Condorcet Posté(e) le 17 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 17 novembre 2004 J'ai besoin d'aide pour une dissertation de philo. Le sujet c'est : "EST-IL RAISONNABLE D'AVOIR PEUR DU PROGRES TECHNIQUE" ? S'il vous plait aidez-moi !
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 20 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 20 novembre 2004 c'est un sujet tres discute sur le net, tu es sur de ne pas avoir d'idees du tout?
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 22 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 22 novembre 2004 aide pour un sujet similaire FAUT-IL AVOIR PEUR DU PROGRES TECHN Rechercher les mots clés et les concepts essentiels - L’expression essentielle sur laquelle il va falloir travailler est celle d’un devoir de peur à l’endroit du progrès technique. Il ne va donc pas s’agir de parler du progrès technique en général mais de la technophobie en particulier. 2. Analyse des termes (sens, étymologie) et des expressions, dans le contexte du sujet - Faut-il : est-il nécessaire, convient-il, doit-on… Le verbe falloir indique que la peur du progrès technique renverrait à une nécessité, à un besoin, voire à une exigence morale. Etre attentif au verbe utilisé dans l’intitulé du sujet; lors du travail de préparation, tous les termes du sujet doivent être mis à plat et définis précisément. C’est justement ce travail d’analyse des termes du sujet qui fait défaut dans les copies. - Avoir peur : s’alarmer, s’effrayer, s’inquiéter, redouter. La peur est un phénomène psychologique à caractère affectif, marqué par la conscience d’un danger, d’un mal, d’une menace réels ou imaginés. - Progrès technique : l’expression « le progrès technique » renvoie à l’amélioration, au développement positif de l’ensemble des procédés par lesquels on applique des connaissances scientifiques pour obtenir un résultat déterminé. 3. Résultats de la lecture : sens global du sujet La signification du sujet est la suivante : est-il nécessaire de redouter l’amélioration continue et permanente de l’ensemble des procédés par lesquels on applique des connaissances scientifiques pour obtenir un résultat déterminé ? - Le verbe « falloir » est particulièrement important ici ; il nous oriente dans deux directions : la peur du progrès technique se fonde-t-elle sur une réalité objective, auquel cas ne pas le redouter reviendrait à faire preuve d’aveuglement, voire d’irresponsabilité ? la peur du progrès technique ne relève-t-elle pas d’une exigence éthique, de sorte qu’il conviendrait d’envisager, face aux méfaits du progrès technique, une éthique de la peur, une éthique par la peur (la thèse de Hans Jonas, évoquée dans le cours sur la technique, semble donc constituer un passage obligé – le choix des réferences est commandé par le sens du sujet et la problématique). II - LA PROBLEMATIQUE 1 . Implications, sous-entendus, présupposés du sujet - La question posée suppose : a) que le progrès technique est bel et bien l’objet d’une inquiétude et qu’il existe donc une véritable technophobie ; il conviendra d’explorer les formes que revêt cette technophobie ambiante, en distinguant notamment une technophobie éternelle et une technophobie contemporaine (cf. cours) ; B) que si cette technophobie correspond à une réalité dont il s’agira de dévoiler les causes, une telle crainte est-elle justifiée, légitime ? a-t-on vraiment des raisons sérieuses d ’avoir peur du progrès technique ? si oui, la peur est-elle pour autant le meilleur remède pour pallier les défauts, les méfaits réels ou supposés du progrès technique ? A noter que la question ne concerne pas tant la peur de la technique en général que l’inquiétude que semble générer le progrès technique. - La dissertation devra donc porter très précisément non pas sur le progrès technique en tant que tel mais sur le sentiment, la représentation que ce progrès technique suscite. Encore une fois, la problématique est guidée par les termes mêmes du sujet. 2. Recherche du domaine d’étude où le sujet prend sens - Domaines concrets : psychologique (la peur comme phénomène psychologique lié à la représentation que le sujet se fait de la réalité), technique ou scientifique (il s’agira d’évoquer les progrès les plus spectaculaires de la technique qui semblent générer les peurs les plus vives), moral (idée d’une éthique de la peur). 3. Questionnement du sujet - Questions centrales que fait naître le sujet (jeter sur le papier toutes les questions que le sujet suscite en nous; trier ensuite ces questions, en les regroupant autour de trois ou quatre grandes interrogations) : comment se fait-il que les progrès les plus spectaculaires de la puissance technique engendrent la peur ? de quoi précisément a-t-on peur ? est-ce vraiment le progrès technique qui est à l’origine des fléaux qui rongent le monde contemporain ? savoir de quoi on a peur dans le progrès technique, n’est-ce pas déjà ne plus en avoir peur ? 4. Choix du problème fondamental - Plusieurs formulations étaient évidemment possibles, à condition d’insister sur le fait que le problème fondamental soulevé par l’intitulé du sujet concerne la valeur de la technophobie. 1) Face aux risques et aux méfaits inhérents au progrès technique, le sentiment de peur est-il susceptible de provoquer une réaction salutaire de limitation et de responsabilisation ? 2) Une éthique de la peur constitue-t-elle le remède efficace contre les imperfections et les dangers liés au progrès technique ? Ou bien : la généralisation de la peur est-elle de nature à résoudre les problèmes réels engendrés par le progrès technique ? 3) Quelle est la valeur de la technophobie contemporaine ? 5. Détermination de l’enjeu - Pour appréhender avec lucidité le progrès technique, il convient peut-être de faire le deuil de l’idée de progrès par la technique, afin de ne pas verser dans celle de la technique cause de tous nos maux. Si l’on veut que le progrès technique soit à visage humain, ne faut-il pas substituer au sentiment irrationnel de peur une réflexion lucide sur l’avancée de la techno-science et sur le nécessaire contrôle que l’homme contemporain doit avoir sur ce progrès technique ? 6. Choix de l’idée directrice devant guider la dissertation - Nous essaierons de montrer que la technophobie relève davantage d’un fantasme et d’une ignorance concernant la technique que d’une attitude responsable. Une éthique ne saurait constituer un remède efficace contre les malheurs qu’on attribue au progrès technique.
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.