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Invité

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Posté(e)

bonjour, alors voilà, il ya quelques temps de cela j'ai posé un sujet sur la conscience de soi est elle une donnée immédiate ?

Et, bon c'est aujourd'hui qu'il faut que je termine ma dissertation là-dessus, et pourtant je n'arrive pas à organiser mes données pour consctruire un plan.

En fait, je comptait partir de :

la conscience est-elle innée dans une première partie avec descartes....

le je n'a besoin que de lui même pour exister

puis dans une seconde partie je m'interrogerai sur : est-ce que la conscience nécessite -elle une élaboration qui passerait donc par des étapes.

Je m'apuierai sur Kant : le langage, un accès permettant à l'enfant de se penser, et non de se sentir

puis sur Hegel : cogito pratique

cogito théorique, tte conscience à besoin d'être reconnu par une autre conscience

puis sur Sartre : autrui est un médiateur indispensable entre moi et moi même

consciense et monde se liés, le monde est par essence relatif à elle...

puis sur Husserl : conscience est intentionnalité, rapport avec le monde...

puis sur Freud : cure de paroles, la conscience de soi n'est pas innée, définitive.

enfin sur Bergson : la conscience de soi nécessite une création continue, états de consciense qui se pénètrent intensivement

Enfin, je résoudrai cette question : comment parvient on à la conscience de soi ?

Mais bon, je sais pas trop ce que je pourrai mettre dans cette troisième partie, de même, jje ne sais pas comment ne pas faire des parties trop déséquilibrées...entre ma deuxième et ma première...

JE voudrai montrer ce que serait l'homme ds lee cas où la thése de Descartes est bonne :

enfant sauvage : moins qu'un animal

robinson de michel tournier : sans autrui, déshumanisation...

enfin, j'aime bien ce que pense Niezchte à ce sujet, mais je ne sais pas ou le mettre : la conscience de soi existe chez l'homme, car, c'est "le résultat d'une terrible nécessité", le plus menacé des animaux, il avait besoin de secours et de protection, il avait besoin de son semblable....."

voilà, donc je vous en prie, répondez moi le plus vite possible, dans la soirée jusqu'à 20 h00 au grand maximun.....hélas... :(:o

  • E-Bahut
Posté(e)

Et bonne annee a toi.

Il me semble qu'il y a des sujets qui se basent sur la contradiction entre deux notions, et d'autres sujets qui se basent sur une theorie.

autant que je puisse m'en rendre compte, cette histoire de donnee immediate pourrait se referer a Hegel, mais en tout cas c'est le titre d'un essai de Bergson.

Si c'est le cas, je me demande si il ne faudrait pas commencer avec Begson, definir ces termes

dans sa theorie ... puis revenir en arriere pour montrer en quoi sa theorie est nouvelle

par rapport a Descartes et d'autres que tu connais... pour ensuite ???

Toutefois, la thèse de Bergson est loin d’être un dualisme. En effet, il ne dit jamais que la nature de la réalité est la matière et/ ou l’esprit : pour cela, il aurait fallu dire que la réalité est " matière ou esprit ". Pour Bergson, ce qui fait la nature de la réalité, c’est le qualificatif de " perpétuel devenir "(ligne 1). Ce qualificatif, qui connote la manière d’être du réel, est donc ce qui fait du réel, qu’il est réel. D’où, finalement, une thèse métaphysique ou ontologique, qui revient à dire que tout ce qui est, est de même nature (donc, si on tient vraiment à ranger la thèse de Bergson sous un nom en –isme, ce qu’il ne voudrait pas, il faudrait choisir le mot de " monisme "). Ainsi, si différence il y a entre matière et esprit, elle sera de degré.

On peut dire que Bergson rompt ici radicalement avec la philosophie traditionnelle. En effet, pour lui, ce qui fait de l’être qu’il est être, c’est qu’il est en devenir perpétuel. Cela choquera bon nombres d’esprits (mais nous verrons justement pourquoi !) puisque, traditionnellement, le devenir, connotant le domaine des apparences (trompeuses) s’oppose au stable, qui est, lui, la véritable réalité.

Posté(e)

C'est reporté pour vendredi génial !

