noma1 Posté(e) le 15 octobre 2004 Signaler Posté(e) le 15 octobre 2004 pouvez vous m'aidez, me donnez des idées ou autre sur l'explication de ce texte d'Hegel. Quelles parties faire pour une étude linéaire? « Il paraît particulièrement nécessaire de faire de nouveau de la philosophie une affaire sérieuse. Pour toutes sciences, les arts, les talents, les techniques, prévaut la conviction qu’on ne les possède pas sans se donner de la peine et sans faire l’effort de les apprendre et de les pratiquer. Si quiconque ayant des yeux et des doigts, n’est pas pour cela en mesure de faire des souliers, de nos jours domine le préjugé selon lequel chacun sait immédiatement philosopher et apprécier la philosophie puisqu’il possède l’unité de mesure nécessaire dans sa raison naturelle – comme si chacun ne possédait pas aussi dans son pied la mesure d’un soulier-. Il semble que l’on fait consister proprement la possession de la philosophie dans le manque de connaissances et d’études, et que celle-là finit là où celles-ci commencent. » Hegel La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
E-Bahut clems Posté(e) le 15 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 octobre 2004 c'est un peu le vieux débat concernant les sciences, même les sciences "sociales". Hegel revient sur le préjugé commun, et qui est loin d'être dépassé, que la philosophie n'est pas une affaire d'aprentissage. pourtant, il fut dépassé en un temps, cf "de nouveau". ça te dis quelque chose?
noma1 Posté(e) le 16 octobre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 16 octobre 2004 ce texte m'inspire vraiment pas. En plus, c'est mon premier sujet de philo alors ça va pas étre top.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 16 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 16 octobre 2004 Critiques du sens commun La critique du sens commun est peut-être la critique de la philosophie la plus ancienne. En voici un exemple : On rapporte sur Thalès une anecdote célèbre, reprise par Platon, dans le Théétète : « le philosophe qui tombe dans le puits ouvert sous ses pas parce qu'il est occupé à regarder les choses du ciel. » Platon raconte qu'une domestique se serait moquée de lui en disant : « Comment comptez-vous comprendre ce qui se passe dans le ciel si vous ne voyez même pas ce qui est à vos pieds ? ». Ainsi, comme nous l'explique Platon, le philosophe, occupé de choses qui dépasse le sens commun, est un être maladroit, qui ignore la valeur des comportements de ses semblables : il ne les comprend pas, et ces derniers voient en lui un personnage risible. Pourtant, il savait aussi de tirer profit de ses observations. Aristote raconte que Thalès, prévoyant une abondante récolte d'olives, il aurait monopolisé les pressoirs pour mieux monnayer leurs services ; il voulait ainsi montrer que le sage est capable de faire fortune mais qu'il ne s'en préoccupe pas, préférant la contemplation, la recherche scientifique et la vie honnête. Que faut-il en conclure ? Peut-on en conclure quelque chose ? Sans doute peut-on dire que l'activité philosophique nous deshabitue de nos conditionnements sociaux, et qu'elle fait tout d'abord perdre l'équilibre à celui qui commence de la pratiquer.
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