Mllx123 Posté(e) le 31 décembre 2014 Signaler Posté(e) le 31 décembre 2014 Bonjour a vous, j'aurais besoin de votre aide alors voila j'ai comme sujet de dissertation : conscience de l'homme signifie-t-il connaissance de soi ? , et je voudrai savoir si ce que j'ai fais c'est du hors sujet ou non ? s'il y a des erreurs dans mon développement ? c'est plutôt urgent, je ne suis pas contre un petit coup de pousse ... Nous considérerons la conscience au sens de l’être conscient et non au sens de la conscience morale. En effet, la conscience est une forme de présence au monde qui est commune à certains animaux et aux êtres humains, toute fois ces deux là se distinguent. Les animaux agissent eux instinctivement voir automatiquement face à des situations, on a donc un rapport d’immédiateté à la nature qui est instauré. Cependant l’Homme à lui un rapport de médiateté, c’est-à-dire, de conscience et de connaissance. Ainsi, la conscience « réfléchie » à proprement parler est propre à l’être humain. Elle se définirait donc comme une forme de connaissance de soi. Par conséquent, la conscience de soi peut être définie comme la connaissance qu’un sujet à de ses pensées, de ses sentiments, et de ses actes. Nous verrons donc dans un 1er temps, le chemin de la conscience de soi, n’est-elle donc pas tout d’abord par la connaissance du monde ? Nous verrons donc dans un second temps que la conscience de soi peut être liée au cogito de Descartes qui celui-ci admet avec certitude, le « je pense donc je suis ». La conscience de soi n’est-elle pas d’avoir conscience de sa conscience et d’avoir conscience de son existence ? (brève présentation du grand 3 ) I- Le mot français conscience vient du latin « cum-scientia » , qui est formé de « cum » qui signifie « avec », et de « scientia » pour « savoir » , ainsi « cum-scientia » signifie accompagné de savoir. Il s’agirait donc d’une connaissance se rapportant à soi-même, c’est-à-dire savoir qui l’on est, ce que l’on pense, et ce que l’on fait. La conscience de soi, est la réflexivité de la conscience, c’est-à-dire, une conscience réfléchie ayant un mouvement entre le sujet et le monde avec un retour en soi. De plus, l’expression « conscience de soi », peut avoir deux sens : elle peut désigner la connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes ; elle peut aussi désigner la capacité qu’a l’homme de faire retour sur ses pensées ou ses actions. Ainsi, la conscience de soi est spécifique à l’homme. Elle institue l’homme comme un sujet, c’est-à-dire, comme un être entretenant des rapports particuliers au monde et à lui-même, qui le distinguent ainsi des autres espèces vivantes. Ces rapports sont désignés selon Descartes sous le terme de « pensée ». De plus, le déterminant « la » de « la conscience de soi », instaure la conscience de soi comme un postulat ; ainsi, celui-ci signifie-t-il pour autant qu’on acquière une connaissance de soi ? En effet, nous somme conscient lorsque nous agissons, lorsque nous éprouvons quelque chose, ou bien lorsque nous réfléchissons. En cela nous possédant simultanément une connaissance de nos actes, de nos sensations, et de nos réflexions. Autrement dit, le « de soi » de « connaissance de soi » est la réflexivité de la connaissance, c’est-à-dire, se prendre soi-même comme sujet de connaissance : « connais-toi toi-même » de Socrate. Ainsi, la conscience présuppose que l’on sait ce que l’on fait. Dans sa 1ère forme, la conscience c’est la manifestation d’une connaissance quant à mon existence, à l’existence du monde, et à ma capacité d’action sur le monde. Ainsi, l’homme selon Hegel dans l’« Esthétique », a une double appartenance au monde. C’est-à-dire, qu’il existe en tant que corps, ainsi l’homme existe en soi (Mode de l’ « en soi »). Mais il existe aussi en tant qu’esprit par sa conscience (Mode du « pour soi »). De plus, Hegel, nous dit que l’homme accède à la conscience en deux temps : d’abord par théorie, c’est-à-dire, par un raisonnement, exemple : accumulation de cailloux à un endroit pour faire un barrage. Par conséquent, il y accède en mettant en application sa théorie. De plus, selon Bergson (philosophe français du 20e siècle), la conscience se situ entre la mémoire, c’est-à-dire des souvenirs passé, et l’anticipation de ce en quoi nous nous projetons. Ainsi, la conscience de soi n’est-elle pas d’avoir conscience de sa conscience et d’avoir conscience de son existence ? II- En effet, la notion de sujet, est déjà présente dans la philosophie de Socrate («connais-toi toi-même »), et s’impose au 17e siècle, notamment dans le cogito de Descartes. Ainsi, la conscience de soi est liée à la connaissance de notre existence, c’est-à-dire, qu’elle est liée au « cogito ergo sum » de Descartes, qui celui-ci a posé historiquement la conscience de soi comme la première certitude. En effet, dans le « Discours de la méthode », il interroge la totalité de ses connaissances pour savoir s’il obtiendrait au moins une certitude. Pour cela il procède par étapes : Il dit que les mœurs sont douteuses car elles ne sont pas universelles, on prendra comme exemple le fait est qu’il est sympathique et habituel de toucher la chevelure d’un enfant d’Europe ; ce qui est totalement irrespectueux et insultant en Inde. Il dit aussi que les données sensible sont douteuses car les sens peuvent parfois représenté le monde de manière erronée, exemple : illusion d’optique. De