benjitroll Posté(e) le 3 octobre 2004 Signaler Posté(e) le 3 octobre 2004 Bonjour a tous j'aimerai un peu d'aide pour commencer sur la bonne voix mon explication de texte donc si quelqu'un peut m'aider je le remercie d'avance. texte de J-P Sartre tiré je croit du livre l'idiot de la famille "Il se peut que je m’agace aujourd’hui, parce que le mot "amour" ou tel autre ne rend pas compte de tel sentiment. Mais qu’est-ce que cela signifie ? […] A la fois que rien n’existe qui n’exige un nom ne puisse en recevoir un et ne soit, même, négativement nommé par la carence du langage. Et, à la fois, que la nomination dans son principe est un art. : rien n’est donné sinon cette exigence ; "on ne nous à rien promis" dit Alain. Pas même que nous trouverions les phrases adéquates. Le sentiment parle : il dit qu’il existe, qu’on l’a faussement nommé, qu’il se développe mal et de travers, qu’il réclame un autre signe ou à son défaut un symbole qu’il puisse s’incorporer et qui corrigera sa déviation intérieure; il faut chercher : le langage dit seulement qu’on peut tout inventer en lui, que l’expression est toujours possible, fût-elle indirecte, parce que la totalité verbale, au lieu de se réduire, comme on croit, au nombre fini des mots qu’on trouve dans le dictionnaire, se compose des différenciations infinies - entre eux, en chacun d’eux - qui, seules, les actualisent. Cela veut dire que l’invention caractérise la parole : on inventera si les conditions sont favorables; sinon l’on vivra mal des expériences mal nommées. Non : rien n’est promis, mais on peut dire en tout cas qu’il ne peut y avoir a priori d’inadéquation radicale du langage à son objet par cette raison que le sentiment est discours et le discours sentiment. "
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 3 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 3 octobre 2004 Allons plus loin. Le vécu est-il la même chose que la pensée ? La plupart du temps, ce sont deux termes qui sont pris comme des équivalents. Le mot pensée peut se désigner plusieurs aspect du mental et de ses productions. a) pensée peut désigner les modes de conscience : ma perception de la pluie sur les carreaux ou ma démarche d’addition de mes comptes mensuel. Une image, un souvenir, sont mes « pensées ». B) plus précisément, le mot pensée peut s’entendre comme un concept, une idée précise sur lequel porte ma réflexion. Dans le premier sens, il est clair que je n’arrête pas de penser toute la journée ce qui inclus le fait de beaucoup verbaliser. Dans le second sens, je ne pense que lorsque je réfléchis vraiment, le reste du temps, je ne pense pas vraiment. La pensée c’est donc le flux de la conscience et son objet peut fort bien être une idée. L’idée est l’objet de la pensée, ce que la pensée pense, en bref, la forme qu’elle a en vue, qu’elle tient sous le regard de l’intellect. On ne voit pas très bien comment une idée pourrait être pensée sans des mots, sans un langage. Par contre, le flux de la conscience peut exister sans le langage, sous la forme de conscience immédiate. Le vécu, dans le flux temporel de la conscience, n’est pas toujours verbalisé. Il arrive qu’il ne le soit pas. C’est par exemple le cas des sentiments. Au moment où, marchant dans une rue de boutique de luxe, je me trouve face à face avec un homme dans la misère qui me tend la main, je ne peux pas ne pas éprouver un trouble. Cet homme exprime tant d’angoisse, tant de souffrance et d’humiliation que je ne peux pas être indifférent. La misère, la souffrance sont présents entraînant avec eux un sentiment d’affliction, de pitié, un haut le cœur devant la possibilité d’un tel état de chose au milieu de tout cet apparat. Le sentiment est là de lui-même, il surgit et n’a pas été provoqué par le langage; il est là d’abord comme sentiment, comme affection du cœur. Ce qui fait que je l’éprouve ne vient pas des mots que je met bien plutôt ensuite dessus pour commenter, voire détourner le regard, ou bredouiller en sortant mon porte-monnaie. D’ailleurs, si bien souvent mon langage est maladroit, si je ne sais pas mettre les mots justes, cela n’empêchera pas le sentiment d’advenir de lui-même. Il me faudra trouver les mots pour le dire. Il y a donc un passage à l’expression du vécu à travers le langage qui fait qu’il est impossible de réduire l’un à l’autre. La pensée immanente au vécu n’est pas le langage. Le passage à l’expression peut être réussi ou échouer, ce qui voudrait dire qu’il peut y avoir une sorte de déformation de la pensée dans le langage ou bien que la