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Redistre Lyrique Dans Un Texte Triste


emma13

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  • E-Bahut
Posté(e)

slt, j'ai un devoir d'écriture à faire, en fait il s'agit de réecrire l'extrait d'un texte en lui donnant un registre lyrique et en utilisant une langue poétique.. :o

le texte qu'il faut réécrire est la dernière page de "L'assomoire" de Zola qui décrit l'ultime chute de Gervaise apres la mort de Coupeau. Dans ce passage, Zola nous explique que Gervaise acceptait les pires humiliations pour gagner un peu d'argent qui lui servait à se souler, et ça finit par " un matin, comme ça sentait mauvais dans le corridor, on se rappela qu'on ne l'avait pas revu depuis deux jours; et on la decouvrit deja verte dans sa niche"

enfin bref c'est pas un des moments les plus gais de l'oeuvre !! alors tourner ça en registre lyrique... :blink::blink:

donc en fait, j'aurai besoins de quelques conseils. Déja, utiliser une langue poétique ça doit vouloir dire de parler dans un language plutot soutenu, non ?? et puis pour le registre lyrique, je sais pas trop comment m'y prendre vu que le texte et a pleurer tellement Gervaise est maltraité et considérée comme une moins que rien. est ce que si j'insiste sur la douleur, le chagrin, de Gervaise ça sera lyrique ? non ça sera plutot pathétique... Donc en fait, je suis obligé de tourner ce passage façon " roman à l'eau de rose " avec du bonheur, de l'amour, de la nature... :P ça rique d'etre assez dur :(<_<

alors svp aidez moi !!

  • E-Bahut
Posté(e)

Un poeme sur la mort

Entendant des sanglots, je poussai cette porte.

Les quatre enfants pleuraient et la mère était morte.

Tout dans ce lieu lugubre effrayait le regard.

Sur le grabat gisait le cadavre hagard;

C'était déjà la tombe et déjà le fantôme.

Pas de feu; le plafond laissait passer le chaume.

Les quatre enfants songeaient comme quatre vieillards.

On voyait, comme une aube à travers des brouillards,

Aux lèvres de la morte un sinistre sourire;

Et l'aîné, qui n'avait que six ans, semblait dire:

«Regardez donc cette ombre où le sort nous a mis!»

Un crime en cette chambre avait été commis.

Ce crime, le voici: -- Sous le ciel qui rayonne,

Une femme est candide, intelligente, bonne;

Dieu, qui la suit d'en haut d'un regard attendri,

La fit pour être heureuse. Humble, elle a pour mari

Un ouvrier; tous deux, sans aigreur, sans envie,

Tirent d'un pas égal le licou de la vie.

Le choléra lui prend son mari; la voilà

Veuve avec la misère et quatre enfants qu'elle a.

Alors, elle se met au labeur comme un homme.

Elle est active, propre, attentive, économe;

Pas de drap à son lit, pas d'âtre à son foyer;

Elle ne se plaint pas, sert qui veut l'employer,

Ravaude de vieux bas, fait des nattes de paille,

Tricote, file, coud, passe les nuits, travaille

Pour nourrir ses enfants; elle est honnête enfin.

Un jour, on va chez elle, elle est morte de faim.

Oui, les buissons étaient remplis de rouges-gorges,

Les lourds marteaux sonnaient dans la lueur des forges,

Les masques abondaient dans les bals, et partout

Les baisers soulevaient la dentelle du loup;

Tout vivait; les marchands comptaient de grosses sommes;

On entendait rouler les chars, rire les hommes;

Les wagons ébranlaient les plaines, le steamer

Secouait son panache au-dessus de la mer;

Et, dans cette rumeur de joie et de lumière,

Cette femme étant seule au fond de sa chaumière,

La faim, goule effarée aux hurlements plaintifs,

Maigre et féroce, était entrée à pas furtifs,

Sans bruits, et l'avait prise à la gorge, et tuée.

