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anesofy

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mon sujet est: dans quelle mesure la télévision influence-t-elle les comportements sociaux?

J'ai une idée de plan, mais vos idées m'aideraient beaucoup alors n'hésitez pas a mécrire svp c'est pr biento! ;)

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E X T R A I T S D U N U M É R O S P E C I A L

SUPPLÉMENT TÉLÉRAMA

1ER JUIN 1999

La Télé c’est vital à la vie

Tout a commencé comme dans un vrai journal par une conférence de rédaction. Une vraie

conférence, elle aussi, qui a donc démarré en retard et s'est terminée dans le brouhaha de

petits groupes occupés à refaire le monde. Cet après-midi-là, en décembre dernier, la

rédaction d'Édition spéciale comptait déjà une soixantaine de jeunes, accompagnés de

quelques professeurs, qui avaient envahi Télérama avec leurs idées carrées ou rigolotes sur la

télé, leurs envies de reportage, d'enquête et leurs coups de gueule.

Le sommaire à peine ébauché, ces envoyés spéciaux venus d'une trentaine de collèges et

lycées de la Seine-Saint-Denis sont repartis sur le terrain pour passer à l'action avec leurs

camarades de classe. Pendant six mois, sept cents élèves entre 12 et 16 ans ont travaillé,

raturé, réécrit ce numéro qui aurait pu être dix fois plus épais. Début juin, nous avons relu les

textes pour les présenter au mieux, les titrer, quelquefois les raccourcir, mais toujours en

respectant l'écriture des jeunes rédacteurs.

Mais cette édition spéciale est aussi une heureuse rencontre : celle de Télérama avec la

Fondation 93 qui, depuis quatre ans, aiguise le regard des jeunes dans le domaine de la presse.

Le petit écran a été tout de suite, bien sûr, au coeur d'Édition spéciale : nos reporters en herbe

adorent la télévision. Ils sont nés avec, ils ne peuvent plus s'en passer. Ce qui ne les empêche

pas de critiquer vertement, surtout quand elle parle d'eux, de la banlieue, de la Seine-Saint-

Denis ou, à plus forte raison, de leur cité.

Avec l'horripilant effet de mode qui s'est emparé de la "banlieue", on pouvait craindre

démagogie et clichés, mais tous ont joué le jeu pour dépasser leurs a priori. Et écrire cette

Édition spéciale avec l'impertinente fraîcheur d'une équipe qui a accepté de bon coeur de se

saborder après son premier numéro…

Débat : Le petit écran rend-t-il violent ? Pourquoi le regarde-t-on autant ? Nous avons

interrogé deux experts : Alain le Diberder et Dominique Wolton.

Télé, pourquoi tu me fais tout ça ?

Alain Le Diberder est responsable des nouveaux programmes à Canal+ ; Dominique Wolton

est directeur de recherches eu CNRS. Tour à tour, nous les avons interrogés sur les réactions

que nous avons face à la télévision. L'un, dans son bureau sympa de Canal+, s'est révélé très

attentif et très intéressé par nos propos. Speedé, l'autre ne tenait pas en place et avait

systématiquement réponse à tout. Nous nous sommes permis d'annoter les de ces deux

experts.

Edition spéciale : Pourquoi passons-nous des heures, chaque jour, à regarder la

télévision ?

Dominique Wolton : La télé, c'est l'horloge immobile du temps qui passe. C'est une

dépendance très compliquée à analyser, car la télévision répond à plein d'attentes différentes.

Ce qui me semble important, c'est d'être capable de fermer le poste, c'est un excellent exercice

de volonté. Ne pas arriver à éteindre la télévision quand on doit lire, faire les courses ou son

travail, montre les difficultés à construire sa volonté. Des parents qui n'ont pas le courage

d'interdire la télé à leurs enfants sont des parents qui démissionnent. Et, même si c'est dur, il

faut absolument éduquer les enfants à la télévision.

Alain le Diberder : La télévision, c'est du temps. Ce n'est pas comme un livre ou tout autre

chose qui aurait un début et une fin. Un disque, je peux écouter deux morceaux et puis je

m'arrête, mais la télévision, c'est un flux continu. Je me mets là, je regarde et puis après, il va

y avoir une autre émission. C'est une manière pas trop compliquée de passer le temps et de se

détendre. Au bout d'une demi-heure, on est ailleurs : on a oublié l'école ou le travail. La

télévision vient occuper un creux. C'est assez rare que l'on doive aller jouer au foot avec des

potes ou que l'on soit invité à une fête et que l'on se dise " Non, je préfère regarder la télé". On

regarde plutôt parce que l'on n'a pas été invité à la fête ou parce que la pluie empêche le match

de foot.

Mais nous préférons quand même la télé plutôt que lire ou faire autre chose. Pourquoi ?

D.W. : Parce que regarder la télé, c'est moins fatigant que lire autre chose ! La télé est

considérée comme une détente par des millions de gens, même s'ils pensent qu'il faudrait faire

autre chose, comme du bricolage, de la cuisine, de la lecture… elle est donc utilisée,

généralement, pour se distraire, mais, ce faisant, on peut découvrir des choses que l'on ne

s'attendait pas à rencontrer. Et puis, il y a aussi le désir d'être informé, cela nous oblige à

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savoir ce qui se passe dans le monde.

A.L.D. : Regarder la télé, c'est pas vraiment une activité. Il me semble que la plupart des gens

font autre chose en regardant la télé : ils discutent, répondent au téléphone, s'occupent de leur

chien, débarrassent la table… Toutes choses qu'on ne peut pas faire en lisant. Il faut juste que

le poste de télévision soit allumé dans le salon. Souvent, quand on est gamin, on ne regarde

pas la télé tout seul, on est avec ses parents, et ça devient une habitude que l'on prend

naturellement. Les générations d'avant ont connu un monde sans télé, mais, pour vous, elle a

toujours été là.

On dit souvent que la télévision influence nos comportements. C'est vrai qu'elle incite les

jeunes à la violence ?

D.W. : Les mauvaises idées ont toujours été colportées par tous les médias ; et la télévision

n'échappe pas à cette règle. La plupart de séries américaines s'appuient sur une caractéristique

bien humaine : on est toujours plus fasciné par la violence que par l'amour. En plus, l'industrie

cinématographique mondiale, dominée par les USA, produit des films très violents que la télé

n'hésite pas à diffuser… Les jeunes voient beaucoup trop ce type de programmes. Je suis pour

une réglementation de ces émissions quand elles passent à des heures où les jeunes sont

devant la télévision. Dans les séries produites en Europe, et particulièrement en France, on

montre plutôt des choses positives reposant sur des valeurs telles que la solidarité ou

l'entraide. L'amour ne dominant pas vraiment l'environnement actuel, je crois que la télévision

pourrait plus ouvrir vers le beau, le dynamique, le dévouement, l'imaginaire, la créativité…

A.L.D. : C'est une question que l'on se pose chaque fois que git un nouveau média, que ce soit

la télévision ou, plus récemment, les jeux vidéo ou Internet. La violence, il y en a toujours eu.

Et je ne crois pas que la télévision, plus que le livre ou le théâtre, nourrisse spécialement des

comportements violents. Quand j'avais votre âge, dans les années 60, il y avait un phénomène

que l'on appelait les "blousons noirs", et on mettait sur le dos du rock les comportements

violents que pouvait avoir la jeune génération. Aujourd'hui, je ne crois pas que quelqu'un de

doux comme un agneau décide de devenir un caïd après avoir vu un film de Bruce Lee à la

télévision. À mon avis, il n'y a pas de corrélation entre la violence – qui a toujours existé- et le

fait que la télévision la montre. Si la violence au petit écran influence tant les téléspectateurs,

pourquoi n'y a-t-il pas en France, des millions de chanteurs avec toutes ces émissions de

variétés, voire des millions d'érudits grâce à Questions pour un champion ? C'est bien pratique

d'accuser la télévision à propos de la violence : ce genre d'idées fausses empêche d'aller

chercher ailleurs les racines du phénomène.

La plupart d'entre nous préfèrent regarder la télévision seul(e)s. Pourquoi ?

D.W. : Je ne poserais pas comme cela le problème : je crois que lorsque vous regardez la télé

seul, vous savez qu'il y a des millions de gens qui font comme vous, c'est une fausse solitude.

On peut être tranquille, en tee-shirt, allongé sur un canapé, à faire la même chose que plein

d'autres personnes, mais sans que tout ce monde ne vous voie.

A.L.D. : Dans une famille, je ne crois pas que l'on soit vraiment seul en regardant la

télévision. Même si, à un moment donné, je suis seul devant l'écran, dans ma tête, j'ai fermé

ma porte, ou c'est justement parce que je ne veux pas les voir que je regarde la télévision…

La télévision, dans une famille, c'est comme le chien : il se crée des rapports autour, qu'ils

soient de rigolade, de connivence ou d'engueulade. Mais, bon, vous me dites que vous

préférez regarder la télévision seuls. Cela m'étonne, je ne le mets pas en doute, mais je n'ai pas

d'explication. Il faut dire que vous appartenez à une tranche d'âge que les chiffres et les

statistiques cernent mal. Et puis, la réponse à votre question est peut-être très personnelle, très

intime. Je crois qu'il ne faut pas chercher à tout expliquer, à décrypter tous les comportements

à partir de la télévision…

Propos recueillis par Abdelaziz Bouaziz, Bahar Makooï, 2de, et Tristan Le Doze, 5e.

"On n'est pas des Joey Starr !"

Canal + se dit une chaîne de jeunes. Mon oeil, oui! En fait, elle ne les aime pas...enfin surtout

ceux du 93. Est-ce parcequ'ils n'ont pas tous les moyens de se payer un décodeur ! En ce

moment, dès qu’il est question de la Seine-Saint-Denis, les guignols s’empressent de ressortir

Joey Starr, le chanteur du groupe N T M. Bon d’accord, N T M revendique son “Seine-Saint-

Denis style”, mais, quand même, il y a des limites... Joey Starr apparaît comme une brute

épaisse, une sorte de “Demolition Man” bête et violent qui n’arrive pas à aligner deux mots de

français quand, par chance, il articule. Un petit exemple ? Pour évoquer les problèmes de

sécurité sur les terrains de foot en Seine-Saint-Denis, c’est évidemment notre ami Joey qui

intervient et... arrache le bras d’un arbitre en lui serrant la main.

Je suis désolée mais Joey Starr n’est pas représentatif d’un jeune de la Seine Saint Denis: on

ne se ballade pas tous avec un piège à loup dans la gueule, à la recherche d’une hôtesse de

l’air à tabasser.

Les auteurs des Guignols se vantent de ne pas pratiquer l’hypocrisie. Au lieu d’éviter le

cliché rabâché d’une image malsaine de la Seine Saint Denis ils se noient dedans.

Moi, je sais que tout ce qu’on voit aux Guignols, n’est pas vrai, parce que ce département, j’y

habite. Mais, imaginez un habitant du Midi-Pyrénnées qui n’y a jamais mis les pieds. Il doit

sûrement nous prendre pour les pires des “sauvageons”.

Alors Joey Starr représentant de la Seine-Saint-Denis, non merci !

Bahar Makooi classe de seconde

La Télé en Prison

Calmant : La télé est une indispensable compagne de cellule pour les ados scolarisés à la

maison d'arrêt de Villepinte (93).

"Sans elle c'est la galère"

La télé c'est la liberté. La télé c'est l'extérieur. Grâce à elle, notre esprit s'évade. Sans télé, c'est

la galère. Il n'y a rien à faire. Rien d'autre que de taper des pompes, de dormir ou d'aller à la

fenêtre. Avec la télé, le temps passe plus vite. En prison, il y a trois choses qui nous apportent

un peu dehors : la télé, le courrier et le parloir. Le parloir, c'est la famille ; les lettres, c'est

pour le moral : mais la télé c'est la ville, c'est tout ce qui se passe dans le monde. On voit la

guerre du Kosovo, les histoires du tueur en série. On comprend que les Serbes veulent prendre

la place des Kosovars. Grâce aux émissions comme Capital, Le droit de savoir, Y'a pas photo,

Zone interdite, on voit des choses qui nous intéressent. On se renseigne, on nous montre

comment vivent les riches, comment le business fonctionne. Et puis, parfois, on suit des

émissions sur les cités, sur notre milieu.

À la télé, on voit surtout des choses qu'on voudrait retrouver. On regarde les voitures, les

filles, presque toujours belles, et la ville, attirante. On voit les séries où les gens ont la vie

facile. C'est bien pour eux, ce sont des fils à papa. Ils sont riches sans avoir besoin de

travailler.

Les programmes les plus joyeux, ce sont les matchs de foot. On fait des paris, on tape dans les

portes quand il y a un but. L'ambiance est bonne. La télé, elle nous aide aussi à nous soulager.

Les films X, Le journal du hard, ce sont les meilleurs programmes. Le moment où on a

vraiment besoin de la télé, c'est le soir. Après le dîner, à 17h30, il n'y a plus rien d'autre à

faire, et la télé rythme la soirée. 18 heures, c'est Exclusif, 19 heures, c'est Lagaf, 20 heures,

c'est le 6 minutes, Notre belle famille, et 21 heures, le début du film. Enfin, au plus tard à

minuit, la coupure de courant et le début du système D pour ceux qui veulent rester devant le

poste.

En fait, la télé, elle nous sert à pas trop réfléchir, à pas se prendre la tête, à pas avoir la haine.

Bref, à rester calmes. Pourtant, elle nous rappelle qu'on est enfermés parce que, dehors, on ne

la regarde pas. On a mieux à faire parce que la réalité, y'a pas à dire, c'est bien mieux que la

télé.

Quatre détenus de la Maison d'arrêt de Villepinte

Demain je passe à la télé !

Vendredi matin, la prof de Français est arrivée en retard. J'étais bien content toujours ça de

gagné ! Elle nous a annoncé une nouvelle formidable : on allait peut-être passer à la télé !

Terrible ! La prof venait de recevoir un coup de fil d'une dame ; une collaboratrice de

Paul Amar qui cherchait des élèves de notre âge habitant le 93 pour participer à une émission

sur France 2.

Jennifer a demandé qui était Paul Amar. Il y en a que trois dans la classe qui le connaissaient.

La prof a dit que c'était un présentateur de France 2, connu. J'étais heureux qu'il soit célèbre

mais j'aurais préféré passer sur M6 ou rencontrer Lagaf'. Je l'ai dit à la prof, mais elle a

répondu qu'on n'aurait pas le choix. Il y avait beaucoup de bruit dans la classe, tout le monde

posait des questions du genre : quand est-ce qu'on passera à la télé ? De quoi on va parler ?

Claude a dit qu'il voulait bien aller à la télé mais pas pour s'exprimer. Marie avait peur d'avoir

honte. La prof a crié "Silence !" Comme elle avait l'air fâché, tout le monde s'est tu, même

Jean-Noël (il a seulement continué à rire). La prof a alors expliqué que l'émission portait sur

la vie des jeunes dans les cités. L'enregistrement aurait lieu le lundi 29 mars. Si la classe était

retenue, nous partirions en car du collège à 16h30. Elle a demandé qui voulait participer à

l'enregistrement. On a tous levé le doigt. Qui allait refuser de passer à la télé ! Elle a dit que

seuls 3 ou 4 élèves prendraient la parole et elle a demandé des volontaires. Je me suis levé

d'un bond. Forcément ce sont ceux qui parlent qu'on filme ! et moi j'avais envie qu'on me voit

! La prof a noté les noms des 6 élèves qui seraient interrogés par téléphone pendant le weekend

par Miss France 2. Puis elle nous a dit qu'on en reparlerait lundi et que maintenant nous

allions travailler sur Le Médecin malgré lui. Mais même pendant qu'on étudiait Molière, j'ai

continué d'y penser. Je me demandais comment j'allais m'habiller et j'imaginais même mon

discours. Je me disais que pour faire bonne impression j'emploierais un beau langage. J'avais

peur de me tromper dans ma phrase ou d'être mal comprise.

