aurore268 Posté(e) le 10 novembre 2010 Signaler Posté(e) le 10 novembre 2010 Bonjour pouvez vous m'aider sur le sujet " peut on mettre fin a un préjugés " ? Merci D'avance
gamy Posté(e) le 16 novembre 2010 Signaler Posté(e) le 16 novembre 2010 Les préjugés au quotidien, ils sont là scotchés à nos pensées, parasitant nos émotions et nos sentiments. Il nous faut apprendre à les débusquer en les passant au crible d’une réflexion critique et humoristique, à s’en débarrasser pour créer du lien basé sur des relations non-violentes authentiques et joyeuses. <br class="texte clear"> <br class="access"> Les préjugés, c’est quoi ? Un certain nombre d’idées reçues, d’opinions toutes faites, des a priori non fondés, nous guident ou plutôt nous égarent dans notre vie quotidienne, façonnent notre rapport aux autres et au monde. Ces préjugés portent d’autres noms : stéréotypes, clichés, lieux communs, ils sont des phénomènes qui affectent les cultures et les sociétés, chacune disposant de mots et d’expressions propres pour les exprimer. Ce sont des croyances acquises sous influence ( éducation, propagande ) ou par conformisme ( mimétisme familial, social, national ) sur soi, son groupe, les autres individus ou groupes s’appuyant sur des généralisations exagérées, des pensées réductrices, des jugements hâtifs, à l’emporte pièce. Les préjugés organisent les conduites et la communication entre les groupes sociaux : il peut s’agir de peuples ou d’ethnies ( les noirs, les arabes ) de nationalités ( les italiens, les belges ) de professions ou catégories socioprofessionnelles ( les instituteurs, les fonctionnaires) de classes ou de catégories sociales ( les paysans, les chômeurs, les sans domicile fixe ) de groupes ( les émigrés, les jeunes des banlieues) parfois en relation avec des pratiques sexuelles ( les homosexuels ) religieuses ( les catholiques, les musulmans, les juifs ). Inépuisable stock de prêt à penser et se comporter, les préjugés imprègnent nos relations, ils alimentent nos peurs, notre rejet de l’autre de celui qui est différent, et son exclusion. Ils sont la cause de toutes les discriminations et le terreau sur lesquelles poussent toutes les formes de violences sociales et dont profitent les systèmes politiques totalitaires. <br class="access"> Les préjugés à quoi servent ils ? Les préjugés ont la vie dure Pour celui qui s'y accroche, les préjugés remplissent une fonction tout à fait précise : cela lui permet, par exemple, de maîtriser psychiquement insécurité et menace. Les préjugés sont des instruments de défense contre l'angoisse. Ils servent à procurer une certaine sécurité dans l'action, à rendre le monde à peu près compréhensible, à trouver chaque chose à sa place. Ainsi à l'origine de la renaissance des préjugés nationaux (source de xénophobie) que l'on croyait dépassés, on trouve l'insécurité qui resurgit dans les pays européens lié à la crise qui se manifeste dans l'économie, la politique et la vie quotidienne. Ils rassurent quant à sa propre valeur sociale, surtout quand ils dévalorisent certaines catégories (opposition travailleurs, chômeurs, rmistes…) Enfin ils servent de soupape de sécurité pour une agressivité qui croit proportionnellement à l’insatisfaction grandissante, liée aux manques dans la vie personnelle, socioprofessionnelle et politique. Cette agressivité se tourne vers des groupes ou catégories « désignées « (les émigrés, les maghrébins) encouragé en cela par une société qui accepte et récompense ceux qui partagent ses normes et préjugés. Bref il y a eux et NOUS, et tout le monde l’a compris, il vaut mieux être nous qu’eux. Les préjugés sont tenaces et collent comme la galle à la peau des cultures. Ainsi par exemple si quelqu’un pense que les français sont plus sales que les allemands, il trouvera partout en France de par cette perception sélective matière à critiquer le désordre, la saleté qu’il voit partout, sans même se poser la question de savoir ce que chacun entend par propreté. Les préjugés dressent des murs entre les personnes qui se fuient entre elles se confortant ainsi dans leurs préjugés. Chacun s’installe dans ses préjugés comme dans un nid douillet, ils deviennent difficilement modifiables souvent par paresse intellectuelle, ou bien par conformisme social, esprit routinier ou rigidité mentale, peur de la nouveauté, manque de confiance en l’autre. <br class="access"> « Dépouiller » les pensées des préjugés, s’éclater sur les préjugés Il s’agit d’abord de débusquer les préjugés qui parasitent nos pensées et encombrent nos sentiments en aiguisant l’esprit critique qui sommeille en chacun de nous, tout en sachant que la tâche sera longue, ardue et périlleuse parce qu’elle remet en jeu la confiance en soi souvent bâtie après de multiples efforts, souvent aussi au prix de compromissions. C’est pourquoi on ne peut dissocier cette démarche personnelle de l’environnement social dans laquelle elle peut se matérialiser. Pour combattre les préjugés il faut donc aussi diminuer la pression sociale qui pèse sur les individus, les libérer de la peur et de l'insécurité et élargir leur champ d’action politique, bref renforcer la démocratie. Neutraliser les préjugés c’est aussi en démonter les mécanismes, patiemment avec honnêteté et souci de vérité. Enfin prendre ses distances avec les préjugés suppose de pouvoir en rire, en les traitant sous la forme humoristique, en les parodiant. Apres tout la bêtise est humaine (les préjugés en sont une manifestation couramment répandue), non discriminatoire, touche tout le monde, sans à priori, ni distinction de classe, de sexe, d’origine ethnique, de religion… Einstein disait : « il est plus facile de fissurer un atome que de venir à bout d’un préjugé », mais cela c’était il y a quelques lointaines années. A chacun ses recettes pour se « dépouiller » les pensées de ses préjugés, la première, la plus urgente étant de reconnaître que « oui j’ai des préjugés, non je ne m’en accommode pas, oui j’entreprends de m’en « dépouiller ».
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