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Giono


baccara10

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Posté(e)

voilà j'ai une question en littérature c'est :

Pour certains, GIONO est un romancier régionaliste, pour d'autres, tel Henri GODARD, c'est "un romancier de la condition humaine".

Qu'en pensez-vous?

Vous vous appuierez sur votre lecture de "un roi sans divertissement" pour répondre à cette question.

En fait j'ai quelque idées, masi j'aimerai bien quelque site, ou je puisse me renseigner plus amplement, pour être sur de ma réponse.

merci

  • E-Bahut
Posté(e)
Parler de soi-même peut parfois répondre chez Giono à un besoin qu'on peut qualifier de polémique. En effet s'il revient quelquefois dans ses écrits sur certains détails (de sa vie passée ou de son oeuvre) c'est entre autres raisons pour se justifier, rectifier ou préciser une position déjà prise, expliquer la signification d'une oeuvre antérieure, etc. C'est ce qui ressort par exemple de sa « préface » à Jean le Bleu de 1956 que nous venons de mentionner. C'est dans cette perspective qu'on pourrait également comprendre les Entretiens avec Jean Amrouche (si l'on admet que ceux-ci constituent une sorte d' «autobiographie orale »), où Giono en arrive par exemple à jeter l'anathème sur certaines de ses oeuvres d'avant-guerre (notamment Le Serpent d'étoiles et Que ma joie demeure ) qui ont pourtant le plus contribué à sa célébrité. Cette attitude assez sévère en somme se justifierait, à notre avis, par le besoin - et la volonté - d'effacer une certaine image que ces oeuvres avaient contribué à donner de lui : l'image du romancier régionaliste, chantre de la nature... En voulant donc faire oublier une certaine image qu'on avait de lui, Giono a été amené à s'expliquer, à se justifier sur tout, même sur la signification de certaines oeuvres. Cependant, il semble que cette « autocritique » et ce regard assez sévère qu'il porte sur lui et sur son oeuvre répondraient en définitive à un besoin plus personnel et plus profond, dirions-nous, celui de voir clair en lui-même. Seulement le sentiment général qui se dégage chez lui de cette autocritique est un sentiment d'insatisfaction. Et ce n'est pas l'homme et ses idées qui se retrouvent ainsi remis en question (malgré l'insistance de Giono - dans ses Entretiens avec Amrouche - de garder toujours la même attitude à propos de certaines questions) mais aussi l'écriture romanesque elle-même puisque en 1947, avec Un Roi sans divertissement , cette écriture va sensiblement changer.

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