Aller au contenu

Une Aide Svp


badiboy

Messages recommandés

Posté(e)

bonjour a tous!!!

j'aimerai savoir si vous connaissez les raisons qui poussent les entreprises à recourir aux contrats précaires autre que pour la flexbilité??

sa m'aiderai bien!!!

et aussi savoir quelles en sont les conséquences pour les salariés?? :blink:

merki!!!

Posté(e)

Voilà un petit extrait d'un article d'une revue économique qui devrait t'aider :

Ce modèle dont s’inspirent les discours sur la flexibilité du travail, notamment dans les services en raison de certaines de leurs spécificités (variabilité et imprévisibilité des flux de clientèle, etc.), repose sur une forte segmentation des emplois quant au statut. Une opposition existerait entre les salariés du noyau de l'entreprise et les travailleurs de la périphérie (personnels internes ou externes à l'entreprise). On trouve dans le noyau des postes vitaux pour l’entreprise : l’encadrement et les spécialistes de haut niveau ayant en charge des fonctions précises au cœur du métier de l’entreprise ou des fonctions plus transversales, comme l’informatique ou la relation avec la clientèle. Le noyau se compose également d’employés travaillant à temps plein. Assurant la continuité des savoirs et des savoir-faire constituant le « métier » de l’entreprise, les salariés du noyau bénéficient d’un statut relativement favorable (stabilité, durée d’emploi, qualification, rémunération, etc.). La périphérie regroupe les salariés à temps partiel ou en contrat à durée limitée, dont les perspectives de carrières sont généralement restreintes, les travailleurs temporaires et les salariés des fonctions externalisées. Ils constituent pour l’entreprise la principale zone de gestion flexible de la main-d’œuvre.
Posté(e)

voilà normalement de quoi t'aider

http://www.extense.com/cgi-bin/x2cgi_view....001.html#marker

sa aussi sa devrait t'aider...

II. FLEXIBILITÉ ET PRÉCARISATION DES EMPLOIS

Une des façons d'enrichir en emploi la croissance, c'est de développer diverses formes de flexibilité. Mais qu'est-ce que la flexibilité ? La flexibilité est apparue fin 70 – début 80 dans les pays anglo-saxons. La flexibilité, c'est le courant libéral, la théorie néoclassique. Ce que voudraient rendre flexible les libéraux, c'est le travail (qui est pour eux une marchandise) : le temps de travail, le contrat de travail, les salaires, la protection sociale (couverture des risques sociaux), etc... Ce que contestent les libéraux, c'est que tous ces points ci-dessus fassent l'objet de convention, de réglementation. Pour eux, il faut laisser agir le marché (marché où doit régner la libre concurrence) et l'État doit seulement veiller au bon fonctionnement du marché, veiller à ce qu'il n'y ait pas d'entrave à la libre concurrence: salaire minimum, temps de travail imposé, pouvoir des syndicats...

La flexibilité prend différentes formes. 1. Flexibilité quantitative externe: il faut être capable de rendre flexible le volume de travail (nombre de travailleurs) en fonction du volume de la production. Il faut donc rendre flexible le contrat de travail: CDD, Intérim... 2. L'externalisation: transférer certaines activités à d'autres entreprises, à rendre externes certaines activités qui auparavant étaient internes à l'entreprise (ex: activité de nettoyage). 3. Flexibilité quantitative interne: faire varier le volume de travail en fonction du volume de la production mais avec le même personnel (pas de CDD, d'intérim). Comment ? Recours au temps partiel, aux heures supplémentaires mais surtout à l'annualisation du temps de travail (1800 heures de travail répartie sur l'année en fonction des besoins). 4. Flexibilité salariale: individualiser les procédures de fixation du salaire. (2 manières : au recrutement, lors de la signature du contrat de travail en fonction de l'offre et de la demande ; faire varier le salaire en fonction des résultats de la personne). 5. Flexibilité fonctionnelle: faire varier la nature même du travail > polyvalence. Faire en sorte qu'un salarié puisse occuper des fonctions différentes.

> Quand on parle de la flexibilité sans autres précisions, il faut l’entendre sous la forme du modèle anglo-saxon de flexibilité (USA – Grande-Bretagne) : Flexibilité quantitative externe, externalisation, flexibilité quantitative interne, flexibilité salariale.

Depuis 20 ans, le recours à la flexibilité du travail s'est massivement développer dans les pays occidentaux. Mais, quelles ont été les conséquences de ce développement de la flexibilité sur l'emploi ?

