vanessbens Posté(e) le 17 janvier 2004 Signaler Posté(e) le 17 janvier 2004 Bonjour, J'ai un commentaire composé à faire sur "Le Livre de ma Mère" d'Albert Cohen (dont je vous copie l'extrait), et j'aimerais savoir si vous pouviez m'aider à élaborer un plan parce que je ne sais pas trop par où commencer. Merci d'avance, Vanessa. --------------------------------------------------- O toi, la seule, mère, ma mère et de tous les hommes, toi seule, notre mère, mérites notre confiance et notre amour. Tout le reste, femmes, frères, sœurs, enfants, amis, tout le reste n'est que misère et feuille emportée par le vent. Il y a des génies de la peinture et je n'en sais rien et je n'irai pas y voir et ça ne m'intéresse absolument pas et je n'y connais rien et je n'y veux rien connaître. Il y a des génies de la littérature et je le sais et la comtesse de Noailles1 n'est pas l'un d'eux, ni celui-ci, ni celui-là surtout. Mais ce que je sais plus encore, c'est que ma mère était un génie de l'amour. Comme la tienne, toi qui me lis. Et je me rappelle tout, tout, ses veilles, toute la nuit, auprès de moi malade, sa bouleversante indulgence, et la belle bague qu'elle avait, avec quelque regret mais avec la faiblesse de l'amour, si vite accepté de m'offrir. Elle était si vite vaincue par son écervelé de vingt ans. Et ses secrètes économies, à moi seul destinées quand j'étais étudiant, et toutes ses combines pour que mon père n'apprenne pas mes folies et ne se fâche pas contre le fils dépensier. Et sa naïve fierté, lorsque le rusé tailleur lui avait dit, pour l'embobiner, que son fils de treize ans avait « du cachet ». Comme elle avait savouré ce mot affreux. Et ses doigts secrètement en cornes contre le mauvais œil quand des femmes regardaient son petit garçon de merveille. Et, durant ses séjours à Genève, sa valise toujours pleine de douceurs, ces douceurs qu'elle appelait « consolations de la gorge » et qu'elle achetait secrètement, en prévision de quelque envie subite de ma part. Et sa main qu'elle me tendait soudain, brusquement, pour serrer la mienne comme à un ami. « Mon petit kangourou », me disait-elle. Tout cela est si proche. C'était il y a quelques milliers d'heures. 1. Anna de Noailles (1876-1933) publia plusieurs recueils de poésie qui ont mal supporté l'épreuve du temps.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 17 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 17 janvier 2004 1. De facon evidente il y a un eloge de la mere De Cohen Il y a aussi un portrait de l'auteur, ou plutot deux portraits de l'auteur qui se chevauchent: 2. Le portrait de l'ecrivain adulte qui regarde en arriere toi seule merite notre amour... 3. le portrait un peu critique de l'auteur envers lui-meme enfant ou jeune, qui acceptait l'amour de sa mere comme tout naturel, qui en demandait trop. en prévision de quelque envie subite de ma part voila juste des idees. Va voir le message de Teikos sur le commentaire. Cela te donnera peut-etre d'autres idees sur comment approcher ton texte.
vanessbens Posté(e) le 18 janvier 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 18 janvier 2004 Merci pour les idées, je vais y réfléchir ! Sinon je ne vois pas le message de de Teikos ?! Merci, Vanessa.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 18 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 18 janvier 2004 Il y a 4 messages separes des autres en tete de forum l'un d'entre eux est un message de Teikos sur le commentaire
vanessbens Posté(e) le 18 janvier 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 18 janvier 2004 Oui oui, c'est bon, j'ai remarqué après avoir posté mon message !
Ckiss Posté(e) le 27 février 2004 Signaler Posté(e) le 27 février 2004 Salut Je voulais savoir si tu avais eu des réponse sur ton commentaire de Albert Cohen (Le Livre de ma mère) car j'ai éxactement le même commentaire à faire Donc se serai sympa si tu pouvais m'aider J'attends ta réponse avec impatience. Au revoir et merci d'avance
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