Médhy971 Posté(e) le 28 octobre 2011 Signaler Posté(e) le 28 octobre 2011 Bonjours ! je dois faire un commentaire composée du livre ""cahier d'un retour au pays natal ( Aimé Césaire) . Le prof n'a même donner des piste pour pouvoir le faire et je ne compprends absolument rien du texte ! Au bout du petit matin, la vie prostrée, on ne sait ou dépêcher ses rêves avortés , le fleuve de vie désespérément torpide dans son lit , sans turgescence ni dépression , incertain de fluer , lamentablement vide, la lourde impartialité de l'ennui, répartissant l'ombre sur toutes choses égales , l'air stagnant sans une trouée d'oiseau clair . Au bout du petit matin , une autre petit qui sent très mauvais dans une rue très étroite, une maison minuscule qui abrite en ses entrailles de bois pourri des dizaines de rats et turbulence de mes frères et soeurs , une petite maison cruelle dont l'intransigeance affole nos fins de mois et mon père fantasque grignoté d'une seule misère , je n'ai jamais su laquelle, qu'une imprévisible sorcellerie assoupit en mélancolique tendresse ou exalte en hautes flammes de colère ; et ma mère dont les jambes pour notre faim inlassable pédalent , pédalent du jour, de nuit, je suis même réveillé la nuit par ces jambes inlassables qui pédalent la nuit et la morsure âpre dans la chair molle de la nuit d'une Singer que ma mère pédale , pédale pour notre faim et de jour et nuit . Au bout du petit matin, au-delà de mon père, de ma mère, la case gerçant d'ampoules, comme un pêcher tourmenté de la cloque , et le toit aminci, rapiécé de morceaux de bidon de pétrole , et ça fait des marais de rouillure dans la pâte grise sordide empuantie de paille , et quand le vent souffle , ces disparates font bizarre le bruit , comme un crépitement de friture d'abord , puis comme un tison que l'on plonge dans l'eau avec la fumé des brindilles qui s'envole... Et le lit de planches d'ou s'est levée ma race, tout entière ma race de ce lit de planches, avec ses pattes de caisses Kérosine , comme s'il avait l'éléphantiasis le lit , et sa peau de cabri , et ses feuilles de banane séchées , et ses haillons, une nostalgie de matelas le lit de ma grand-mère ( au-dessus du lit , dans un pot plein d'huile un lumignon danse comme un gros ravet... sur le pot en lettres d'or : MERCI). ET une honte, cette rue Paille,
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