonte aux dires d'un seul témoin.
guiome Posté(e) le 30 septembre 2007 Auteur Signaler Posté(e) le 30 septembre 2007 Bonjour, j'ai un peu avancé et j'ai découpé le texte en trois parties. Pourriez-vous me dire si je suis sur une bonne piste ou si je me trompe, et m'apporter quelques indications? Merci beaucoup. 1. Comment naît l'opinion commune? Ce qu'on qualifie d'opinion commune est, à bien l'examiner, l'opinion de deux ou trois personnes; et c'est de quoi nous pourrions nous convaincre si nous pouvions seulement observer la manière dont naît une pareille opinion commune. Nous découvririons alors que ce sont deux ou trois personnes qui ont commencé à l'admettre ou à l'affirmer, et auxquelles on a fait la politesse de croire qu'ils l'avaient examinée à fond; préjugeant de la compétence de ceux-ci, quelques autres se sont mis à admettre également cette opinion; un grand nombre d'autres gens se sont mis à leur tour à croire ces premiers, car leur paresse intellectuelle les poussait à croire de prime abord, plutôt que de commencer par se donner la peine d'un examen. C'est ainsi que de jour en jour, le nombre de tels partisans paresseux et crédules d'une opinion s'est accru; car une fois que l'opinion avait derrière elle un bon nombre de voix, les générations suivantes ont supposé qu'elle n'avait pu les acquérir que par la justesse de ses arguments. Les derniers douteurs ont désormais été contraints de ne pas mettre en doute ce qui était généralement admis, sous peine de passer pour des esprits inquiets, en révolte contre des opinions universellement admises, et des impertinents qui se croyaient plus malins que tout le monde. Dès lors, l'approbation devenait un devoir. 2. Ceux qui adhèrent à l'opinion commune et ceux qui essaient de s'en démarquer. Désormais, le petit nombre de ceux qui sont doués de sens critique sont forcés de se taire; et ceux qui ont droit à la parole sont ceux qui, totalement incapables de se former des opinions propres et un jugement propre, ne sont que l'écho des opinions d'autrui : ils n'en sont que plus ardents et plus intolérants à les défendre. Car ce qu'ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n'est pas tant l'opinion différente qu'il affirme, mais l'outrecuidance de vouloir juger par lui- même; ce qu'eux ne risquent jamais, et ils le savent, mais sans l'avouer. 3. Que vaut une opinion commune? Bref : rares sont ceux qui peuvent penser, mais tous veulent avoir des opinions et que leur reste-t-il d'autre que de les emprunter toutes cuites à autrui, au lieu de se les former eux-mêmes ? Puisqu'il en est ainsi, quelle importance faut-il encore attacher à la voix de cent millions d'hommes ? Autant que, par exemple, à un fait de l'histoire que l'on découvre chez cent historiens, au moment où l'on prouve qu'ils se sont tous copiés les uns les autres, raison pour laquelle, en dernière analyse, tout remonte aux dires d'un seul témoin.
E-Bahut Totochita Posté(e) le 30 septembre 2007 E-Bahut Signaler Posté(e) le 30 septembre 2007 salut je dirais que ta premiere partie est correcte, par contre je mettrais la 2e avec la 3e pour faire justement que vaut l'opinion commune. Tu montres ainsi comment elle nait, et de part comment elle nait, tu peux alors dire qu'elle ne vaut en fait pas grd chose malgre les 100000 voix qui y adherent... Tu es sur le bon chemin. Mnt essaies de mettre ds chaque partie les idees et arguments a developper. Je repasserais. Bon courage Julie
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