Toutefois, j'ai déjà fait mes recherches du côté de Bergson, et le titre exact de son essai est : " Essai sur les données immédiates de la conscience"

alors franchement, j'ai ppresque rien compris....

autrement, j'ai épluché pas mal de sites, ainsi que mon cours alors pour chaque auteur j'ai trouvé sur ce sujet :

Descartes : conscience de soi est une donnéee immédiate, directe, c'est innée.

substance pensante qui n'a besoin que d'elle même pour être...oubli de tout le reste en bref

il fut accusé de solipsisme à savoir que ça certitude a existé grâce au langage...qui est un accès à la conscience de soi

il a donc oublié le langage, de même,

il pose que la conscience de soi est involutive, qu'elle est définitive

Kant : " auparavant, l'enfant be faisait que se sentir maintenant il se pense"

langage.... éthymologie de l'enfant : celui qui ne parle pas.

barbare>babillage>bébé>inhumanité

accès

«Posséder le Je dans sa représentation:

On peut remarquer que l'enfant qui sait déjà parler ne commence qu'assez tard à dire « Je ». Avant, il parle de lui-même à la troisième personne (Marie-Chantal veut manger, marcher, etc.). et quand il commence à dire Je il semble que pour lui « une lumière » se lève. En effet, à compter de ce jour, il ne revient jamais à « sa première façon de parler ». Auparavant il ne faisait que se sentir ; maintenant il se pense.»

"La conscience de ma propre existence est en même temps une conscience immédiate d'autres choses hors de moi." L'usage du Je correspond à un progrès irréversible dans la maîtrise du langage. Lorsque l'enfant se désigne à la troisième personne ou par un nom, il se confond avec toute chose extérieure. Alors qu'un nom peut s'appliquer à une pluralité d'objets, le je ne désigne que la personne qui l'énonce, c'est pourquoi il a le statut de nom propre. La formulation du Je assure donc l'apparition du sujet en tant que tel. Mais, ce point de vue diachronique n'invalide en rien l'idée que Je est dans sa pensée "même lorsqu'il ne peut pas dire Je" (ie : la dignité de la conscience de soi précède sa manifestation) Le passage du sentiment de soi à la conscience de soi constitue dans le temps un passage décisif. Il annonce un autre passage qu'il est convenu d'appeler l'âge de raison. Si l'enfant n'a pas encore l'âge de raison, il entre dans un ordre que lui-même institue et rompt avec la nature. (Pour l' enfant, une lumière se lève quand il dit je : il se pense et pense le monde, ce qui n'a rien à voir avec sentiment confus de l'animal)

Hegel : conscience réflexive se construit par rapport aux autres au monde

cogito théorique/pratique : ¤présence qui ses saisit elle même, théoria avec contemplation prendre conscience de son existence réflexive

cogito pratique : s'oppose au monde en prenant cojnscience du réel; en résistant on se consctruit

"toute conscience se pose en s'opposant"

tte conscience a besoin d'être reconnu

"commme conscience de soi, comme conscience sujet par une autre conscience de soi par une autre conscience sujet"

Sartre : "extérieur par essence à la conscience le monde est par essence relatif à elle"

autrui est le "médiateur indispensable entre moi et moi même"

rôle d'autrui limité toutefois : "L'enfer c'est les autres", huit clos de sartre

le regard de l'utre n'est pas tout moi

quand je dis je, je dis tu

Bergson : création continu durée vécue "états de conscience qui se pénètrent intensivement"

"perpétuel devenir>assimilable à une durée

ce qui fait de l'être qu'il est être c'est qu'il est en perpétuel devenir

la réalité : " elle se fait, ou se défait, mais n'est jamais quelque chose de fait"

le stable s'oppose à l'être véritable

"

devenir est l'être profonf des choses

La conscience se retire lorsque nos actions cessent d'être spontanées pour devenir automatiques. Par exemple, quand nous entreprenons l’apprentissage d’une technique, nous sommes conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, étant donné qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et implique un choix. puis, au fur et à mesure que notre apprentissage se fait, les gestes deviennent mécaniques, et la conscience que nous en avons s’affaiblit pour disparaître complètement. C’est de la sorte quand nous hésitons, que ne sommes pas sûr de nous, quand nous avons une décision à faire, un choix difficile à prendre que la conscience est présente. Si conscience signifie mémoire et anticipation, c'est que conscience est synonyme de choix. »

Hsserl : "toute conscience est conscience de quelque chose"

intentionnalité, ce qui met l'homme en face, en rapport avec le monde

Freud et sa cure de paroles ???

autrement, j'ai trouvé cert exemple . Les sociétés de fourmis et d'abeilles sont admirablement disciplinées et unies, mais figées dans une immuable routine. Si l'individu s'y oublie lui-même, la société oublie aussi sa destination ; l'un et l'autre, en état de somnambulisme, font et refont indéfiniment le tour du même cercle, au lieu de marcher, droit en avant

qui meplait bien, car je peux montrer que la conscience de soi est en devenir, elle est cration, sinon il y a somnanbulisme :)

en fait, ton idée, et peut être meilleure que la mienne, certainement, mais est-ce que mon plan ne peut il pas être vivable ??? en le modifiant quelque peu ??

car je ne vois pas trop comment construire un plan en commençant par Bergson, ça ne mettait pas venu à l'esprit...

Alors admettons que je choississe cette voie, je peux montrer les étapes par ordre décroissant qui ont conduit à cette évolution ????

de la sorte, je penserai à mettre ensuite Sartre....puis hegel, puis freud, puis , puis Kant, puis Husserl puis Descartes !!!

éhéhéhhééhé....mouais possible...en gros je me demanderai comment accéde-t-on à la conscience de soi ?en remontant aux racines, aux plus basique, évident je pourrai y répndre..

I) la conscience de soi n'est pas une donnée immédaie : elle nécessite lélaboration dc des étapes dans la durée...

Bergson : création continue...

qui a besoin de médiateurs..... bon là il faut que je travaille d'autres matières, mais demain j'ai normallement une heure de philo où jhe pourrai continuer dans cete voie, mais ça me parait intéressant de résoudre un problème en expliquant la solution.... :):):):)

donc, si quelqu'un à d'autres idées !!!!!!!! n'hésitez pas ! et si quelqu'un à besoin d'un coup de main sur la conscience de soi, je suis là !!!!!

Merci pour tes idées qui me sont très précieuses, même si tu n's pas philosophe et que ce n'"est qu'une opinion...."

je prends tout ça en compte....donc bonne nuit, et vive la philo !

  • E-Bahut
Posté(e)

D'abord, ne pas oublier qu'il sagit de la conscience de soi.

quel est le rapport entre conscience du monde exterieur et conscience du monde interieur?

sur ce site sur bergson (lien plus haut)

Nous avons, comme nous l’avons noté ci-dessus, une représentation médiate et intéressée de la matière. Et, en conséquence, on ne voit pas qu’elle est en devenir. Mais nous n’avons pas dit ce que cela signifie, que nous ayions une telle représentation. D’abord, si elle est dite " intéressée ", c’est parce que, nous dit Bergson, elle est " préoccupée avant tout des nécessités de l’action ". Elle est donc médiate car intéressée ; en effet, elle a un rapport au monde déterminé par nos besoins et nos actions. L’intelligence et les sens, s’ils sont tout entiers orientés vers l’action, sont, il faut le préciser, des outils pratiques, et ne visent pas la connaissance. Ils ne nous donneront donc, de la matière, que ce qui est nécessaire et utile à la réussite de l’action. On comprend donc à quel point il est inévitable que la matière ne nous apparaisse pas comme elle est vraiment. En effet, n’en retenant que ce qui intéresse l’action, nous nous " born(ons) à prendre de loin en loin, sur le devenir de la matière, des vues instantanées, et par là même immobiles " (lignes 10 et 11). Pour agir, nous avons besoin de prendre appui sur quelque chose de stable, il faut donc que l’intelligence tourne autour de la matière, au lieu d’y rentrer. Du point de vue de l’action, le devenir doit s’annuler. mais précisons que nous n’avons pas, alors, pour but de connaître la nature véritable de la réalité… Donc, tout se passe comme si, à la manière d’un appareil photographique, l’intelligence, pour agir, prenait toute une série de clichés sur le devenir de la matière, ie, elle le découpe (et l’immobilise !) en états. Les vues " instantanées " dont nous parle Bergson ressembleraient donc aux photos que l’on prend : courts moments qui ne durent qu’un instant, ils ne rendent, une fois obtenus, que l’image immobile d’une réalité mobile. Ce sont donc bien, chez Bergson, les apparences, et non la réalité, qui sont stables.

Bergson va nous exposer ensuite (lignes 11 à 14) les conséquences du mode usuel de penser sur la connaissance de soi-même (de l’esprit). Il y a problème ou confusion, dès que la conscience, cédant à l’habitude engendrée par les nécessités de l’action, " se règle à son tour sur l’intelligence " (ligne 12) ; alors que, cette fois, il s’agit, non plus d’agir, mais de prendre contact avec soi-même, de réfléchir sur soi-même, ou, comme le dit plus explicitement Bergson, de " regarder la vie intérieure ". On comprend ce qui va inéluctablement se passer : l’intelligence appliquant à la vie intérieure son point de vue extérieur, la regardera encore comme elle regarde la matière (en découpant et en immobilisant inconsciemment ce qui est se faisant). Elle ne verra donc " de la vie intérieure que ce qui est déjà fait, et ne la sent(ira) que confusément se faire " (lignes 12 à 14). Cela est tout naturel, car l’intelligence, inapte à comprendre la réalité en son fond, voilera ce qui fait la caractéristique ultime de la vie intérieure (ou de l’esprit). La conscience, quand elle est intelligence, et non intuition, interpose entre elle et nous-mêmes un point de vue impur, parce que pratique, et elle obtient alors exactement ce qu’elle obtenait de la matière : du stable, du figé, du " déjà fait " (ligne 13). Toutefois, on remarque qu’on sent tout de même notre vie intérieure " confusément " se faire. Confusément ne veut pas dire " pas du tout " ! Ne peut-on entendre ici que, tout de même, dès que l’on regarde " chez soi ", il est difficile de ne pas y voir le devenir ? L’expérience, quand il s’agit de notre devenir intérieur, semble toujours nous faire sentir, même de loin en loin, ce devenir, mais évidemment, " confusément " (ie, en surface).

Posté(e)

La, j'avoue, je suis perdue........mais d'une puissance !!!!

ollalallalalalalalalaalalalalalalalalala, help, c'est quuoi ça !!!!!!!!!!

ce que j'ai dit tourne autour de la connaissanbce de soi ??? :blink:

et .......ben........... :(

Posté(e)

Re :; alors en fait on est parti d'u terme immédiat : éthymologiquement : sans médiateur....

quand, au fait que je sois trop sur la connaissance de soi, tout à fait d'accord... youtefois, je ne vois plus du tout comment faire un semblant de plan, et alors je dois tout recommencer ??? :angry::(

Donc ma question est quel est l'alternative. La conscience de soi est donnee immediate sur laquelle on peut construire un systeme de connaissance, ethique, d'action...

ou bien la conscience de soi est elle une construction a partir d'autres donnees plus primitives,

nos besoins, notre etat physique, nos desires...

  • E-Bahut
Posté(e)

Non, je pense qu'il faut que tu ecrives ta dissertation a partir de ce que tu sais, a partir de ce que tu as lu. Si tu veux parler de la connaissance de soi, fait le bien sur, mais peut-etre essaye d'amener la question de facon logique avec le sujet.

Par exemple pour toi, l'alternative a une donnee immediate, c'est que la conscience de soi accede a une representation de soi qui est construite lors de l'interaction avec l'autre, l'environement...

et ensuite ... tu pars de ton cote. Surtout ne pas penser que j'ai raison. m'utiliser comme

un outil qui te fait reflechir, et revenir me dire plus tard, ce que le professeur voulait, et comment toi et moi on aurait pu s'en rendre compte.

Bonne redaction de ta dissertation. Le but n'est pas d'avoir juste mais de comprendre ce que

ton prof veut pour le bac, en plus de tout ce que tu absorbes idees, questions, etc qui est

bien sur le principal quand meme et de ce cote la je ne m'inquiete pas...

Posté(e)

sincères remerciements pour m'avoir écouté,pour avoir pris de ton temps, pour m'avoir aidé. Mais je n'aime pas le mot outil que tu emploies...un peu....je sais pas dérrangeant.

Donc UN grand MERCI !!! :lol: bon faut que j'y retourne moa.... <_<:(:D

  • E-Bahut
Posté(e)
La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?
  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

J'ai eu onze, incroyable dis donc !!!!

très très contente !!!!!!

aalors je mets ma dissert, mais attention, elle est à certains moments HS ! et n'est pas une référence, je l'a met au cas où cela pourrait servir, mais aussi, j'ai merai bien, voir ce qui n'allait pas, si vous avez des suggestions pour que je m'améliore, sinon, ça ne fait rien ! merci à tous ceux qui m'ont aidé !merci Sandi !!!

Posté(e)

D-M de philosophie

Le Philosophe Thomas Nagel développe la conscience réflexive par l’expression suivante : "il s'agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d'être ce qu'il est". En d’autres termes, la langue anglaise illustre de façon lumineuse la distinction entre celle-ci et la conscience immédiate : awareness désigne la conscience immédiate, tandis que consciousness, dont la forme finie est la conscience de soi (self consciousness).

Mais alors, est-ce que la conscience de soi est-elle une donnée immédiate ? A savoir, est-ce que la conscience de soi est innée, ou bien nécessite-elle des outils, des étapes, ou encore des médiateurs ?

Dans un premier temps, il est intéressant d’étudier à la thèse de Descartes, qui montre que la saisie de soi par soi est pré-établie. Puis de tester la validité de la pensée cartésienne, pour enfin savoir si il y a bien acquisition de la conscience de soi.

Le philosophe, Descartes, est auteur du « cogito ergo sum », et pour lui, il n’ y a pas d’intermédiaire, la prise de contact avec soi-même est directe. Pour parvenir à cette certitude absolue, il a réalisé un raisonnement par méthode analytique ; c’est-à-dire que Descartes a voulu s’assurer de la validité de toutes les connaissances qu’il avait acquises. Il trouvait en effet que l’école véhiculait des connaissances, certes, mais sur un mode dogmatique. Il s’agit alors de trouver un fondement de la connaissance autre que celui de l'autorité et donc de toute dépendance des sens. Toute la philosophie cartésienne part de la contestation méthodique des opinions reçues, afin de ne pas garder quelque chose de faux ou même d’incertain. Mais une telle entreprise est risquée, car un recours presque systématique au doute risque de nous faire sombrer dans un doute sceptique.

Or, "il importe de bien déterminer sur quel point doit porter le doute, afin de le distinguer d'avec le scepticisme, et de montrer comment le doute scientifique devient un élément de plus grande certitude" (C. Bernard). IL ne doute pas pour le simple plaisir de douter, mais bien pour dépasser toute incertitude dans ses connaissances : "tout ce que j'ai reçu jusqu'à présent pour le plus vrai et assuré, je l'ai appris des sens, ou par les sens : or, j'ai quelques fois éprouvé que ces sens étaient trompeurs, et il est de la prudence de ne se fier jamais entièrement à ceux qui nous ont une fois trompés" (Méditation première).

Ainsi, ce sont la conscience de ses erreurs passées, et de son désir de distinguer le vrai d'avec le faux, qui le poussent à douter, et c’est cela qui justifient son recours au doute.

De plus, pour être véritablement efficace, le doute ne peut pas se contenter de ne s'attaquer qu'aux opinions les plus simples et les plus aléatoires. Il doit être radical : "d'autant que la raison me persuade déjà que je ne dois pas moins soigneusement m'empêcher de donner créance aux choses qui ne sont pas entièrement certaines et indubitables, qu'à celles qui nous paraissent manifestement être fausses, le moindre sujet de douter que j'y trouverai, suffira pour me les faire toutes rejeter" (Méditation première).

Or, selon Descartes, seul un doute universel doit pouvoir autoriser l'accession aux vérités universelles. Aussi le doute cartésien s'attaque directement aux fondements des opinions, à leurs principes, parce que "la ruine des fondements entraîne nécessairement avec soi tout le reste de l'édifice".

Mais a-t-il pu tout révoquer en doute ? Bien sûr, il existe des principes en face desquels le doute n'a aucune peine à assurer son rôle. Et c'est ainsi que tous les phénomènes, les observations liés aux sens (illusions d’optique, etc.), et toutes les sciences dérivées, s'effondrent: "C''est pourquoi peut-être nous ne conclurons pas mal, si nous disions que la physique, l'astronomie, la médecine et toutes les autres sciences qui dépendent de la considération des choses composées, sont fort douteuses et incertaines" (Méditation première). Pourtant, certains principes résistent au doute tant ils semblent incontestables. Et c’est alors la que le doute cartésien, intervient dans toute sa nature. En effet, lorsqu'il est volontaire, le doute peut élargir son champ d'action, et s'attaquer aux vérités mathématiques elles-mêmes : le doute devient alors hyperbolique. Et ce n'est que par la combinaison de la fiction d'un Dieu trompeur, et de celle d'un "mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant, qui a employé toute son industrie à me tromper" (Méditation première), que Descartes réussit à remettre en question les idées qui lui paraissaient les plus nettes: "l'arithmétique, la géométrie, et les autres sciences de cette nature".

Le doute hyperbolique est donc nécessaire pour établir une sorte de " table rase dans la recherche de la vérité. Car il ne faut jamais perdre de vue, que le doute cartésien ne doit être envisagé que comme momentané, et est utilisé comme moyen pour accéder vérité : "Tout progrès est fils du doute, et l'esprit qui ne sait plus douter descend au dessous de l'esprit" (Alain ; Saison de l'esprit). L'objectif ultime du doute hyperbolique semble donc être, de vider l'esprit de son contenu subjectif, pour ne laisser en lui que la conscience même du doute, de la pensée.

Et c'est par le fait même de l'existence de ma pensée, de ce moi qui pense que tout est faux, que Descartes affirme la proposition suivante : "je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit" (Méditation deuxième). C'est ainsi que Descartes pose la première de toutes les certitudes absolues, condition nécessaire et fondement de toute vérité. Je ne puis rien tenir pour vrai, si ma propre existence n'est pas elle-même certaine et indubitable. Or, "cette connaissance n'est point un ouvrage de notre raisonnement, ni une instruction que nos maîtres nous ont donnée ; nos esprit la voient, la sentent, la manient" (Lettre à Newcastle, 1648).

Mais de la sorte, Descartes oublie tout le reste ; la substance pensante n’aurait besoin de rien ? Elle se suffirait à elle-même ? Son raisonnement semble avoir quelques failles : il a oublié par exemple, que pour parvenir à cette vérité universelle, il faut le langage. Descartes, a ainsi été accusé de solipsisme....

Lorsqu’un individu est privé du contact de ses semblables, il traîne « misérablement, sans intelligence, comme sans affections… », tel qu’il est écrit dans le livre Lucien Manson (Les Enfants Sauvages) qui regroupe tous les cas d’extrêmes isolements. Cet état est pire que celui du plus faible des animaux, et lorsqu’on met cet individu en face d’un miroir, il ne se reconnaît pas !

On peut trouver également un triple aspect de la sauvagerie : l’enfant reclus avec Gaspard de Nuremberg, l’enfant animalisé comme Kamala de Midnapore, l’enfant solitaire avec Victor de l’Aveyron.

Ainsi, on peut dire que l’individu en question, n’est pas un homme, il n’a pas conscience de lui-même. Or Descartes, affirmait que la saisi de soi par soi était une donnée immédiate. Pourtant, le sauvage ne pourra pas s’intégrer à la société humaine, ni d’ailleurs parler, il ne se reconnaîtra pas en tant que sujet, c’est donc qu’il faille des moyens pour parvenir à la conscience de soi, mais lesquels ?

Dans une première partie, on a pu constater que Descartes se servait du langage, pour vérifier sa certitude, en conséquence cela signifie que le langage agit, mais de quelle manière ?

Etymologiquement, " barbare " veut dire le babillage, signifie le bébé, et désigne l’inhumanité. De plus, l’étymologie de l’enfant est « celui qui ne parle pas »

OR, on peut remarquer que l'enfant qui sait déjà parler ne commence qu'assez tard à dire « Je ». Avant, il parle de lui-même à la troisième personne (Marie-Chantal veut manger, dormir, etc.). Et lorsqu’il commence à dire "Je" il semble que pour lui « une lumière » se lève. En effet, à compter de ce jour, il ne revient jamais à « sa première façon de parler ». Auparavant il ne faisait que " se sentir, maintenant il se pense "(KANT).

L'usage du Je correspondrait donc à un progrès irréversible dans la maîtrise du langage. Lorsque l'enfant se désigne à la troisième personne ou par un nom, il se confond avec le reste. La formulation du Je assure donc l'apparition du sujet en tant que tel. Le passage du sentiment de soi à la conscience de soi constitue dans le temps un passage décisif, ce qui n'a rien à voir avec sentiment confus de l'animal.

D’ailleurs, avec Freud, et sa technique de la cure de paroles, il y a prise de conscience de soi par le langage.

On remarque que le langage, est enseigné par autrui. D’ailleurs, toujours dans le même livre de Lucien Manson, il est dit à la page 55, que « les hommes ne sont pas des hommes hors de l’ambiance sociale ».

