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Commentaire Urgent


kurt_warner6

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Posté(e)

Slt,

J'ai besoin de votre aide pour faire mon commentaire pour demain.

Je n'arrive pas a trouver mes secondes sous partis.

2)Montrez que ce contraste engendre le desespoir du poete.

-?

Ma 1ere parti est montrez que la beautée fugitive et insaisissable de la femme, s'oppose au monde brutal de la rue

Merci d'avance

  • E-Bahut
Posté(e)

Voila ce que j'ai trouve sur un site.. j'espere que cela pourra qd mm t'aider

Explication

Sonnet intitulé A une passante extrait du célèbre recueil les Fleurs du Mal (1861)

Il s'agit d'un récit : le narrateur (probablement l'auteur) raconte une rencontre fugitive avec une passante ; un coup de foudre.

Mais il s'agit d'un récit inquiétant

Réflexion sur l'Amour et la Mort : "la douceur qui fascine et le plaisir qui tue" :

I) Le récit de la rencontre

Le premier vers qui correspond à une phrase simple campe le décor des événements en plan d'ensemble : Un décor urbain, animé, bruyant, perçu par le narrateur comme une agression : cf. le sens de "hurlait" et de "assourdissante", cf. les hiatus (rue_assourdissante) (moi_hurlait), cf. aussi la répétition du son "r", cf. aussi les sonorités sourdes "ou" "wa" "an", cf. aussi la cacophonie due à la présence de toutes les voyelles., cf. enfin la discordance rythmique entre les monosyllabes et "assourdissante",

L'agression provoquée par l'environnement est avant tout auditive.

Le narrateur se trouve placé au centre de ce tapage cf. "autour de moi" et comme encerclé, prisonnier du bruit et de la foule. Lui, dans la rue, constitue la situation initiale.

Le synopsis se réduit à deux événements :

1)le passage d'une femme.

2) Le choc reçu par le narrateur

Ces deux événements sont simultanés dans la durée et présentés en champ contre champ. (symétrie de "Une femme passa" et "Moi, je buvais").

Ainsi l'incident ressemble à un flash, c'est "l'éclair"

Cet éclair est suivi de "la nuit"

Les deux tercets transcrivent les pensées du narrateur après l'éclair. Le coup de foudre sans suite fait naître des interrogations naturelles : la reverrai-je, où , quand ? Le passage à l'acte n'a pas eu lieu. Baudelaire est encore une fois face à ses interrogations lucides.

II ) L'étrange rencontre

Cette passante (le titre du sonnet est particulièrement évasif) surgit donc dans un moment de malaise. C'est une sorte d'apparition (prédominance des éléments visuels) qui se présente d'abord comme une silhouette (taille, corpulence, couleur) puis en gros plan (main) (œil)

Ce qui la caractérise ce sont de nombreuses ambiguïtés :

1) Elle provoque une double sensation en apparence contradictoire:

a) elle repousse : à cause de sa majesté, à cause de sa stature, à cause du deuil manifeste qu'elle affiche, à cause de sa noblesse altière. L'ampleur de la phrase - qui couvre quatre vers (un enjambement) et s'oppose radicalement à la précédente tant par sa longueur que par sa construction) - est là pour soutenir cette allure majestueuse et cet effet de ralenti. Les images se décomposent comme dans une vision.

B) elle attire : par le geste provocant qu'elle fait, par l'ondulation de sa démarche que soutiennent le rythme du vers (3333) et la répétition de "an" et par le frou-frou de la démarche (cf. allitérations en "l" et "m")

2) Ce qu'elle laisse envisager, ce qu'elle promet est également équivoque :

a) promesses de plaisir (longue, mince, ondulante, agile, beauté) : c'est "la douceur qui fascine"

B) promesses de souffrance : "œil livide où germe l'ouragan" la métaphore connote l'idée de violence : "c'est le plaisir qui tue" (le "i" récurrent laisse percevoir de la souffrance)

Certains mots ont une double signification : statue, crispé, fastueuse.

La rime est une clé : "tueuse" : du verbe "tuer"

Le contraste entre le noir de l'habit et le blanc de l'œil crée un malaise et suggère la Mort (même ambiguïté dans l'oxymore "plaisir qui tue")

Ce coup de foudre fige le narrateur "crispé " dans une tension extrême.

III) L'Amour ou la Mort

La passante peut représenter celle qui aurait apporté au poète le plaisir extrême s'il l'avait suivie, mais ce plaisir extrême se confond avec la mort.

C'est en fait une idée de suicide, une idée noire qui passe, qui lui traverse l'esprit : suicide qui mettrait fin à ses souffrances, qui le délivrerait du poids de l'existence, et de la foule assourdissante et vulgaire qui l'entoure, symbole des contingences matérielles, terrestres.

C'est par cette mort qu'il aurait connu la renaissance "renaître" : la mort apparaît comme une naissance.

Des mots comme "éternité" laissent attendre que cette occasion ayant été sans suite, il faudra attendre.

Baudelaire a toujours été tenté par le suicide.

La femme idéale, est forcément femme fatale, elle apporte l'absolu, cet absolu de l'amour se confond avec l'absolu de la mort.

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