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Le Désir Est-il La Marque De La Misère De L'homme


Cosmosis

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Posté(e)

Salut à tous

Je remercie déja ceux ki pourront m'aider car la j'en ai vraiment besoin.

Voila ça fait déja une petite semaine ke le prof à donner cette dissert à faire, mais je ne m'attendait pas à bloquer autant.

J'y ai déja passer tout mon samedi et je n'ai réussi k'a rédigé mon intro.

Bon dans cette intro comme le prof nous a conseiller, g défini les termes et montrer kil y avait incompatibilité. en effet le désir le mot marque entrainerait ke dans n'importe kel cas le désir rendait malheureux l'homme, qu'il entrainerait la misère. or ce n'est pas tout le tps le cas

Bon est-ce ke déja la je me trompe (enfin j'espère pas car sinon je serais vraiment mal)?

De la g exposer mon plan.

Dans une première partie, je montrerais dans kel cas l'homme est victime de ses désirs

Dans une seconde, je montrerais ke le désir est une force productrice, un moteur

et enfin dans la dernière, je parlerais que l'homme peut apprendre à les maitriser

MAis bon voila le prob, je c pas si mon plan est bon, et même s'il l'est je ne sais pas du tout comment m'y prendre pour rédiger les parties, aussi bien aux niveaux des idées, mais aussi la manière (et oui c ma première dissertation)

J'espère sincèrement que des ames charitables pourront me venir en aide

Encore merci d'avance

  • E-Bahut
Posté(e)
Pourquoi l'expérience corporelle nous livre-t-elle l'essence intime  du monde ?

Elle est l 'expérience du désir, c'est à dire une expérience  qui se répète mais de manière stérile, sans renouvellement  :

" Tout désir naît d'un manque, d'un état qui ne nous satisfait  pas ; donc il est souffrance, tant qu'il n'est pas satisfait. Or, nulle satisfaction  n'est de durée ; elle n'est que le point de départ d'un désir nouveau." (4)

Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation,  tome 1, p.325, Alcan

L'expérience du désir est l'expérience de l'absence de  sens de notre existence. Tout le mécanisme du désir est absurde  car il s'achève par la mort. Le désir est donc la marque de la  mort qui s'imprime en nous à chaque instant. " Désirer c'est  mourir ", c'est à dire sentir le travail de la mort en soi.

Schopenhauer s'écarte ici d'une manière radicale de la pensée  platonicienne pour qui la révélation de Dieu, des Idées  du monde Intelligible, ne peut se faire que par l'Intellect, la pensée.  Selon lui, l'Intellect ne peut concevoir ou percevoir la réalité du  monde, nous vivons dans l'illusion car notre pensée est gouvernée  par le vouloir-vivre sans le savoir. Il sort de la tradition occidentale qui, depuis Descartes, considère que je suis une conscience libre et consciente  de moi-même.

Il me semble intéressant de faire ici un parallèle avec un auteur  contemporain dont les derniers romans ont suscité de nombreux débats,  Michel Houellebecq. Ainsi trouve-t-on à la page 161 de l'édition  de poche des Particules élémentaires ce discours tenu par l'un  des deux principaux protagonistes du roman, à propos de Aldous Huxley  et de son frère Julian Huxley :

" En soi le désir - contrairement au plaisir - est source de souffrance,  de haine et de malheur. Cela, tous les philosophes - non seulement les bouddhistes,  non seulement les chrétiens, mais tous les philosophes dignes de ce  nom - l'ont su et enseigné. La solution des utopistes - de Platon à Huxley,  en passant par Fourier - consistent à éteindre le désir  et les souffrances qui s'y rattachent en organisant sa satisfaction immédiate.  A l'opposé, la société érotique-publicitaire où nous  vivons s'attache à organiser le désir, à développer  le désir dans des proportions inouïes, tout en maintenant la satisfaction  dans le domaine de la sphère privée. Pour que la société fonctionne, pour que la compétition continue, il faut que le désir croisse,  s'étende et dévore la vie des hommes. "

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