loona Posté(e) le 4 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 4 novembre 2004 Bonjour à tous!! Me voilà avec un nouveau sujet de philo s'intitulant Le désir est-il un obstacle à la liberté? Bonne question n'est-ce pas,si quelqu'un à des idées qu'il m'en fasse part!! Merci d'avance.
moi vali Posté(e) le 8 janvier 2005 Signaler Posté(e) le 8 janvier 2005 Salut Loona. Je suppose que depuis le 4 novembre 2004 tu as du finir ta dissert certes sans aide mais tu as néanmoins du l'avoir faite.Le problème c'est que moi j'ai le même sujet et vraiment aucune idée.Comme si ce n'était pas assez, c'est ma première dissert als si tu pouvais me donner quelques idées ce serait super sympa.Je compte vraiment sur toi, TU ES MON DERNIER ESPOIR DE SURVIE !!!lol Non vraiment ce srait sympa. Merci Valérie
E-Bahut experiment Posté(e) le 8 janvier 2005 E-Bahut Signaler Posté(e) le 8 janvier 2005 Bonsoir, Voici ce que j'ai trouvé, j'espère que cela pourra t'aider. Un bon "truc", lorsque le sujet a la forme d'un jugement (sujet, copule, prédicat) avec un point d'interrogation: tu cherches le contraire du prédicat et tu continues la question... Par exemple, quel est le contraire d'un obstacle? un moyen, en quelque sorte un tremplin pour avancer. Tu obtiens alors: les passions sont-elles un obstacle à notre liberté ou un moyen de la réaliser? Le sujet devient plus clair. Maintenant, commence toujours par déterminer avec précision le sens des termes: ici, passions; obstacle; liberté ( 1, 2, 3 ) 1) passions: ce que l'on subit , que l'on souffre: les effets d'une action qui n'est pas nôtre mais qui s'exerce sur nous. 2) obstacle: ce qui s'oppose à un mouvement, ce qui empêche d'avancer, ce qui empêche la réalisation de... 3) notre liberté: le rapport entre l'acte accompli et le "moi concret" (Bergson): quand je suis agent, auteur de l'action. Un "bug", ça ne circule plus, un problème jaillit:. Si l'on suit ces définitions alors la réponse au sujet ne peut être que OUI! Mais, dans ces conditions, pourquoi avoir posé cette question? Voici le problème: la passion c'est subir l'action d'un objet qui occupe le foyer de la conscience: une structure fixée de la conscience sur un objet. C'est donc aussi une source d'énergie qui rassemble (polarise) toute l'activité du sujet vers un but (on ne pense qu'à "ça"): --> L'être libre est-ce l'être enthousiaste qui bouscule tous les obstacles? --> Serait-ce celui qui se disperse dans une multitude d'objectifs? Te voilà dans un embarras: les passions sont-elles obstacle ou moyen de la liberté et la stratégie de ta dissertation sera de comprendre et de sortir de cet embarras en le dépassant. Pour sortir d'embarras, il faut revenir à l'approche méthodique des termes du sujets: qu'est-ce que la liberté? -->ou bien obéir à la nécessité d'une essence, d'un appétit accompagné de conscience -->ou bien effectuer un examen, puis un choix éclairé par l'intelligence et réalisé par la volonté comme organisation réfléchie de moyens en vue d'une fin. On déduit de cet effort de définition les diverses parties du devoir comme autant de réponses au sujet: -->Dans le 1er cas les passions seront des auxiliaires de l'action, de la liberté (1ère partie) -->Dans le second cas les passions ne produiront que des réactions aliénantes, obstacles à la liberté (2ème partie) Quoi qu'il en soit de ces deux parties, le problème exige que tu ailles plus loin: En quoi les passions seraient- elles un moyen d'échapper au narcissisme et d'accéder à la considération d'une action libérée des appétits: un tremplin pour ainsi dire?...A toi de poursuivre... Lectures: DESCARTES, Les passions de l'âme art.48,50,153 HEGEL, La raison dans l'histoire KIERKEGARD, L'existence Textes choisis P.U.F page 22 NIETZSCHE, Le gai savoir I.aphorisme 1 ALAIN, Elements de philosophie Idées page 294 SARTRE, L'existentialisme est un humanisme page 37, 38 ALQUIE, Le désir d'éternité page 23, 24 C. RUBY, l'Enthousiasme (79 pages 29Frs Hatier, coll.Optiques) Cours sur la liberté: Le parcours ... -- L'indépendance : absence de contraintes : possibilité de suivre son bon plaisir sans être gêné ou entravé par autrui, par des conditions socioéconomiques. absence de contraintes. -- L'autonomie : "L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté" Rousseau. La volonté morale pose la loi (pour tous) à laquelle elle se soumet: la volonté se prend elle-même pour objet, elle veut sa réalisation, elle a pour fin elle-même. --La liberté économique .........(à ne pas oublier) Que l'esclavage assurait ... T.P Aristote p.61 n°12 Que l'argent peut assurer... (Qu'elle est cette liberté de voyager sans le pouvoir de payer le prix du voyage ?) T.P p.452 n°1 --> poser alors le problème: liberté, travail , loisirs (T.P Marx p.453 n°2 - P.P p.360 , 361). le travail fait-il violence à la nature humaine? -- Une définition de Bergson qui semble évidente mais qui pose beaucoup de problèmes: qui semble évidente mais qui pose beaucoup de problèmes: "On appelle liberté le rapport du moi concret à l'acte qu'il accomplit" (Essai sur les données immédiates de la conscience p.165). L'acte est le mouvement volontaire d'un être qui produit un changement. Mais qu'est-ce que le moi? Une idée métaphysique qui réunit l'ensemble des états internes sans qu'aucune expérience intégrale puisse lui correspondre: "une notation commode". Quelle peut-être l'existence d'une idée et peut-elle avoir une efficacité? Dire que le moi est concret c'est le ramener dans le domaine de l'expérience et lui faire perdre son caractère d'idée métaphysique. Quand au mot rapport il ne peut être déterminé par l'identité ou la causalité, ce qui aliènerait le moi en le transformant en chose. Il reste que la liberté peut se concevoir selon trois figures, selon trois formes de pouvoir s'exerçant sur trois sortes d'objets. Figures Formes de pouvoir Objets Maîtrise de soi, de ce qui m'est propre. Moral Le corps - le caractère - les besoins - les désirs - les instincts - le moi? Maîtrise de la nature Sciences, techniques, travail qui transforme le milieu Les choses - le donné extérieur - Maîtrise du développement économique et social L'état, le politique. La société qui travaille et qui échange La liberté semble bien une donnée immédiate de la conscience qui accompagne chacun jusque dans les états d'aliénation les plus graves... Ce peut être une illusion reposant sur la méconnaissance des forces qui agissent sur le moi (?). Si la volonté a le pouvoir de dire oui ou non, ce pouvoir pour être efficace doit être éclairé par la connaissance de la situation particulière: or toute connaissance est partielle, construite par le sujet. La liberté est donc toujours un risque. Textes de référence ... * Alain RENAUT (= A.R) "L'individu" Voir l'aperçu * Patrice CANIVEZ (= P.C) "Eduquer le citoyen" * Pratique de la Philosophie (= P.P) pages 204 , 205 * Le Temps des Philosophes (= T.P) * Claude LEFORT, Essais sur le politique, XIXè, XXè siècles, SEUIL pp 29 sq. * Léo STRAUSS, "De la tyrannie", Tel-Gallimard. Cours sur le désir: I. Autour du mot. Besoin, conscience... -Nous vivons en satisfaisant nos besoins, parce que nous sommes dans le besoin, dans la nécessité d'un système vivant de se nourrir et de se reproduire, son rêve pour ainsi dire. Le système vivant se satisfait de la présence, de la répétition du même (des fruits, des saisons...). -Le besoin qui se manifeste par la faim, la soif, l'appétit sexuel, est constitutif de l'être vivant; il le centre sur lui-même sans que jamais ne s'esquisse le moindre privilège de l'absence sur la présence: c'est la royauté du donné, du milieu extérieur auquel l'être vivant appartient et auquel il se relie par la conscience spontanée de la vie comme par un cercle formé par l'adaptation du vivant à son milieu. -Mais la conscience comme acte de transcendance est mouvement vers une chose qu'elle pose à distance et qu'elle colore d'agréable ou de désagréable: ce mouvement ouvre le temps de ce qui n'est pas encore, l'avenir d'un contact: une absence provisoire, un au-delà du simple donné que l'imagination qui rend tout possible -parce que rien de ce qui n'est pas encore ne peut lui résister- finira par présenter comme préférable au donné du milieu extérieur à la présence: on envisagera alors non plus de s'adapter au donné mais d'adapter le donné à son désir. II. La notion- Le parcours -Puissance d'altérité la conscience est désir: inadaptation parce qu'insatisfaction éprouvée. Le sujet pose l'absence comme infiniment préférable à la présence: il est désir. Ainsi le mouvement qui pose un visage comme agréable est porteur d'un rêve, d'une aventure, et le mouvement qui pose une chose comme désagréable est lourd d'une absence désirée ou d'une disparition souhaitée: la haine c'est lorsque la structure de la conscience se fixe. -Comme la conscience, le désir est cette négativité qui dévalorise l'être là, donné, au profit de l'absent, l'être à venir: le désir n'est donc pas de l'ordre de l'avoir puisqu'il suffit d'avoir pour ne plus désirer ce qu'on a, mais de l'ordre de l'existence, qui aspire à la plénitude de l'être sans jamais pouvoir l'atteindre parce qu'elle cherche dans l'absence ce qui ne peut être donné que dans la présence. a)Le désir est conscience d'une pauvreté, d'une absence ressentie comme privation d'une plénitude: c'est la misère de l'existence humaine qu'il manifeste à chacun. b)Le désir est aussi l'inquiétude d'une existence incomplète qui espère sans cesse échapper à sa condition en anticipant une satisfaction complète et durable, un bonheur impossible qui sera donc toujours futur et qui reculera comme un horizon recule à l'infini c)Le désir est moteur, motif, producteur de la réalisation de ce qui a été anticipé: en ce sens le désir ne manque jamais de son objet, il le pose comme projet et en le produisant il crée de la vie en oubliant le poids du passé. Bon courage
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