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Posté(e)

1- la baisse des taux d'interêt peut -elle,à elle seule,permettre une reprise de l'investissement?

2-Dans quelle mesure la rentabilité est-elle suffisante à l'investiisement?

Posté(e)

tien regarde... ça pourrait etre intéressant... fo etre plu fouilleur ds la vie! lol voilà ce que j'ai trouvé sur un site: ;)

2.1.2.2 - Les éléments déterminant la décision d'investir

Quels sont les éléments qui vont pousser l'entrepreneur à décider de réaliser un investissement (ou au contraire, l'inciter à ne pas investir) ?

>Le rôle de la demande anticipée

Sur le plan théorique, il a été mis en évidence par Keynes. Mais dans la réalité des entreprises, on a toujours su, dans le système capitaliste, qu'il fallait produire pour vendre sur les marchés. La demande anticipée par l'entreprise, c'est-à-dire celle qui est prévue pour les années à venir, celle que Keynes appelle la « demande effective », joue donc un rôle essentiel dans la décision d'investir.

Si les prévisions laissent entrevoir une hausse durable de la demande du produit fabriqué dans l'entreprise, l'entreprise va probablement chercher à répondre à cette demande supplémentaire. Pour cela, à condition que ses capacités de production soient à peu près entièrement utilisées, elle devra accroître sa capacité de production en acquérant des moyens de production supplémentaires, c'est-à-dire investir. Si l'entreprise a des machines inutilisées, elle n'aura évidemment pas besoin d'investir pour répondre à la demande supplémentaire. On peut faire le même raisonnement si les prévisions envisagent une transformation de la demande : par exemple, si l'on pense que la demande va se porter de plus en plus sur des appareils combinés télévision/magnétoscope, il va falloir modifier les outils de production et donc investir pour pouvoir satisfaire cette nouvelle demande, alors que la demande de téléviseurs « classiques » va peut-être stagner.

En règle générale, les chefs d'entreprise considèrent donc l'évolution de la demande, dans son volume comme dans sa nature, comme un déterminant essentiel de leur décision d'investissement.

Les effets d'une augmentation de la demande sur les investissements ont été mesurés par les économistes : c'est le mécanisme de l'accélérateur, qui montre que l'augmentation de la demande entraîne une hausse plus que proportionnelle des investissements.  En effet, par un mécanisme de type "boule de neige", l'augmentation de la demande adressée à une entreprise se répercute sur la demande aux autres entreprises, à condition toutefois que ce soit des entreprises du pays qui répondent à cette demande. Ce mécanisme n'est pas inscrit explicitement au programme de terminale, nous ne proposons donc pas de développement sur ce thème. Vous trouverez dans tous les manuels des éléments de présentation, si vous le souhaitez.

>L'abaissement des coûts de production

Les profits, qui sont au numérateur du taux de rentabilité, sont les revenus restant à l'entreprise quant elle a payé tous ses coûts. Si l'entreprise réussit à diminuer ses coûts, elle a des chances d'augmenter ses profits et sa rentabilité. En particulier, si le coût du travail augmente plus rapidement que le coût du capital ( il y a donc un abaissement du prix relatif du capital), l'entreprise a intérêt à réaliser des investissements de productivité qui aboutiront à économiser du travail. De même, si les prévisions laissent entrevoir une demande stable et une concurrence accrue entre les producteurs, il peut être nécessaire que l'entreprise, pour conserver sa part de marché, abaisse ses coûts de production et, pour cela, réalise des investissements de productivité.

On voit donc que le partage de la valeur ajoutée (entre profits et salaires) risque d'influer sur l'investissement : si la part des profits dans la valeur ajoutée s'accroît, on peut penser que cela sera favorable aux investissements qui pourront être financés plus facilement comme nous allons le voir. Cependant, il ne faut pas oublier que les salaires vont permettre la consommation. Si la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires diminue, on peut penser qu'il y aura des effets négatifs sur la demande. Or la demande est aussi un déterminant de l'investissement. On le voit, un partage de la valeur ajoutée préservant à la fois la demande et les profits est difficile à trouver.

>Le rôle du coût du financement

-L'existence de profits non distribués permettant l'autofinancement joue bien sûr un rôle majeur : plus la part de l'autofinancement sera élevée, moins l'entreprise devra payer pour investir, plus il sera facile d'investir.

-Le rôle du taux d'intérêt : quand le taux d'intérêt réel est élevé (on rappelle que le taux d'intérêt réel est le taux d'intérêt constaté sur le marché, ou  taux d'intérêt nominal, corrigé de l'inflation), c'est-à-dire que le prix à payer pour emprunter est élevé, cela renchérit le coût de l'investissement et diminue donc les profits éventuels. Un taux d'intérêt élevé a donc tendance à décourager les investissements.

Cependant le taux d'intérêt joue un autre rôle : il va guider le choix des entreprises dans l'utilisation de leurs capitaux. Les entreprises vont comparer les revenus qu'elles vont tirer de leurs investissements éventuels aux revenus qu'elles obtiendraient en prêtant leurs fonds, c'est-à-dire en les plaçant, au lieu de les investir. On définit donc la profitabilité de la manière suivante : 

Profitabilité = taux de profit - taux d'intérêt réel

-Plus la profitabilité est élevée, plus l'entreprise est incitée à investir plutôt qu'à placer ses fonds sur le marché financier, et inversement. Ainsi, en période de taux d'intérêt réels élevés, les entreprises peuvent renoncer à des investissements éventuels pour deux raisons complémentaires : d'une part, emprunter pour investir coûte cher et diminue donc les profits potentiels, d'autre part placer ses capitaux, c'est-à-dire les prêter à d'autres agents économiques, rapportent beaucoup.

Quand la profitabilité est négative, l'entreprise doit « normalement », c'est-à-dire dans une logique de maximisation du profit immédiat, placer ses capitaux sur les marchés. Cependant, dans la réalité, l'entreprise prendra aussi en compte le long terme et l'état de la concurrence : si les concurrents investissent, l'entreprise risque de se trouver à la traîne et de perdre des marchés, ce qui menace encore plus les profits futurs ; dans ce cas, elle préfèrera investir plutôt que de placer, même si ce n'est pas plus avantageux à court terme.

Conclusion

Au niveau de l'entreprise, il y a donc des enjeux à l'investissement. De celui-ci va dépendre la capacité de l'entreprise à réaliser des profits et à faire face à la concurrence pour gagner, ou au moins ne pas perdre, des parts de marché. L'avenir de l'entreprise dépend donc du « bon » choix de ses investissements, que ce soit sur le plan de leur volume (leur montant), que ce soit sur le plan de leur nature (investissement de productivité ou de capacité, investissement immatériel ou matériel, etc…). Mais au niveau macro-économique, les investissements ont également des effets sur la croissance économique. Ce sont ces liens entre croissance et investissement que nous allons étudier maintenant.

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