Et Ce point de vue a été développé par Sartre : "Connaître, c'est s'éclater vers, s'arracher à la moite intimité gastrique pour filer là-bas, par-delà soi, vers ce qui n'est pas soi, là-bas près de l'arbre". Cela veut dire que pour Sartre, il n'y a pas de présence à soi dans la vigilance, parce que la conscience est tout entière arrachement vers l'objet, parce qu'elle est une conscience sujet/objet dont le contenu est déterminée par l'objet. L'intimité que j'aimerais atteindre, ce vif du sujet que je voudrais comprendre, est précisément ce que je quitte dès que je suis conscient ! La conscience est par nature dans la vigilance une conscience extravertie. Sartre continue ainsi : "du même coup, la conscience s'est purifiée, elle est claire comme un grand vent, il n'y a plus rien en elle, sauf un mouvement pour se fuir, glissement hors de soi ; si, par impossible, vous entriez dans une conscience, vous seriez saisi par un tourbillon et rejeté au dehors, près de l'arbre, en pleine poussière".

Sartre, partant de l'intentionnalité, ne peut arriver qu'à cette conclusion : "la conscience n'a pas de dedans, elle n'est rien que le dehors d'elle-même". Pas d'intériorité donc, pas de substance intime, pas de soi : elle n'est rien que du vent. Ce vent de conscience qui se retournerait sur lui-même pour se comprendre ne pourrait donc rien saisir : ce que je suis dès lors n'existe que dans la relation au monde, dans la relation à l'autre, et par conséquent, ce qui importe par dessus tout, c'est mon rôle dans le monde et mon personnage, car c'est cela qui me définit, me donne une consistance, car la consistance n'est possible, selon Sartre, que sous le regard d'autrui, donc en elle-même, la conscience de soi ne serait rien ?

Non, Sartre va trop loin, il faut nécessairement qu’il y est quelque chose dans cette conscience de soi, car les sociétés de fourmis et d’abeilles sont admirablement disciplinées et unies, mais figées dans une immuable routine. Mais alors si l’individu s’y oublie lui-même, la société oublie aussi sa destination ; l’un et l’autre, en état de somnambulisme, font et refont indéfiniment le tour du même cercle, au lieu de marcher, droit en avant. On peut constater que la présence des autres, n’est pas tout.

Son rôle est donc limité, mais vitale, primordiale.

De cette manière, il faut nécessairement qu’il y ait le cogito théorique de Hegel, ou (théoria ; avec contemplation) qui se définit par la présence du je qui se saisit elle-même et prend conscience de son existence réflexive.

Enfin, il faut le monde extérieur pour permettre d’accéder à la conscience réflexive, car « toute conscience se pose en s’opposant » (Hegel), en agissant sur le monde, je prends conscience de moi, comme si on m’avait mise devant un miroir pour la première fois et qu’on me disait que mon reflet, c’était moi.

Et donc, la conscience de soi est une "création perpétuelle ": résultant « d’états de conscience qui se pénètrent intensivement » (Bergson), la conscience de soi n’est pas définitive, il faut nécessairement des médiateurs.

En clair, dans des cas d’extrêmes isolements, les sauvages ne reconnaissent pas leur reflet dans la glace, pareillement à un chat. En bref, il n’y a pas de prise de conscience de soi, sans autrui.

On peut donc affirmer que autrui est nécessaire, dans le sens où toute conscience a besoin d'être reconnu "comme conscience de soi, comme conscience sujet par une autre conscience de soi par une autre conscience sujet"(Hegel)

Et de la sorte : " autrui est le "médiateur indispensable entre moi et moi même" (Sartre)

De plus, sans les autres, il n’y aurait pas de langage, donc pas d’accès à la conscience de soi (Kant). Mais, une fois le langage appris, les autres me sont toujours essentiels. En effet, le livre Robinson de Michel Tournier où le protagoniste est privé du contact des autres, se déshumanise... Donc la conscience de soi est un « perpétuel devenir » (Bergson)

Mais ce médiateur n’est pas l’unique, car comme Sartre le disait lui-même "l’enfer c’est les autres", l’être ne peut pas se réduire à ce que renvoie les autrui, car ce n’est pas tout l’être, c’est une définition, figée... donc il faut autre chose :

Mais alors, quel est le rapport entre conscience du monde extérieur et conscience du monde intérieur ? La relation de soi à soi de la conscience est conjointement et indissociablement relation de la conscience au monde: "La conscience de ma propre existence est en même temps une conscience immédiate d'autres choses hors de moi." (Kant), "La conscience et le monde sont donnés d'un même coup: extérieur par essence à la conscience, le monde est, par essence, relatif à elle." (Sartre)

Ainsi, comme il a été cité précédemment : "toute conscience se pose en s'opposant"(HEGEL), et c’est en s’opposant au réel, au autres, au monde que la conscience de soi est rendue possible, qu’elle se pose.