pensée s’accomplit dans le langage. Ce passage du vécu à son expression dans le langage, d’un point de vue logique, va : a) depuis l’immédiat vers le médiat. Le vécu c’est l’immédiat de ce qui est éprouvé, ce qui se donne sans distance, tandis que le langage est par définition un médiateur de la communication, un intermédiaire. Il ne saurait être aussi intime que le vécu. B) du singulier au général. Le langage en effet est du côté de ce qui est général, tandis que le sentiment est dans le singulier. c) du subjectif vers l’objectif. Ce que je suis, c’est une subjectivité et le langage se présente à moi comme un élément qui fait déjà parti du monde et qui m’oblige à une objectivité etc
benjitroll Posté(e) le 5 octobre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 5 octobre 2004 merci beaucoup pour tes idées et conseils sansid3 mais j'ai un petit souci en lissant le texte, j'avais comprit le theme et l'idée pricipale mais j'ai 2 questions: - dans ce texte mon souci ce situe dans se passage:A la fois que rien n’existe qui n’exige un nom ne puisse en recevoir un et ne soit, même, négativement nommé par la carence du langage. Et, à la fois, que la nomination dans son principe est un art. : rien n’est donné sinon cette exigence ; "on ne nous à rien promis" dit Alain qui est flou a traduire pour moi donc si tu a une idée de la traduction j'aimerai que tu m'explique (merci) -faut t'il mieut expliqué mon texte par partie ou phrase par phrase ,voici mes 3 parties:*1:"Il se peut que je m’agace aujourd’hui, parce que le mot "amour" ou tel autre ne rend pas compte de tel sentiment. Mais qu’est-ce que cela signifie ? *2éme partie " A la fois que rien n’existe qui n’exige un nom ne puisse en recevoir un et ne soit, même, négativement nommé par la carence du langage. Et, à la fois, que la nomination dans son principe est un art. : rien n’est donné sinon cette exigence ; "on ne nous à rien promis" dit Alain. Pas même que nous trouverions les phrases adéquates. Le sentiment parle : il dit qu’il existe, qu’on l’a faussement nommé, qu’il se développe mal et de travers, qu’il réclame un autre signe ou à son défaut un symbole qu’il puisse s’incorporer et qui corrigera sa déviation intérieure; il faut chercher : le langage dit seulement qu’on peut tout inventer en lui, que l’expression est toujours possible, fût-elle indirecte, parce que la totalité verbale, au lieu de se réduire, comme on croit, au nombre fini des mots qu’on trouve dans le dictionnaire, se compose des différenciations infinies - entre eux, en chacun d’eux - qui, seules, les actualisent. *3 eme"Cela veut dire que l’invention caractérise la parole : on inventera si les conditions sont favorables; sinon l’on vivra mal des expériences mal nommées. Non : rien n’est promis, mais on peut dire en tout cas qu’il ne peut y avoir a priori d’inadéquation radicale du langage à son objet par cette raison que le sentiment est discours et le discours sentiment. " donc j'aimerai ton avis et s'il y a d'autres personnes qui ont une idée nessité par a l'ecrire merci.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 5 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 5 octobre 2004 A la fois que rien n’existe qui n’exige un nom ne puisse en recevoir un et ne soit, même, négativement nommé par la carence du langage. Et, à la fois, que la nomination dans son principe est un art. : rien n’est donné sinon cette exigence ; "on ne nous à rien promis"
benjitroll Posté(e) le 14 octobre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 14 octobre 2004 Bonjour et exuce moi encore de t'embetter sansid3 mais j'aimerai que tu m'eclair sur 2 ,3 point. je suis a la fin de mon explication mais je n'arrive pas a exprimer ces derniére phrases: ""Non : rien n’est promis, mais on peut dire en tout cas qu’il ne peut y avoir a priori d’inadéquation radicale du langage à son objet par cette raison que le sentiment est discours et le discours sentiment. "" et peut tu m'expliquer comment faire une intro et une conclusion et au faite est ce que c'est bien de beaucoup citer le texte comme par ex: dans les lignes .../... "A la fois que rien n’existe qui n’exige un nom ne puisse en recevoir un et ne soit, même, négativement nommé par la carence du langage." l'auteur veutt nous nous dire...........etc merci a toi et aux autres qui pourront m'aider
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 14 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 14 octobre 2004 ""Non : rien n’est promis,
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