La faim, c'est le regard de la prostituée,

C'est le bâton ferré du bandit, c'est la main

Du pâle enfant volant un pain sur le chemin,

C'est la fièvre du pauvre oublié, c'est le râle

Du grabat naufragé dans l'ombre sépulcrale.

O Dieu! la sève abonde, et, dans ses flancs troublés,

La terre est pleine d'herbe et de fruits et de blés,

Dès que l'arbre a fini, le sillon recommence;

Et, pendant que tout vit, ô Dieu, dans ta clémence,

Que la mouche connaît la feuille du sureau,

Pendant que l'étang donne à boire au passereau,

Pendant que le tombeau nourrit les vautours chauves,

Pendant que la nature, en ses profondeurs fauves,

Fait manger le chacal, l'once et le basilic,

L'homme expire! -- Oh! la faim, c'est le crime public;

C'est l'immense assassin qui sort de nos ténèbres.

Dieu! pourquoi l'orphelin, dans ses langes funèbres,

Dit-il: «J'ai faim!» L'enfant, n'est-ce pas un oiseau?

Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau?

  • E-Bahut
Posté(e)

Sansid, moi je dirais plutot que le registre de ce poème est pathétique...

Dans une fiche que ma prof nous a distribué :

Lyrique :

Emotions suscitées :

Trouble, bonheur, mélancolie

Définition :

Le lyrisme exprime avec intensité les émotions de l'auteur ou d'un personnage, la mélancolie ou le bonheur d'une sensation pleinement vécue, afin de faire partager au lecteur. Cette confidence d'un sentiment (amour, mélancolie) ou d'une sensation dans lesquels le lecteur peut retrouver sa propre expérience permet de créer une intimité entre auteur et lecteur. Pour exprimer ces sentiments, l'auteur a recours aux exclamations et aux interrogations, aux apostrophes, aux figures d'insistance, et exprime fortement sa présence gràce à l'abondance des pronoms de la présence (je et tu).

Exemple :

Timide et contraint devant mon père, je ne trouvais l'aise et le contentement qu'auprès de ma soeur Amélie. Une douce conformité d'humeur et de goûts m'unissait étroitement à cette soeur ; elle était un peu plus âgée que moi. Nous aimions à gravir les coteaux ensemble, à voguer sur le lac, à parcourir les bois à la chute des feuilles : promenades dont le souvenir remplit encore mon âme de délices. O illusions de l'enfance et de la patrie, ne perdez-vous jamais vos douceurs ?

Chateaubriand, René.

  • E-Bahut
Posté(e)

je suis d'accord avec toi, c'est du Hugo, il veut nous convaincre.

Pour le lyrisme, il suffit de reprendre le meme genre d'idee, avec les details donnes par Zola au lieu de Hugo et de parler de ta reaction personnelle. Donc au lieu de parler du rictus de la mort de facon neutre, tu parle de ton regard attire vers cette expression, l'incomfort que cela te donne etc.

La facon de traiter le texte est different, mais les elements physiques qui vont provoquer la reaction sont les memes.

la mort d'un femme pauvre, ne peut pas ne pas avoir ces element pathetiques.

Est-ce que mes raisons pour rappeller ce texte sont plus claires? es tu d'accord avec mon raisonement?

  • E-Bahut
Posté(e)

Le registre lyrique est extrêmement proche du registre pathétique puisqu'ils permettent tous deux l'expression de sentiments.

Le pathétique transmet des émotions dans le but de susciter la pitié du lecteur, sa compassion pour un personnage.

Le lyrisme quant à lui exprime des sentiments très variés sans pour autant chercher à créer le même effet chez le lecteur: il peut s'agir de la gaieté, de la haine, de la tristesse, de la jalousie... ressentis par un personnage qui exalte son propre ressenti.

Perçois-tu mieux la différence entre ces deux registres ?

Concrètement, pour la rédaction qui t'est demandée, l'un des personnages devra prendre la parole pour exprimer les sentiments qu'il éprouve. Ce ne sera pas forcément de la tristesse, il peut au contraire exprimer son bonheur. Enfin, rien ne t'oblige à regrouper dans ton texte tous les thèmes fréquents en poésie lyrique (amour, nature, mort, fuite du temps...)!

Bon courage ! :)

  • E-Bahut
Posté(e)

sansid, alors en fait, il faudrait que je me mette à la place de Gervaise, que je pleigne sa pauvre vie miserable.....mais comme l'a dit mirrotev, je ne suis pas sure que le registre lyrique sera bien respecté, on aura plutot à faire à du pathétique. et puis je ne suis pas trop d'accord avec toi car pour moi, parler d'un femme qui meurt de fin et d'abandon comportera forcement des element patétique puisqu'un texte de ce genre insistera sur la souffrance du personnage.

est ce que tu crois que si j'utilise de nombreux euphémismes en rendant la mort d'une femme un peu moins triste et un peu plus gaie, en fesant reference quelque fois à la nature ça sera bon ? c'est sur que ça serait plus facile de parler de nostalgie des moments passés, du chagrin et de la douleur du personnage mais meme si ces idees repectent les principes lyriques, le registre apparant sera plutot le registre patétique, c'est plutot ce que je pense.

  • E-Bahut
Posté(e)

merci teikos, je n'avait pas encore lu ton message quand j'ai écrit le mien. C'est vrai que ces deux registres sont tres proches. n'y a qu'un personnage dans l'extrait que je dois rédigé et ce personnage meurt de fin et d'abandon donc je ne pense pas qu'elle soit tres heureuse; mais je pourrai eventuellement comparé sa mort à un soulagement et donc faire transparaitre le bonheur du personnage car toute sa vie misérable va enfin s'achever. c'est une bonne idée je pense, comme ça je ne risque pas d'etre proche du pathétique ! mais d'un autre coté, est ce que mon texte sera vraiment lyrique ?

  • E-Bahut
Posté(e)

quelles sont les possibilites pour le narrateur?

Je croyais que tes instructions etaient de reprendre le passage et de le transformer en lyrisme, es tu sure que tu peux parler de d'autres moments de sa vie, ou dois tu essentiellement t'en tenir au sujets traites dans ton passage?

  • E-Bahut
Posté(e)

On est dans le lyrisme lorsqu'un personnage décrit ses propres sentiments. Les deux registres peuvent être mêlés (c'est d'ailleurs très souvent le cas): en décrivant ses sentiments, un personnage peut susciter la pitié du lecteur.

En aucun cas la présence du registre lyrique exclut celle du registre pathétique...

  • E-Bahut
Posté(e)

Ma dernière phrase est très mal formulée. Je voulais préciser qu'en aucun cas le registre lyrique exclut systématiquement le registre pathétique. On peut avoir du lyrisme dans un texte sans pour autant que le pathétique entre en jeu, et vice-versa.

  • E-Bahut
Posté(e)

donc d'apres ce que tu dis teikos, mon texte peut regrouper plusieurs registres notament les registre lyrique et pathétique. C'est vrai, je n'y avait pas pensé Mais il faut quand meme que je fasse attention à ce que le prof ne voit pas le registre pathétique dominant. en tout cas merci bcp, tu m'as beaucoup aidé.

sandid, oui tu avais bien compris, il faut que je réécrive mon texte en utilisant le registre lyrique et une langue poétique. en fait, je ne veux pas parler d'autres moments de sa vie sinon je serais hors sujet mais je veux faire comprendre au lecteur que pour mon personnage, la mort est une délivrance. C'est sur que je vais changer certains passages, inventer des petits morceaux de phrases ( pas trop quand meme !) parce que sinon, si je m'en tient rigoureusement à ce qui est dit dans le texte, je n'arriverai jamais à rendre mon txt lyrique. A part si le lyrique passe par le chagrin, le regret, la douleur ou l'amerturne mais dans ce cas là, ça ressemblera fortement à un texte patéthique et je risque le hors sujet.

  • E-Bahut
Posté(e)
si le lyrique passe par le chagrin, le regret, la douleur ou l'amerturne mais dans ce cas là, ça ressemblera fortement à un texte patéthique et je risque le hors sujet.
  • E-Bahut
Posté(e)

oulala ! je suis perdue ! en fait je risque le hors sujet tout le temps ! lol

mais d'un coté c'est sur que gervaise va exprimer ces sentiment qui seront tristes car elle va mourrir mais ça peut etre perçu comme une expression de souffrance --> patéthique. biensur, " le lyrisme n'exclut pas le pathétique" mais mon texte ne doit pas etre QUE patétique. en revanche tu as raison, si gervaise est rendue heureuse dans mon devoir c'est le hors sujet assuré mais d'un autre coté, entre le bonheur et la souffrance, ce qui fait le plus pensé à du lyrique c'est plutot le bonheur donc je serais plus proche du registre lyrique en rendant Gervaise heureuse de mourrir. Mais je peut ausi trouver un juste milieu en montrant qu'elle est triste au début de mourrir mais que finalement ça vie n'était pas si gaie donc elle perçoit sa mort comme un soulagement non ?

en fait, j'aimerai mieux exprimer des sentiments tristes ( ça serait plus facile car le texte est déja triste ) mais j'ai peur qu'apres mon devoir soit trop patétique. Donc je me dit que si je rend gervaise heureuse de mourrir ça sera + lyrique que si je rendait gervaise triste. Je risque moins le hors sujet en fesant bien attention.

  • E-Bahut
Posté(e)
mon texte ne doit pas etre QUE patétique
  • E-Bahut
Posté(e)

pourquoi mon texte ne doit pas etre que patétique ? car le sujet est de réécrire le texte en lui donnant un registre LYRIQUE.

le texte en question que je doit tranformé est:

" Gervaise dura ainsi pendant des mois. elle dégringolait plus bas encore, acceptait les dernières avanies, mourait un peu de faim tous les jours. Dès qu'elle possédait quatre sous, elle buvait et battait les murs. On la chargeait des sales commissions du quartier. Un soir, on avait parié qu'elle ne mangerait pas quelque chose de dégoutant; et elle l'avait mangé, pour gagner 10 sous. M Mascarot s'étatit décidé à l'expulser de la chambre du sixième. Mais comme on venait de trouver le père Bru mort dans son trou, sous l'escalier, le propriétaire avait bien voulu lui laisser cette niche. Maintenant, elle habitait la niche du père Bru. C'était là-dedans, sur de la vieille paille, qu'elle claquait du bec, le ventre vide et les os glacés; La terre ne voulait pas d'elle apparemment. Elle devenait idiote, elle ne songeait meme pas à se jeter du sixième sur le pavé de la cour, pour en finir. la mort devait la prendre petit à petit, morceau par morceau, en la trainant ainsi jusqu'au bout dans la sacrée existence qu'elle s'était faite. Meme on ne sut jamais au juste de quoi elle était morte. On parla d'un froid et chaud. Mais la vérité était qu'elle s'en allait de misère, des ordures et des fatigues de sa vie gatée. Elle creva d'avachissement, selon le mot des Lorilleux. Un matin, comme ça sentait mauvais dans le corridor, on se rappela qu'on ne l'avait pas vue depuis deux jours; et on la découvrit déjà verte, dans sa niche"

si je met par exemple: Gervaise vécu ainsi pendant des mois, avec ce perpétuel désir d'alcool qui la rendait folle, lui donnait des vertiges et des sueurs abominable..... C'était là- dedans qu'elle finissait ses jours à présent, sur de la vieille paille qui puait la mort. parfois, elle riait en se rappelant les beaux jours puis se mettait subitement à pleurer, le regard remplie d'une tristesse touchante. son ventre la tiraillait dans tout les sens et sa gorge la brulait tellement elle était sèche. Elle aurait tout donné pour sentir encore une dernière fois le gout de la bière dans sa bouche meme si au fond d'elle meme, elle haissait l'alcool qui était la source de sa déchéance.