plus, les sciences exactes et pensées sont aussi douteuses donc il rejette tous ces éléments. Par conséquent, la seule vérité est la « pensé » selon Descartes, ce qui correspond à la conscience de soi ; mis en évidence par le « Cogito ergo sum » qui signifie : « je pense donc de suis ». Ainsi, cette formulation lui permet de connaître à chaque fois qu’il la conçoit, il en fait donc la base de sa philosophie car elle est indubitable. Cette vérité primordiale, "je pense, je suis" , est pour Descartes le fondement de toute philosophie. Elle permet de distinguer l'âme comme une substance distincte du corps qui définit la nature ou l'essence de l'homme. L'homme est par définition est un être ou une substance pensante. Cette pensée ou savoir immédiat (Je suis un être pensant. La pensée constitue la forme particulière de mon existence) que l'homme possède sur lui-même, est ce que Descartes appelle la conscience, laquelle est donc toujours une conscience de soi. De plus, ce cogito a des implications multiples : notamment le fait que nos pensées peuvent être fausses mais cela importe peut car l’important c’est que pour penser, il faut exister d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, on ne sais pas pour autant sous qu’elle forme on existe. Par conséquent le cogito ne marche qu’à la 1er personne (Je), de plus dans les « Méditation Métaphysique», Descartes nous dit que la conscience « réfléchi », est une sorte d’absolu indépassable c’est-à-dire un postulat (Pensée = conscience = je suis = naissance de la philosophie du sujet ). Par ailleurs la conscience est la faculté selon laquelle celui qui agit ou qui perçoit, en même temps qu’il agit ou perçoit, le sait (c’est la conscience immédiate). Par exemple, par la perception, je vois un arbre, donc je peux dire qu’il existe : j’ai conscience de l’arbre. La conscience est le lieu où s’exprime le « je ». Elle est aussi une connaissance de soi, puisque je sais que je suis, que je perçois … L’être conscient, par ce savoir qui permet la critique, devient donc responsable de ses jugements et de ses actes, c’est-à-dire un sujet (on parle de conscience réfléchie). La conscience est alors l’exigence d’y voir clair par soi même. Poser le sujet comme un être conscient, c’est ainsi en faire un être responsable, donc autonome et libre : car la conscience est un espace de délibération et de choix ; mais cela l’oblige à évaluer ses actes. C’est par la même opération que la conscience, reconnaissant la liberté au sujet, lui donne sa dignité particulière et l’alourdit du poids de sa responsabilité. Toute conscience est « intentionnelle », comme le dit Husserl. Elle vise un objet. Cette visée n’est pas de même nature selon qu’elle relève de la méditation intérieure, de la perception, de la mémoire, de l’anticipation, de l’imagination, de la démonstration, etc. Cependant, chacune des représentations d’un sujet est ramenée à un « je », à un sujet pensant. III- La conscience de soi est supposée implicitement dans le sujet. Signifie-t-elle pour autant une connaissance de soi ? Ne pas être conscient c’est ne pas se rendre compte donc avoir conscience, c’est savoir. Ainsi, être conscient de quelque chose c’est prendre connaissance de quelque chose et le signifier. Par conséquent, avoir conscience de soi c’est donc être assuré de son existence et savoir qu’on est et ce que nous faisons. En effet, au départ un bébé n’a pas encore développé sa conscience, il sent le monde mais ne sait pas encore qu’il est une personne, c’est donc juste le prolongement de sa mère ; ainsi, en apprenons à parler, l’enfant apprend à pensé, il s’identifie donc comme une personne unique c’est-à-dire, un sujet au sens philosophique. De plus, il faut s’observé soit même pour pouvoir analyser et me comprendre. Puisqu’on ne parle véritablement de conscience que chez l’homme et que notre conscience est réflexive, toute conscience est donc une conscience de soi. Mais est-elle pour autant source d’informations sur ce que nous sommes ? Ainsi, signifie t-elle connaissance de soi ? En effet la conscience de soi est une accumulation de connaissances qui ce fait tout au long d’une vie. La conscience de soi suppose l’idée d’une réflexivité, d’un retour sur soi. Ainsi, la spécificité de la conscience de soi c’est justement ce mouvement entre le monde et le sujet. De ce fait chaque prise de conscience est une acquisition de connaissance. De plus, la conscience étant la première des certitudes, ainsi prendre conscience de soi, c’est prendre connaissance du fait qu’on existe et que la pensée est réel, c’est donc le point de départ de la connaissance. De plus, pour Descartes, la pesée est une prise de conscience d’une chose réelle, d’une idée. Par conséquent la conscience que nous avons de nous même est nécessairement vraie. En ce sens, elle signifie la connaissance de soi. Ainsi, la conscience de soi est une totale transparence à soi. Il semble donc apparaître que la conscience de soi signifie nécessairement une connaissance de soi. En effet, dans la mesure où elle fait un retour sur elle-même la conscience de soi apprend à se connaître au fil des expériences et s’enrichit à chaque fois de nouveaux savoirs sur elle-même et son fonctionnement. Cordialement
Mllx123 Posté(e) le 4 janvier 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 4 janvier 2015 personne pour m'aider ?
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