'titchoune47 Posté(e) le 2 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 2 novembre 2004 J'ai quelques gros problèmes pour faire une dissertation! Le texte est celui de Sartre : Les mains sales "Eh bien reste pur" La question à argumentée: "Pensez-vous, comme hoederer, qu'on ne puisse pas gouverner innocemment?" Je n'ai aucune opinion sur le sujet puisque je ne le comprends pas! De plus il s'agit de ma première dissertation et je ne sais pas trop par où commencer! S'il vous plait aidez-moi! La dissert est à rendre pour la rentrée... c'est la cata!!! MERCI !
chatdada Posté(e) le 2 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 2 novembre 2004 j'espere que ca va t'aider: trouve d'abord un plan pour ta dissert: par exemple repond tout d'abord oui a la question, puis non et pour finir donne ton avis sur le sujet essaye de trouver pas mal d'exemples pour illustrer, c'est ce qui va rendre ta dissert interessante et n'oublie pas une introduction: elle doit expliquer clairement le sujet, souligner les problemes rencontrés et pour finir annoncer ton plan, puis finis par une conclusion qui resume les grandes idees de ta dissert et qui elargit le probleme j'espere que ca t'aidera! ;-)
'titchoune47 Posté(e) le 2 novembre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 2 novembre 2004 Merci beaucoup! J'ai au moins le plan de ma dissert! mais il me reste toujours le problème de la compréhension car je n'ai vraiment aucune idée sur le sujet!!!
chatdada Posté(e) le 2 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 2 novembre 2004 Merci beaucoup! J'ai au moins le plan de ma dissert! mais il me reste toujours le problème de la compréhension car je n'ai vraiment aucune idée sur le sujet!!! <{POST_SNAPBACK}>
E-Bahut clems Posté(e) le 2 novembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 2 novembre 2004 Dans la personne d’Hugo, nous voyons le Sartre avant la guerre ou bien le jeune Sartre, avec lequel le Sartre devenu mûr voudrait se débarrasser à fur et à mesure. Dans la personne d’Hoederer nous voyons, en partie, une personnification des alternatives politiques avec lesquels Sartre expérimente à l’époque, bien qu’il les critique également fortement. Il n’est pas du tout d’accord avec le pragmatisme de cet Hoederer, mais il réfléchit sur les conditions philosophiques d’une application plus pratique de ses pensées en matière de philosophie. Hoederer représente donc à un certain dégrée le Sartre mûr ou un prototype d’un homme politique marxiste avec lequel Sartre désire s’associer dorénavant. Cependant le héros véritable dans la pièce sera Hugo, c’est lui seul, qui atteindra à une application conséquente de ce que l’on appelle la liberté sartrienne. Il semble donc, que Sartre se voit lui-même dans une tension entre ces deux personnages, d’un côté Hoederer, duquel il rejète le fond philosophique, mais embrasse l’humanité et le sens de collectivisme responsable, et de l’autre côté Hugo, qu’il rejète en tant que personnalité irresponsable en soi, mais qui continue d’avoir ses sympathies sur le plan philosophique. D’un autre côté, on pourrait aussi interpréter la pièce de manière suivante: Le réalisme de Hoederer, le fait que la vérité soit plus « dense » chez lui que dans le monde autour de lui, est vue de Hugo (et de Sartre) comme une menace. Il faut se rendre compte que pendant les années 40 le monde intellectuel était conscient du fait que les leaders sans scrupules des gouvernements totalitaires avaient monopolisé la « vérité » de manière que ce ne soit exclusivement eux qui pourraient définir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Arthur Koestler, par exemple, écrivait pendant cette époque-là que l’histoire comme une science véritable se serait terminée à l’an 1936, parce que dès cette année-là, le monde n’exigeait plus que l’histoire comme science soit basée sur des faits. Le monde commençait à avaler sans critique les interprétations du passé que les leaders politiques fabriquaient et changeaient arbitrairement selon les besoins de leur politique. Hoederer est donc décrit, peut-être, comme un tel leader, qui monopolise la vérité, ce qui est illustré de manière humoristique par le fait que le café qu’il boit, a un goût plus vrai dans sa bouche à lui que dans la bouche de n’importe quel autre être humain. L’humanisme « réaliste » de Hoederer, sa politique réaliste qui se change avec les « faits » et qui sera plus tard adopté par le cercle communiste duquel Hugo faisait partie, sont donc vus comme une menace, une trahison de toute idéal politique « pure », malgré les sentiments chaleureux que Hoederer a pour les hommes en général. Or, il était typique pour cette époque que l’on se rendait compte des vrais motifs derrière les différentes formes « d’humanismes » prétendues que les dictateurs avaient montré à l’extérieur juste quelques peu d’années auparavant, comme un camouflage. Hoederer, c’est « les mains sales », il a une étique de situation, il s’adapte, il est utilitariste et matérialiste, est c’est pour cela qu’il doit disparaître. Hoederer est une image du politicien qui s’excuse pour sa politique changeante, pour le fait qu’il n’a pas de la suite dans ses pensées en ce qui concerne ses idéals, pour le fait qu’il devient un traître de l’idéologie, en désignant de l’index les « faits », les « circonstances », les « chances politiques » d’un moment donné. Hoederer est donc un opportuniste sympathique. Il s’en fiche de l’idéologie, il vit pour la réalité; tandis que Hugo, bien entendu, est le contraire. On s’aperçoit de la tension entre le matérialisme et l’idéalisme vécue intensément par Sartre. Sartre essayait de trouver un chemin entre ses deux courants philosophiques extrêmes et opposés, fait duquel la pièce « Les mains sales » rend témoignage. En même temps il ne faut pas oublier non plus que Sartre était fini avec l’existentialisme en 1945 d’après ses propres mots et on pourrait donc s’adonner à des spéculations sur la question si la création d’un Hugo n’était pas un ultime règlement de comptes fait par Sartre avec son propre existentialisme.
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.