1. Les effets sur la création d'emplois. Les pays qui ont eu recours à une politique de flexibilité de l'emploi (les Etats-Unis entre autres) présentent des bilans très flatteurs sur le plan de la création d'emploi et de la lutte contre le chômage. Mais est-ce que ces « bons résultats » sont dus à la flexibilité ? Non, du fait que la croissance économique a été forte et qu'elle a permis de créer de nombreux emplois. Sans les politiques de flexibilité, il y aurait quand même eu création d’emploi. Oui car la création d'emplois n'aurait pas été aussi forte sans la flexibilité. La Preuve : Grande Bretagne = flexibilité maximum. 92 : chômage équivalent à la France. 98 : Grande-Bretagne – Taux de chômage 5,6% ; France – Taux de chômage 12%. La flexibilité permet donc bien d’enrichir le contenu en emplois de la croissance. Autre exemple : Entre 1980 et 1997, les Etats-Unis ont créé de manière nette 27 millions d’emplois, tout ceci dans un contexte de grande flexibilité : pas de protection sociale, pas de convention collective et un salaire minimum de seulement 3$.

2. Ce qui semble indiscutable, c'est que la flexibilité a été créative d'emplois. Ce qui est discutable, c'est la proportion d'emplois créer et surtout la nature des emplois crées. > En effet, en même temps que s'est développé la flexibilité, on a assisté à une précarisation des emplois (= une instabilité des emplois portant sur la durée). Exemples d'emplois précaires: CDD, intérim, temps partiel subi. Dangerosité de ces emplois: salaire faible (surtout dans les pays où il n'y a pas de SMIC), aucune couverture sociale la plupart du temps, pas de conventions collectives, des accidents du travail plus nombreux, pas de perspectives de progression, d'évolution dans la hiérarchie. Qui occupent ces emplois ? Majoritairement les jeunes, les femmes et les travailleurs étrangers, immigrés.

Quel bilan présente la flexibilité ?

1. Sur le plan économique. La flexibilité est créatrice d'emplois, mais on observe qu'elle entraîne une précarisation des emplois. La flexibilité a ainsi eu un impact sur le fonctionnement du marché du travail. En effet, le développement de la flexibilité a entraîné une véritable segmentation du marché du travail avec d'un côté les emplois bien payés et de l'autre les emplois dans les services et les industries occupés souvent par des minorités, les emplois précaires. On se retrouve alors en présence d’un marché du travail à deux vitesses, comme c’est le cas aux Etats-Unis où le salaire réel moyen a chuté de 10% entre 73 et 97. Pour les entreprises: Les entreprises sont les grandes bénéficiaires de ce développement de la flexibilité, car cela leur permet de réduire leurs coûts salariaux, d'accroître leur pouvoir sur les salariés (affaiblissement des syndicats car pas de travailleurs stables) et d'imposer plus facilement une organisation du travail dans leur intérêt. Mais le développement de la flexibilité possède un inconvénient majeur: la difficultés d'intégration des travailleurs dans l'entreprise. Avec la flexibilité, il n'y a pas de « fidélité » à l'entreprise et les salariés vont être moins productifs. Pour intéresser ses travailleurs, il va falloir les payer plus (notamment les cadres). D’où apparition du salaire d’efficience. Mais cela ne concerne qu’une partie minime du salariat.

2. Sur le plan social. Le développement de la flexibilité, qui n'affecte qu'une partie du salariat, entraîne une coupure croissante entre les salariés et les autres. Le développement de la flexibilité a entraîné des clivages au sein même des salariés. En effet, une partie du salariat à tendance à s'appauvrir (c'est notamment le cas aux USA avec les « working poors », ces employés qui ont un emploi mais dont le salaire ne suffit pas à garantir le minimum social). Là où la flexibilité est fortement installée, les inégalités sociales sont donc très importantes. Aux Etats-Unis par exemple, 35 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et 40 millions de personnes ne bénéficient pas de couverture sociale. La flexibilité possède donc également toute une dimension politique et sociale.

  • E-Bahut
Posté(e)

bjr

Juste pour dire que la précarisation de l'emploit ajouté à l'individualisation des carrières diminue la conscience de classe.

Ainsi, Il y a une baisse d'implication dans les syndicats des les entreprises. Puisque les gens ne sont là que pour un moment définit, il ne revendiquent rien. Il y a moins de cohesion entre les travailleurs qui sont isolés et ne se rendrent pas compte qu'ils sont dans la même situation , et qu'ils ont des intérets commun a défendre.

greenland

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering