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Albert Cohen - Le Livre De Ma Mère


vanessbens

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Posté(e)

Bonjour,

J'ai un commentaire composé à faire sur "Le Livre

de ma Mère" d'Albert Cohen (dont je vous copie

l'extrait), et j'aimerais savoir si vous pouviez

m'aider à élaborer un plan parce que je ne sais

pas trop par où commencer.

Merci d'avance,

Vanessa.

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O toi, la seule, mère, ma mère et de tous les

hommes, toi seule, notre mère, mérites notre

confiance et notre amour. Tout le reste, femmes,

frères, sœurs, enfants, amis, tout le reste n'est

que misère et feuille emportée par le vent.

Il y a des génies de la peinture et je n'en sais rien

et je n'irai pas y voir et ça ne m'intéresse

absolument pas et je n'y connais rien et je n'y

veux rien connaître. Il y a des génies de la

littérature et je le sais et la comtesse de Noailles1

n'est pas l'un d'eux, ni celui-ci, ni celui-là

surtout. Mais ce que je sais plus encore, c'est que

ma mère était un génie de l'amour. Comme la

tienne, toi qui me lis. Et je me rappelle tout, tout,

ses veilles, toute la nuit, auprès de moi malade,

sa bouleversante indulgence, et la belle bague

qu'elle avait, avec quelque regret mais avec la

faiblesse de l'amour, si vite accepté de m'offrir.

Elle était si vite vaincue par son écervelé de vingt

ans. Et ses secrètes économies, à moi seul

destinées quand j'étais étudiant, et toutes ses

combines pour que mon père n'apprenne pas

mes folies et ne se fâche pas contre le fils

dépensier. Et sa naïve fierté, lorsque le rusé

tailleur lui avait dit, pour l'embobiner, que son

fils de treize ans avait « du cachet ». Comme elle

avait savouré ce mot affreux. Et ses doigts

secrètement en cornes contre le mauvais œil

quand des femmes regardaient son petit garçon

de merveille. Et, durant ses séjours à Genève, sa

valise toujours pleine de douceurs, ces douceurs

qu'elle appelait « consolations de la gorge » et

qu'elle achetait secrètement, en prévision de

quelque envie subite de ma part. Et sa main

qu'elle me tendait soudain, brusquement, pour

serrer la mienne comme à un ami. « Mon petit

kangourou », me disait-elle. Tout cela est si

proche. C'était il y a quelques milliers d'heures.

1. Anna de Noailles (1876-1933) publia plusieurs

recueils de poésie qui ont mal supporté l'épreuve

du temps.

 

  • E-Bahut
Posté(e)

1. De facon evidente il y a un eloge de la mere De Cohen

Il y a aussi un portrait de l'auteur, ou plutot deux portraits de l'auteur qui se chevauchent:

2. Le portrait de l'ecrivain adulte qui regarde en arriere

toi seule merite notre amour...

3. le portrait un peu critique de l'auteur envers lui-meme enfant ou jeune, qui acceptait l'amour de sa mere comme tout naturel, qui en demandait trop.

en prévision de quelque envie subite de ma part

voila juste des idees. Va voir le message de Teikos sur le commentaire. Cela te donnera peut-etre d'autres idees sur comment approcher ton texte.

  • E-Bahut
Posté(e)

Il y a 4 messages separes des autres en tete de forum

l'un d'entre eux est un message de Teikos sur le commentaire

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Salut

Je voulais savoir si tu avais eu des réponse sur ton commentaire de Albert Cohen (Le Livre de ma mère) car j'ai éxactement le même commentaire à faire

Donc se serai sympa si tu pouvais m'aider

J'attends ta réponse avec impatience.

Au revoir et merci d'avance

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