Biensur, j'ai un peu exagérer ce passage qui est assez éloigné du texte d'origine mais je voudrais savoir si selon toi, si je fais un devoir de se genre, le registre sera bien lyrique. merci d'avance

  • E-Bahut
Posté(e)
On est dans le lyrisme lorsqu'un personnage décrit ses propres sentiments
  • E-Bahut
Posté(e)

mais comment ça les sentiments du narrateur ??? le narrateur n'est pas dans l'histoire, c'est pas lui qui meurt de fin, il peut rien éprouver...

donc il faudré que je dise par exemple, " je me sentie désolée pour cette femme, remplie d'une infime tristesse devant sa situation....." c ça ?

par contre, si je dois ajouté mes propres sentiment comme tu me le dit, je peux quand meme évoquer ceux de gervaise ? parce que ça fera pas super si je parle de ce que j'éprouve et puis je sais pas quoi dire moi !

  • E-Bahut
Posté(e)

Tu devrais demander a ton prof, mais si tu peux decrire la situation du point de vu de Gervaise, a ce moment la, si Gervaise decrit ses propres sentiments c'est du lyrisme. C'est ce que je comprends.

mais comment ça les sentiments du narrateur ??? le narrateur n'est pas dans l'histoire, c'est pas lui qui meurt de fin, il peut rien éprouver...
  • E-Bahut
Posté(e)

oui tu as raison, elles sont mortes toutes les 2 et sa ma fait bcp de peine...

bon ben je demanderé ça a ma prof lundi, merci pour tt !

  • E-Bahut
Posté(e)

oups desole, j'aurais pas du utiliser cet exemple

  • E-Bahut
Posté(e)

est ce que tu crois que je peux me mettre à la place de gervaise ? comme ça, ça sera le narrateur qui exprimera ses sentiments et non gervaise. ça ne serait pas une bonne idée ?

et je ne sais pas faire la différance entre les sentiments et les sensation, peux tu me donner des exemple pour que je puisse différencier les 2 ?

merci d'avance

  • E-Bahut
Posté(e)

tu tombes par terre: tu as des sensations: le genoux te lance, tu vois le beton a 10 cm de ta figure, tu sens ton manteau qui s'est retourne sur ta tete etc

les sentiments: tu es embarasse a l'idee que quelqu'un t'a vu tombe de facon si maladroite. tu t'inquiete de si tu t'es foule le genou, tu en veux a ta copine qui t'a distraite...

les sensations c'est ce que percois par tes sens, les sentiments ce sont les valeurs positives ou negatives que tu attribues a ce que tu percois.

et toi comment distinguerais tu les deux?

Je croyais que tu allais demander a ton prof si tu pouvais decrire la scene du point de vu de Gervaise?

  • E-Bahut
Posté(e)

d'accord merci, donc gervaise se sentait par exemple perdue, incapable, coupable de son maleur, oscédée par la mort qu'elle attend mais qui ne vient pas...

alors pour moi, les sentiment c'est ce qu'on ressent dans son coeur et les sensation c'est ce qu'on ressent physiquement, selon tes exemples.

j'ai bien demandé à ma prof elle m'a dit que je n'étais pas obligé d'évoquer les sentiments du narrateur et que je pouvais evoquer ceux de gervaise. mais elle ne me l'a pas conseillé car elle m'a dit que c'était dur. alors j'ai pensé que si le narrateur c'était gervaise, ça serait plus facile et ça serait un peu plus lyrique.

  • E-Bahut
Posté(e)

De toute facon, cela sera une experience interessante pour toi d'essayer de te mettre dans la tete de gervaise. Donc reprend ton passage, et imagine toi etre Gervaise

  • E-Bahut
Posté(e)
La foudre maintenant peut tomber sur ma tête;

Jamais ce souvenir ne peut m’être arraché!

Comme le matelot brisé par la tempête,

Je m’y tiens attaché.

Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent,

Ni ce qu’il adviendra du simulacre humain,

Ni si ces vastes cieux éclaireront demain

Ce qu’ils ensevelissent.

Je me dis seulement: “À cette heure, en ce lieu,

Un jour je fus aimé, j’aimais, elle était belle.”

J’enfouis ce trésor dans mon âme immortelle

Et je l’emporte à Dieu.

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