CaliforniaDream Posté(e) le 5 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 5 novembre 2004 Bonsoir, Alors voilà j'ai un devoir à rendre sur Perceval et dont le sujet est "Comparez les personnages de Blanchefleur et de l'orgueilleuse de Logres :Vous mettrez bien en évidence leurs différences avant de voir le rôle qu'elles tiennent auprès de Perceval et de Gauvain" Pouvez vous m'éclairer un peu ? Merci d'avance
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 5 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 5 novembre 2004 Comme il est de règle dans les romans de Chrétien, si une première partie s’achève par l’échec du héros, la seconde lui permet de se reprendre, de repartir et de mener à bien son parcours. (ex. : Erec et Yvain essentiellement). Ce schéma chute/rédemption se retrouve dans le Conte du Graal : après son échec, que lui révèle sa cousine en lui changeant immédiatement le nom qu’il vient de se découvrir (Perceval le Galois devenu Perceval le Chaitif, le malheureux) et malgré la malédiction de la Demoiselle hideuse (p. 177), Perceval 1. refuse les aventures chevaleresques classiques que propose la Demoiselle –Gauvain en accepte une, mais ne pourra finalement l’entreprendre (p. 178), 2 « tient un tout autre discours » p. 178 et persévère dans sa quête ; une quête qu’il ne mène pourtant pas à bien dans le récit tel qu’il est. Comme le lui révèle en effet l’ermite, une quête menée selon les normes ordinaires de la chevalerie, entreprendre des aventures aussi difficiles soient-elles mais qui consistent à conquérir des chevaliers et à les envoyer à la cour d’Arthur (et ce durant cinq ans) tout en oubliant Dieu (p. 216 et ss.) n’a pas de sens. Il y a une conversion à faire. Non pas devenir un ermite ou un saint : le chevalier Perceval doit rester un guerrier, c’est sa mission au monde, mais s’humilier devant Dieu (en renonçant au péché d’orgueil, à la quête d’une gloire personnelle) et surtout s’ouvrir, dans la charité, « vertu » qui relie l’homme à Dieu, à la douleur et au malheur de l’autre, du faible, de l’infortuné(e) p. 220-221. Sans doute Chrétien propose –t-il dans ce dernier roman une autre mission à la chevalerie, mission que développera aussi au XIIIe siècle le Lancelot en prose, et qui consiste essentiellement à éradiquer les formes de violence dans un monde arthurien présenté comme le double du monde réel. D’une certaine manière, mais sur un mode plus ambigu, plus ludique parfois (le tournoi et la demoiselle aux manches étroites) Gauvain remplit dans la fin du texte la même mission – mais sans qu’aucune instance religieuse n’apparaisse- en traitant avec compassion tous ceux et celle (l'Orgueilleuse de Logres – la Maligne Demoiselle) qui s’acharnent contre lui ou qui lui demandent aide et protection et en tentant l’aventure périlleuse du Lit de la Merveille, brisant ainsi les enchantements du château des Reines. ... ; la rencontre avec Gornemant puis avec Blanchefleur invite le héros à dépasser le stade des pulsions primaires, à intérioriser ce qu’est la chevalerie, à éprouver de la pitié pour Blanchefleur,
CaliforniaDream Posté(e) le 6 novembre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 6 novembre 2004 oui et non car il faut que j'étudie le role, la fonction et et la facon dont les deux personnages de Blanchefleur et de l'orgueilleuse de Logres amènent Perceval et et Gauvain à se comporter vis à vis d'elles
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