lunapitchoune Posté(e) le 3 décembre 2003 Signaler Posté(e) le 3 décembre 2003 hamlet http://jeanmichel.messiaen.free.fr/Pages/hamletIII1.html andromaque http://k.moktar.free.fr/racine/andro51.html je t'envoi les autres
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 3 décembre 2003 E-Bahut Signaler Posté(e) le 3 décembre 2003 vois tu quel peut etre le lien entre ce texte de andromaque, et la vie de Racine? Sans renier tout à fait ces deux types de tragédies, Racine devait trouver sa propre manière avec Andromaque, pièce en laquelle on a coutume de voir sa première grande tragédie et où se mettent en place les thèmes récurrents de son théâtre. La grande nouveauté de cette pièce, pour les contemporains, était qu’elle s’écartait de l’héroïsme cornélien, d’inspiration très latine, pour se rapprocher davantage de la simplicité et de l’humanité du théâtre grec. Par rapport à la tragédie cornélienne, le théâtre de Racine marque donc une évolution vers une intériorisation du conflit tragique. Le ressort de la tragédie cornélienne était la gloire, et les personnages y étaient engagés dans une suite d’actions pleines d’énergie (meurtres, duels, etc.). Chez Racine, en revanche, l’amour-passion est la source de tous les conflits, la cause de l’aliénation des personnages et le responsable de leur perte. DU PARC, Marquise (Marquise-Thérèse de Gorla, dite, comédienne, ?-1668). Fille d'un bateleur italien fixé à Lyon, elle débute comme danseuse, entre dans L'Illustre Théâtre lors de son passage dans cette ville, en 1653. Elle y épouse Gros-René, comédien de Molière, avec lequel elle quitte la troupe à Pâques 1659, pour entrer au Théâtre du Marais, mais le couple revient chez Molière un an plus tard. Marquise joue, entre autres, le rôle d'Elvire dans Dom Juan et celui d'Arsinoé dans Le Misanthrope. Sa grande beauté et son port de reine lui valent de séduire successivement Corneille, Molière et Racine. Corneille vieillissant s'éprend d'elle lors du passage de la troupe à Rouen, en 1658, et c'est pour elle qu'il écrit les stances bien connues, car ironiquement «détournées» par Tristan Bernard, et mises en musique par Georges Brassens : Marquise si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux… Alors que, semble-t-il, elle reste indifférente au charme de Corneille et à celui de Molière, elle est en revanche amoureuse de Racine, pour lequel elle rejoint l'Hôtel de Bourgogne. Celui-ci la fait «répéter comme une écolière», nous apprend Boileau, et c'est pour elle qu'il écrit Andromaque. Une fille naît de cette liaison, mais Marquise meurt à l'âge de trente-cinq ans, de manière relativement mystérieuse, au point que Racine est inquiété lors du procès de la Voisin qui l'accuse d'avoir empoisonné sa maîtresse.
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