À la récré, on était super excités Mustapha n'arrêtait pas de dire "C'est de la bombe !" Des

filles se demandaient si on allait être maquillés. Marie nous disait qu'il faudrait bien se tenir,

que l'honneur du collège reposait sur nous. Quand on en parlait aux élèves des autres classes,

ils ne voulaient pas nous croire, on les narguait en leur montrant les glandes sous le menton et

en imitant le roucoulement du pigeon ; ils avaient la haine !

Quand mes parents sont rentrés le soir et que je leur ai appris que la classe allait peut-être

passer à la télé mon père était très surpris, il pensait que je plaisantais. Ma mère, elle, était

super contente, elle a appelé Mamie, puis tonton Francky, tata Carole. En fait, elle a passé

deux heures au téléphone. Vers 17h30, une dame m'a appelé. J'étais en train de regarder

Beverly Hills. Sa voix était douce, je pense qu'elle est jeune. Elle m'a questionné pendant cinq

minutes, j'étais un peu stressé pourtant elle était très gentille. Elle voulait savoir mon âge, s'il

y avait de la violence dans mon collège, dans ma cité, si les grands nous faisaient peur. Après

chaque réponse, il y avait un blanc, je l'entendais taper sur le clavier. Je lui ai dit que parfois

je me battais : il faut bien se défendre ! Ensuite, elle a parlé à ma mère, elle lui a dit qu'elle

pourrait venir aussi à l'émission si elle voulait. Ma mère a refusé, elle était trop gênée. J'ai

vraiment eu l'impression que c'était gagné, que je serais bientôt une star.

Tout le week-end, je me suis imaginé face à la caméra. Lundi, la prof nous a dit que la dame

lui donnerait la réponse mardi soir par téléphone, qu'elle interrogeait des enfants d'autres

établissements et qu'elle ne pouvait pas choisir avant d'avoir entendu tout le monde. J'ai

trouvé désagréable d'être sur une liste d'attente, mais je voulais quand même y croire. Comme

on ne voyait pas la prof de français le mercredi (elle ne travaille pas, elle ! la chance !) et

qu'on était pressé de savoir si on irait ou non à la télé, c'est la prof d'histoire qui nous

apprendrait la bonne ou mauvais nouvelle.

Mercredi matin, la nouvelle était surtout mauvaise. Nous n'avons pas été choisis. On a tous

demandé pourquoi. La prof d'histoire a expliqué que la collaboratrice de Paul Amar nous avait

trouvé sympathiques et intéressants mais elle cherchait des enfants vivant une réalité plus

difficile. J'étais écoeuré ; trop bien ! on était trop bien ! Zéro pour l'excuse ! Kevin a proposé

qu'on casse le collège pour que Paul Amar s'intéresse à nous. Je me suis dit que j'aurais mieux

fait de raconter des histoires au téléphone à la collaboratrice plutôt que de lui dire que j'aimais

bien mon collège et ma cité. J'étais vraiment déçu, tellement déçu que l'après-midi je n'ai

même pas eu envie d'aller au sport. Dire que mon père avait acheté une cassette pour

m'enregistrer ! Toute la famille aurait été fière de me voir à la télé. Quand j'ai dit à la maison

qu'on ne passait plus à la télé, tout le monde était triste sauf mon frère qui a rigolé. Je ne

comprends pas pourquoi ils ne montrent que des jeunes qui ont de gros problèmes, des

dealers, des voyous, de la racaille. Moi j'aurais bien voulu dire que c'est chouette d'habiter

dans une cité ; même dans le 93 ! On a plein de copains, et on s'entend bien avec les grands

même si parfois il y a des bagarres. Mais qui ne s'est jamais bagarré à notre âge ?

La classe de 6è F Rucosa Didier Daurat

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