En conclusion, "toute conscience est conscience de quelque chose" comme l’exprimait Husserl. Nous avons vu que nous sommes occupés avec le monde avant de prendre conscience de cette occupation, nous sommes notre corps avant de le prendre pour objet, nous vivons notre relation à autrui avant de connaître que "moi, c'est moi et lui, c'est lui". Et cette prise de conscience de « l’être » est rendue possible par le langage, qui est en effet la porte d’accès à la conscience de soi ; porte d’accès dont la clé nous est donnée par autrui.

Ainsi, après l’étape du langage, une nouvelle distance sans commune mesure est instaurée au sein même du sujet. On franchit le stade de la simple conscience pour arriver à la conscience de soi ou, comme l'écrit Sartre, de la "conscience (de) soi" à la "conscience de soi" explicite. Celle-ci implique une distance entre le je (qui pense) et le moi (qui est pensé). Corrélativement se creusent l'extériorité du monde et de l'altérité d'autrui. En d’autres termes, les médiateurs sont indispensables, ils permettent la prise de conscience de soi ; sans eux, l’homme n’est qu’une éventualité irréalisée (exemple : les cas d’extrêmes isolements).

Il est intéressant d’ajouter que la conscience de soi est active puisque réflexive..... Ce qui implique l’évolution de l’homme, attendu que l’homme conçoit la notion de temps en faisant un retour sur lui-même. En conséquence, il peut choisir son devenir, il n’est pas passif. Or l’animal, lui est immergé dans son milieu, il n’a pas cette notion de durée, de temps, il a un comportement instinctif, donc il n’est pas actif. De plus, selon les études menés jusqu’à présent, il existe une « période où l’enfant est sensible au langage » ; citation extraite de Les Enfants sauvages (P 64) de Lucien Malson qui énonçait déjà clairement les résultats des toutes dernières recherches. Et cette période n’est présente que chez l’homme. On peut alors imaginer, que cet acte par lequel l'esprit se dédouble et s'identifie suppose bien probablement une capacité spécifiquement humaine

  • E-Bahut
Posté(e)

Une opinion de quelqu'un qui n'y connait rien:

ton introduction, les premieres phrases en tout cas, m'est soit obscure, soit des phrases qui ne vont pas ensemble. Il y a surement des points pour l'intro et la conclusion. Donc a mon avis

tu as du perdre au moins 1 point la.

Ton texte me semble refleter assez fidelement ton travaille: tu as reflechi sur des textes ou idees qui te semblent liees au sujet, et tu les a assemble.

Le resultat est parfois une dissociation assez dissonante. exemple on saute de descartes aux sauvages sans la moindre transition pour indiquer pourquoi on va parler de sauvages.

Justement Experiment a eut la gentillesse de poster une correction. Je ne me rappelle plus

si l'introduction est redigee, mais tu peux essayer d'analyser la structure de ce redige. Combien d'idees par paragraph. Il y a t'il un lien explicite entre paragraph. Y a til un lien explicite entre partie...

par exemple, la partie I finit par une question, la partie II en emporte la reponse. Cela semble etre un lien entre partie.

En resumant chaque paragraph par une idee, tu trouveras peut-etre le raisonement et ensuite

tu peux voir comment il a ete redige, liens ou non..

Posté(e)

c'est vrai que mon introduction, je l'ai fait à l bourre...Et même moi, je me suis dit que vraiment, il y avait un problème de sens.... <_<

Ma partie sur Descartes était trop coonséquente, et ce qui m'arrive souvent, c'est que j'oublie de mettre là l'écrit des "morceaux" de mon raisonnement, ce qui peut alors faire apparaître mon travail écrit comme dissonant !!!! hum....snif

en, fait, je voulais montrer par l'exemple des enfants sauvages, que la thèse de Descartes était fausse. je crois que j'aurai du dire, après descartes : quelque chose, comme on va montrer ce qui se passe si sa thèse était vrai : le je se suffit à lui même

Je vais y jeter un coup d'oeil !

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