Aller au contenu

Commentaire linéaire Phèdre acte IV, scène 6 de "Hé ! repoussez, Madame, une injuste terreur !" à "Que puisse faire aux rois la colère céleste !"


Djazair213

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour;

J'ai un devoir de commentaire à envoyer demain à mon prof de français. Je rencontre quelques difficultés de rédaction et de compréhension du texte. Voici la consigne : "Traitez ce commentaire linéaire (par prise de notes ou phrases rédigées au choix), en passant environ une page par partie, et en n’oubliant pas d’aller du général (le sens global des vers analysés) au particulier (citations expliquées, relevés lexicaux, effets de style, etc.), et les deux parties étant : I) Le discours d'Œunone : la passion comme sort des mortels. et II) La réponse de Phèdre : le blâme des flatteurs. Voici le texte à commenter :

"ŒNONE
Hé ! repoussez, Madame, une injuste terreur !
Regardez d'un autre œil une excusable erreur.
Vous aimez. On ne peut vaincre sa destinée.
Par un charme fatal vous fûtes entraînée.
Est−ce donc un prodige inouï parmi nous ?
L'amour n'a−t−il encore triomphé que de vous ?
La faiblesse aux humains n'est que trop naturelle ;
Mortelle, subissez le sort d'une mortelle.
Vous vous plaignez d'un joug imposé dès longtemps :
Les dieux mêmes, les dieux, de l'Olympe habitants,
Qui d'un bruit si terrible épouvantent les crimes,
Ont brûlé quelquefois de feux illégitimes.

PHEDRE
Qu'entends−je ? Quels conseils ose−t−on me donner ?
Ainsi donc jusqu'au bout tu veux m'empoisonner,
Malheureuse ? Voilà comme tu m'as perdue.
Au jour que je fuyais c'est toi qui m'as rendue ;
Tes prières m'ont fait oublier mon devoir ;
J'évitais Hippolyte, et tu me l'as fait voir.
De quoi te chargeais−tu ? Pourquoi ta bouche impie
A−t−elle, en l'accusant, osé noircir sa vie ?
Il en mourra peut−être, et d'un père insensé
Le sacrilège vœu peut−être est exaucé.
Je ne t'écoute plus. Va−t'en, monstre exécrable ;
Va, laisse−moi le soin de mon sort déplorable.
Puisse le juste ciel dignement te payer ;
Et puisse ton supplice à jamais effrayer
Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses,
Des princes malheureux nourrissent les faiblesses,
Les poussent au penchant où leur cœur est enclin,
Et leur osent du crime aplanir le chemin !
Détestables flatteurs, présent le plus funeste
Que puisse faire aux rois la colère céleste !"

Merci pour votre aide.

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering