Muyriamm Posté(e) le 8 janvier 2011 Signaler Posté(e) le 8 janvier 2011 Bonjour , je n'arrive pas à répondre à ces deux questions ( j'ai répondu aux autres , mais il me manque plus que c'est deux dernieres questions ) ; Voici les 2 questions et le Texte : -Quel point de vue le narrateur adopte-t-il pour racontercette scène ? Vous justifierez votre réponse enanalysant l’énonciation et le registre de langue. -Que dénonce ce texte ? Pendantla guerre de 1914-1918, le jeune Lucien Fleurier vit avecses parents, à Férolles, où son père est propriétaire d’uneusine. Ledimanche était une éclaircie. Les brouillards se déchiraientquand Lucien se promenait avec papa sur la routede Paris. Il avait son beau costume marin, et on rencontraitdes ouvriers de papa qui saluaient papa et Lucien.Papas’approchait d’eux, et ils disaient : « Bonjour, monsieurFleurier », et aussi « Bonjour, mon petit monsieur». Lucien aimait bien les ouvriers parce que c’étaientdes grandes personnes mais pas comme les autres.D’abord, ils l’appelaient : monsieur. Et puis ils portaientdes casquettes et ils avaient de grosses mains auxongles ras qui avaient toujours l’air souffrantes et gercées.Ils étaient responsables et respectueux. Il n’aurait pas fallutirer la moustache du père Bouligaud: papa aurait grondéLucien.Mais le père Bouligaud, pour parler àpapa, ôtait sa casquette, et papa et Lucien gardaient leurschapeaux sur leurs têtes et papa parlait d’une grossevoix souriante et bourrue: « Eh bien, père Bouligaud, on attend sonfiston, quand est-ce qu’il aura sa permission? – Àla fin du mois, monsieur Fleurier, merci, monsieur Fleurier.» Le père Bouligaud avait l’air tout heureux et ilne se serait pas permis de donner une tape sur le derrièrede Lucien en l’appelant Crapaud, comme M.Bouffardier. Lucien détestait M. Bouffardier, parce qu’ilétait si laid.Mais quand il voyait le père Bouligaud, ilse sentait attendri et il avait envie d’être bon.Une fois, auretour de la promenade, papa prit Lucien sur ses genouxet lui expliqua ce que c’était qu’un chef. Lucien voulutsavoir comment papa parlait aux ouvriers quand ilétait à l’usine, et papa lui montra comment il fallait s’y prendre,et sa voix était toute changée. « Est-ce que je deviendraiaussi un chef? demanda Lucien.— Mais bien sûr,mon bonhomme, c’est pour cela que je t’ai fait. » Jean-PaulSartre, « L’Enfance d’un chef », inLe Mur, © Gallimard (1939). Je vous remercie . Désolé je l'est poster 2 Fois :SS
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