BSimpson Posté(e) le 30 septembre 2004 Signaler Posté(e) le 30 septembre 2004 La prof vient de nous donner des questions sur ce poême et personne n'y comprend rien (aux questions). Quelqu'un peut il nous aider? Merci Charles Baudelaire [Poète français : 1821-1867] Les fleurs du mal (1857) L'ALBATROS Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. À peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait! Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. 1ère question: en combien de séquences le poème peut il être segmenté? 2ème question: vous indiquerez les anaphores et les déictiques qui vous ont permis de répondre à la 1ère question.
Ramses Posté(e) le 30 septembre 2004 Signaler Posté(e) le 30 septembre 2004 C'est un peu surprenant comme question car il me semble que l'anaphore et la déictique sont des notions que l'on voyait de mon temps en linguistique à la fac. Mais c'est vrai que, premièrement, je ne suis pas prof de français et ensuite, les programmes ont tant évolués en 45 ans... Il nous faudrait l'aide de Teikos sur cette question. Pour ce que je sais, en liguistique le terme de déistique désigne les termes qu'on utilise pour montrer, localiser, situer dans le temps et l'espace. Je te conseille de faire l'analyse méthodique de ce poème et cela te permettra au moins de répondre à la première question.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 30 septembre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 30 septembre 2004 Anaphore n. f. Figure de style caractérisée par la répétition d'un terme en tête de vers, de groupes de mots, de propositions ou de phrases qui se suivent et qui permet d'insister sur une idée. Ex: Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade (Hugo) (On note que cet énoncé comporte aussi un parallélisme de construction) Elle consiste à répéter les mêmes mots en tête de phrase, ce qui engendre une emphase, une exagération par un procédé d'amplification rythmique. "Il n'y a pas d'amour qui ne soit à la douleur Il n'y a pas d'amour dont on en soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri (Aragon) le silence (v. 23) est déchiré par la sauvagerie du "cri" d'adieu : La fin de la proposition principale "si funèbre adieu" fait place à la subordonnée de conséquence (amorcée par "que" en anaphore avec "et que") étalée sur les 3 derniers vers. Elle énonce les répercussions de ce cri ultime, Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu, Que les oiseaux des mers désertent le rivage, Et que le voyageur attardé sur la plage, Sentant passer la mort se recommande à Dieu. http://www.revue-texto.net/Inedits/Mezaill...er/pelican.html
Anamorphose Posté(e) le 14 octobre 2004 Signaler Posté(e) le 14 octobre 2004 La formulation me semble également fort étrange et surtout traître vis-à-vis d'élèves du secondaire ! Je ne vois vraiment pas l'intérêt pédagogique que cette enseignante trouve à poser des questions si pointues, mais bon....! L'opposition qu'elle suggère entre repérages anaphoriques et déictiques renvoie toutefois à ce que l'on enseigne en classe de 2nde, et que l'on est censé avoir plus ou moins abordé en 3ème (ce qui est rarement le cas puisque ce sont des notions complexes et sur lesquelles les candidats au brevet ne sont pas susceptibles d'être interrogés) : les énoncés ancrés et coupés de la situation d'énonciation (= de communication). L'énoncé ancré permet de mettre en place une situation d'énonciation précise : lieu, temps, énonciateur et destinataire. L'énoncé coupé en revanche s'en détache : on ne peut identifier le locuteur, son destinataire, le temps ni le lieu. On est davantage dans le cas général (abondance des indéfinis) Pour résumer, il faudrait que tu identifies dans chaque strophe de qui on parle, comment ce(s) personnage(s) est (sont) désigné(s) (articles définis ou indéfinis?), ce qui t'amèneras à travailler sur la métaphore de l'albatros. Au niveau grammatical, tu dois t'intéresser aux pronoms personnels (je, tu, il....moi,lui, eux...) et adjectifs possessifs par exemple (son,sa,ses). Enfin, je comprends tout à fait la détresse de Ramses et Sansid3 face à cette question excessivement difficile puisqu'elle vous amène à prendre en compte des marques grammaticales et à dégager la composition d'un poème, ce qui est loin d'être toujours simple.... Bon courage, tu en auras bien besoin!
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 15 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 octobre 2004 Merci Anamorphose pour une reponse tres claire sur une question qui me depassait!
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