Destelena Posté(e) le 3 janvier 2014 Signaler Posté(e) le 3 janvier 2014 Bonjour, j'ai un devoir de Français à faire, et j'ai vraiment beaucoup de mal ! Est-ce que vous pourriez m'aider s'il vous plait ? Merci d'avance, et voici l'énoncé: 1 - Repérez le thème commun aux trois poèmes du corpus. Quels sont les réseaux lexicaux qui lui sont associés ? (Je dois énoncer l'idée) 2 - Quelle vision de ce thème chaque poème donne-t-il au lecteur ? 3- Quels points communs, quelles différences l'écriture poétique présente-t-elle ? (Structurer le propos) Texte A : Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme ! Au gré des envieux, la foule loue et blâme ; Vous me connaissez, vous ! - vous m'avez vu souvent, Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant. [...] Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure, Avec ces mots que dit l'esprit à la nature, Questionner tout bas vos rameaux palpitants, Et du même regard poursuivre en même temps, Pensif, le front baissé, l'oeil dans l'herbe profonde, L'étude d'un atome et l'étude du monde. Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu, Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu ! Victor Hugo, Les contemplations, 1856. Texte B : Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendants quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1857. Texte C : Elle sait que l'attente est un cruel supplice, Qu'il doit souffrir déjà, qu'il faut qu'elle accomplisse Le serment qu'elle a fait d'être là, vers midi. Mais, parmi les parfums du boudoir attiédi, Elle s'est attardée à finir sa toilette. Et devant le miroir charmé qui la reflète, Elle s'impatiente à boutonner son gant ; Et rien n'est plus joli que le geste élégant De la petite main qui travaille ; et, mutine, Elle frappe le sol du bout de sa bottine. François Coppée, Les humbles, 1872. Merci.
Invité Posté(e) le 3 janvier 2014 Signaler Posté(e) le 3 janvier 2014 comment a tu fait pour poster sa ? stp
missbj Posté(e) le 4 janvier 2014 Signaler Posté(e) le 4 janvier 2014 Coucou, Tout d'abord, ces trois poèmes sont des poèmes lyriques… et qui dit lyrisme dit expression des sentiments personnels, intérieurs. 1. Le thème commun aux 3 poèmes du corpus est la solitude: - champ lexical de la solitude: "Seul" (texte 1), "seul !" mis en valeur par le point d'exclamation, (texte 2). Cette solitude fait souffrir l'auteur: - la souffrance > champ lexical de la souffrance : " tyrannie", "souffrirai" (texte B), "supplice", "souffrir" (texte C) - hyperbole "cruel supplice" (texte 3) On rencontre aussi l'idée du poète "maudit" de Baudelaire dans son poème, ce qui fait souffrir le poète: - métaphore " Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde" > le poète se sent incompris et rejeté car c'est un être supérieur au commun des hommes. En effet, il entretient un langage privilégié avec la nature. (cf texte A) Tu pourrais citer d'autres procédés, je te laisse chercher... 2. Texte A: Le poète se sent seul alors il confit ses états d'âmes à la nature: - pronom personnel "vous" - champ lexical de la nature Je te laisse chercher les autres procédés qui pourront justifier ton propos. Texte B: La solitude engendre des visions angoissantes propre à l'angoisse existentielle du spleen: - complément circonstanciel de lieu "dans un bain de ténèbres" Comme tu le sais, Baudelaire est un héritier du romantisme. Ici, on le voit bien car il renouvelle le thème de la solitude en lui donnant un caractère angoissant. Texte C: Coppée exprime sa solitude et sa tristesse face à l'attente d'une femme (pronom personnelle "elle") Cherches ce qui peut justifier cela. 3. Les pnts communs: l'expression des sentiments (solitude, tristesse, souffrance) Pour justifier ma réponse, confrontes tes trois textes, c'est ça faire un corpus. Cherches plusieurs procédés dans tes 3 poèmes qui suggèrent ce que je viens de dire. Les différences: - la solitude entraîne différentes visions (cf question 2) > txt A: un échange avec la nature; txt B: le spleen; txt C: la tristesse causée par l'attente - la forme versifiée des poèmes A et C et la forme en prose du poème B Il y a d'autres choses, je te laisse chercher. J'espère t'avoir aidé. Bonne soirée!
Destelena Posté(e) le 4 janvier 2014 Auteur Signaler Posté(e) le 4 janvier 2014 Merci beaucoup !!!!!!!
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