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Aide Sur "les Regrets" Du Bellay


anais62

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Posté(e)

bonsoir, je suis en 1ere et pour mercredi je dois faire un commentaire composé de "les regrets" de Du Bellay ci dessous, jai pensé à faire comme plan

I L'idéal de "l'Honnete Homme"

II La désillusion

III la forme du texte

j'aimerai savoir si vous pensez que c'est bon et si non donnez moi vos avis.

Sinon , j'aurais besoin de petites idées comme sous parties votre aide est la bienvenue.merci d'avance pour toute aide

Je me ferai savant en la philosophie,

En la mathématique, et médecine aussi :

Je me ferai légiste, et d’un plus haut souci

Apprendrai les secrets de la théologie :

Du luth, et du pinceau j’ébatterai ma vie,

De l’escrime et du bal : je discourais ainsi,

Et me vantais en moi d’apprendre tout ceci,

Quand je changeai la France au séjour d’Italie.

Ô beaux discours humains ! je suis venu si loin,

Pour m’enrichir d’ennui, de vieillesse, et de soin,

Et perdre en voyageant le meilleur de mon âge.

Ainsi le marinier souvent pour tout trésor

Rapporte des harengs en lieu de lingots d’or,

Ayant fait, comme moi, un malheureux voyage.

Posté(e)

ps : j'ai des ptites idées pour le commenataire mais j'ai du mal à les écrires.

par exemple , je remarque des assonances en "i" au 2premiers quatrains et je trouve que cela donne une certaine harmonie, une vie bien ordonnée mais pour ecrire cela ce n'est pas très facil!

on retrouve le symbole au 5eme vers, ...

je sais que je suis casse pied mais j'ai du mal à interpreter la derniere strophe

  • E-Bahut
Posté(e)

il fait l'inventaire des sciences de l'époque et l'assonance en "i" est assez logique, c un suffixe habituel.

par contre, l'effet d'énumération est intéressant.

pour le deuxième tercet (parce que c un sonnet), ça me fait penser à la morale du "Héron et de la fille" de Lafontaine...

Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où Le Héron au long bec emmanché d’un long cou. Il côtoyait une rivière. L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ; Ma commère la Carpe y faisait mille tours Avec le Brochet son compère. Le Héron en eût fait aisément son profit : Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ; Mais il crut mieux faire d’attendre Qu’il eût un peu plus d’appétit. Il vivait de régime, et mangeait à ses heures. Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau S’approchant du bord vit sur l’eau Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures. Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux. Et montrait un goût dédaigneux Comme le Rat du bon Horace. Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ? La Tanche rebutée, il trouva du Goujon. Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron ! J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise ! Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon Qu’il ne vit plus aucun Poisson. La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise De rencontrer un Limaçon. Ne soyons pas si difficiles : Les plus accommodants, ce sont les plus habiles : On hasarde de perdre en voulant trop gagner. Gardez-vous de rien dédaigner ; Surtout quand vous avez à peu près votre compte. Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ; Vous venez que chez vous j’ai puisé ces leçons. Certaine Fille un peu trop fière Prétendait trouver un mari Jeune, bien fait, et beau, d’agréable manière, Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci. Cette Fille voulait aussi Qu’il eût du bien, de la naissance, De l’esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir ? Le Destin se montra soigneux de la pourvoir : Il vint des partis d’importance. La Belle les trouva trop chétifs de moitié. Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l’on radote, je pense. A moi les proposer ! hélas ils font pitié. Voyez un peu la belle espèce ! L’un n’avait en l’esprit nulle délicatesse ; L’autre avait le nez fait de cette façon-là ; C’était ceci, c’était cela, C’était tout ; car les précieuses Font dessus tout les dédaigneuses. Après les bons partis les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs. Elle de se moquer. Ah vraiment, je suis bonne De leur ouvrir la porte : ils pensent que je suis Fort en peine de ma personne. Grâce à Dieu je passe les nuits Sans chagrin, quoique en solitude. La Belle se sut gré de tous ces sentiments. L’âge la fit déchoir ; adieu tous les amants. Un an se passe et deux avec inquiétude. Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour Déloger quelques Ris, quelques Jeux, puis l’Amour ; Puis ses traits choquer et déplaire ; Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire. Qu’elle échappât au temps, cet insigne larron : Les ruines d’une maison. Se peuvent réparer ; que n’est cet avantage Pour les ruines du visage ! Sa préciosité changea lors de langage. Son miroir lui disait : Prenez vite un mari. Je ne sais quel désir le lui disait aussi ; Le désir peut loger chez une précieuse. Celle-ci fit un choix qu’on n’aurait jamais cru, Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru.

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