yaston3 Posté(e) le 27 mars 2011 Signaler Posté(e) le 27 mars 2011 Salut à tous, Voila, j'ai un commentaire a faire sur Zola et j'ai du mal a m'y prendre. Mon prof de français nous a donner un plan à respecter: Introduction en trois étapes: _ Présenter brièvement le texte sans le résumer (genre, auteur, date de publication, type de texte, thème,...) _ Poser la problématique : elle doit se présenter sous la forme d'une question ; _ annoncer le plan. Développement : _ Pas de titre ni de sous-titre _ sauter des ligne entre chaque partie ; retournez à la ligne avec un alinéa entre chaque sous-partie ; Chaque sous partie est un paragraphe dynamique construit : _ à partir d'une idée directrice ; _ que vous justifiez avec un élément de réponse qui sera illustré par des citations précises que vous expliquerez ou analyserez ( procédé de grammaire ? figure de style ?) Conclusion en deux étapes: _ Répondre de maniéré définitive à votre problématique ; _ élargissement Voici le texte : ÉMILE ZOLA L'ASSOMMOIR (1877) Chapitre VI La blanchisseuse Gervaise, après un premier échec sentimental, s'est mise en ménage avec l'ouvrier zingueur Coupeau qui, à la suite d'une chute, a sombré dans l'alcoolisme. Un de ses voisins, l'ouvrier Goujet dit Gueule d'or, dont elle est secrètement amoureuse, a pris en apprentissage, dans sa forge, son fils Etienne. Sous prétexte de rendre visite à son fils, Gervaise s'est rendue à la forge où sa présence a provoqué un duel professionnel entre Goujet et son compagnon Bec-Salé. Bec-Salé a achevé sa prestation : à l'aide du marteau Dédèle, il a modelé son boulon. C'est au tour de Goujet armé de Fifine. « C'était le tour de la Gueule-d’Or. Avant de commencer, il jeta à la blanchisseuse un regard plein d'une tendresse confiante. Puis, il ne se pressa pas, il prit sa distance, lança le marteau de haut, à grandes volées régulières. Il avait le jeu classique, correct, balancé et souple. Fifine, dans ses deux mains, ne dansait pas un chahut de bastringue, les guibolles emportées par-dessus les jupes; elle s'envolait, retombait en cadence, comme une dame noble, l'air sérieux, conduisant quelque menuet ancien. Les talons de Fifine tapaient la mesure, gravement; et ils s'enfonçaient dans le fer rouge, sur la tête du boulon; avec une science réfléchie, d'abord écrasant le métal au milieu, puis le modelant par une série de coups d'une précision rythmée. Bien sûr, ce n'était pas de l'eau-de-vie que la Gueule-d'Or avait dans les veines, c'était du sang, du sang pur, qui battait puissamment jusque dans son marteau, et qui réglait la besogne. Un homme magnifique au travail, ce gaillard-là ! Il recevait en plein la grande flamme de la forge. Ses cheveux courts, frisant sur son front bas, sa belle barbe jaune, aux anneaux tombants, s'allumaient, lui éclairaient toute la figure de leurs fils d'or, une vraie figure d'or, sans mentir. Avec ça, un cou pareil à une colonne, blanc comme un cou d'enfant; une poitrine vaste, large à y coucher une femme en travers ; des épaules et des bras sculptés qui paraissaient copiés sur ceux d'un géant, dans un musée. Quand il prenait son élan; on voyait ses muscles se gonfler, des montagnes de chair roulant et durcissant sous la peau; ses épaules, sa poitrine, son cou enflaient, il faisait de la clarté autour de lui, il devenait beau, tout-puissant, comme un Bon Dieu. Vingt fois déjà, il avait abattu Fifine, les yeux sur le fer, respirant à chaque coup, ayant seulement à ses tempes deux grosses gouttes de sueur qui coulaient. Il comptait : vingt et un, vingt-deux, vingt-trois. Fifine continuait tranquillement ses révérences de grande dame. » Voici ce qu'il demande : Vous ferez de ce texte un commentaire en étudiant d'abord comment Zola fait l'éloge du travail, puis comment il transfigure la scène de manière épique. Merci d'avance pour vos réponse.
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