Fabien_smv Posté(e) le 17 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 17 novembre 2004 Bonjour à tous, Voici le sujet de la dissertation : "Y-a-t-il de la vérité en histoire ?" C'est la première disserte de philo que je dois faire et j'avoue que je suis perdu. Si vous pouvez me donner des pistes pour le plan et des auteurs à cités ça m'aiderai grandement. Merci par avance, Fabien
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 20 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 20 novembre 2004 Dominique Borne introduit sa conférence par une citation de Maurice Sartre qui apporte d'emblée une réponse : « La vérité en histoire, dont on conviendra aisément qu'elle relève de l'utopie ». Il est cependant nécessaire d'y réfléchir, d'y apporter des nuances, d'en percevoir les enjeux. L'histoire est ressentie à l'Ecole comme un récit vrai ; mais ceci est de l'ordre du désir, des nécessités du scolaire. Pour les élèves le professeur dit la vérité, c'est une chose dont chacun convient aisément. Et l'enseignant, pour être crédible, doit faire « effet de vérité ». Il répond ainsi à la logique scolaire, laquelle ne prend pas toujours en charge les contradictions et les incertitudes inhérentes à toute recherche. Peut-on dire aux élèves, au fond, que l'histoire ne dit pas toujours la vérité ? Difficile. Et pourtant formateur est l'accompagnement attentif de la démarche d'exploration du passé. L'histoire est une utopie, on doit en convenir. L'histoire n'a pas de lieu, autre qu'intellectuel. Elle ne renvoie pas à un réel tangible. Le passé est révolu ; l'histoire ne reconstitue pas, elle n'est pas une résurrection. Contrairement aux représentations communes, l'histoire n'est pas reconstitution du réel.
E-Bahut NicolasHRV Posté(e) le 20 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 20 novembre 2004 Il est à noter que Thucydide (avec Hérodote) est le premier historien dont les propos sont objectifs (selon les historiens actuels...) Donc, l'histoire rapportée ne peut être avec une certitude absolue source de vérité. Il suffit d'un élément érroné de l'histoire pour que tous les évènements suivants soient mal interprêtés etc. Les hommes ont tendance à tourner les évènement à leur avantage... et si le 14 juillet 1789 n'avait jamais existé ! on est obliger de 'faire confiance' à des hommes, à des propos, à des textes. Or cette confiance ne peut bien sûr pas être absolue. D'un autre côté, on peut noter que les grands évènements historiques ont souvent pour témoins des foules, des peuples entiers (guerre, révolution...). Ainsi, le risque d'obtenir des renseignements erronnés en est d'autant plus réduit. vali valou ++
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.