Aller au contenu

Emile Zola


Muyriamm

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour , Je n'ai pas compris le texte et la questions suivante , pourriez vous m'aidez .

1 ) Après avoir lu ce texte , Observez la structure du texte et dites quelles différences notez-vous entre les deux paragraphes ?

( voici le texte ) :

Et, brusquement, comme les ingénieurs s'avançaient avec prudence, une suprême convulsion du sol les mit en fuite. Des détonations souterraines éclataient, toute une artillerie monstrueuse canonnant le gouffre. A la surface, les dernières constructions se culbutaient, s'écrasaient. D'abord, une sorte de tourbillon emporta les débris du criblage et de la salle de recette. Le bâtiment des chaudières creva ensuite, disparut. Puis, ce fut la tourelle carrée où râlait la pompe d'épuisement, qui tomba sur la face, ainsi qu'un homme fauché par un boulet. Et l'on vit alors une effrayante chose, on vit la machine, disloquée sur son massif, les membres écartelés, lutter contre la mort : elle marcha, elle détendit sa bielle, son genou de géante, comme pour se lever ; mais elle expirait, broyée, engloutie. Seule, la haute cheminée de trente mètres restait debout, secouée, pareille à un mât dans l'ouragan. On croyait qu'elle allait s'émietter et voler en poudre, lorsque, tout d'un coup, elle s'enfonça d'un bloc, bue par la terre, fondue ainsi qu'un cierge colossal ; et rien ne dépassait, pas même la pointe du paratonnerre. C'était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine, ne soufflait plus de son haleine grosse et longue. Tout entier, le Voreux venait de couler à l'abîme.

Hurlante, la foule se sauva. Des femmes couraient en se cachant les yeux. L'épouvante roula des hommes comme un tas de feuilles sèches. On ne voulait pas crier, et on criait, la gorge enflée, les bras en l'air, devant l'immense trou qui s'était creusé. Ce cratère de volcan éteint, profond de quinze mètres, s'étendait de la route au canal, sur une largeur de quarante mètres au moins. Tout le carreau de la mine y avait suivi les bâtiments, les tréteaux gigantesques, les passerelles avec leurs rails, un train complet de berlines, trois wagons ; sans compter la provision des bois, une futaie de perches coupées, avalées comme des pailles. Au fond, on ne distinguait plus qu'un gâchis de poutres, de briques, de fer, de plâtre, d'affreux restes pilés, enchevêtrés, salis, dans cet enragement de la catastrophe. Et le trou s'arrondissait, des gerçures partaient des bords, gagnaient au loin, à travers les champs. Une fente montait jusqu'au débit de Rasseneur, dont la façade avait craqué. Est-ce que le coron lui-même y passerait ? jusqu'où devait-on fuir, pour être à l'abri, dans cette fin de jour abominable, sous cette nuée de plomb, qui elle aussi semblait vouloir écraser le monde ?

Emile Zola.

Merci d'avance .

Posté(e)

Ce passage se situe dans le roman " Germinal " d' Emile Zola

dans la 7ème partie , chapitre 3.

La grève , l' important mouvement social décrit par Zola , prend ,

petit à petit , fin ... les mineurs reprennent , même déçus , le travail ...

Mais , dans le roman , " Souvarine " , un anarchiste , sabote la fosse du Voreux ...

Les fuites d'eau dues au sabotage de Souvarine se font de plus en plus importantes ...

... Tout à coup , les mineurs se retrouvent avec un véritable torrent qui inonde leur tunnel .

La catastrophe s'annonce , et on se bouscule dans les cages pour remonter ...

Négrel remonte à la surface et annonce que " la fosse est perdue " .

C'est alors que la catastrophe a lieu :

La mine , saturée d'eau , s'affaisse et disparaît dans le sol .

Pour ce qui est de la différence entre les deux textes ...

Le premier texte fait penser à une description de la fin du monde ...

Tout est englouti ... tout disparaît ...

Avec un champ lexical ... très destructeur qui décrit les structures à la surface ,

détruites par cette terre qui se dérobe et engloutit tout ... et on parle

de cette machine comme on parlerait d' une personne ...

Le deuxième texte , c'est la fin du monde ...

donc on s'enfuit devant ce phénomène de catastrophe

inimaginable , ces femmes , ces hommes , n'avaient jamais vu ça !

Puis , tout se qui s'écroulait (dans la première partie) se voit maintenant

au fond de cet énorme trou béant .

Posté(e)

Merci , mais je ne comprend pas très bien ce que vous avez marquez au début , car il nous demande juste de dire la difference entre les deux paragraphe . Peut être faudrait t-il plus développer .

Posté(e)

Non , les femmes , les hommes viennent de voir les structures de la mine à la surface , les bâtiments ,

la machinerie , la haute tour de 30 mètres ... disparaître dans cet énorme trou béant provoqué par

les graves inondations en bas dans la mine , les galeries s'écroulent , provoquent des effondrements ...

on est en plein dans la catastrophe minière .

Ces deux paragraphes , on les comprend mieux , si tu lis ce que j'explique avant ...

Pourquoi , il y a une catastrophe ... et puis on doit respecter aussi le contexte ...

les mineurs , ont eu une longue et difficile grève , ils reprennent le travail sans trop avoir le moral ,

et cette catastrophe arrive , pour encore plus les plonger dans le malheur ...

Mes explication sont pour situer les choses , je ne les mets pour que tu les recopies , mais pour

que tu saches un peu le déroulement de l'action .

Zola tenait à décrire la vie des mineurs , et il a choisit de les décrire comme des héros pour

mieux aussi montrer le travail industriel , et à travers une grève .

Il n'a rien inventé , Zola , les grèves existaient , en ce temps là . et mêmes des grèves tragiques ...

Posté(e)

Merci , mais oui voila j'ai compris mais je ne connaissais pas le roman "Souvarine" c'est pour cela que je ne comprenais pas au depart .

Merci encore

Cordialement.

Posté(e)

Mais sur notre feuille nous n'avons juste ce texte Et, brusquement, comme les ingénieurs s'avançaient avec prudence, une suprême convulsion du sol les mit en fuite. Des détonations souterraines éclataient, toute une artillerie monstrueuse canonnant le gouffre. A la surface, les dernières constructions se culbutaient, s'écrasaient. D'abord, une sorte de tourbillon emporta les débris du criblage et de la salle de recette. Le bâtiment des chaudières creva ensuite, disparut. Puis, ce fut la tourelle carrée où râlait la pompe d'épuisement, qui tomba sur la face, ainsi qu'un homme fauché par un boulet. Et l'on vit alors une effrayante chose, on vit la machine, disloquée sur son massif, les membres écartelés, lutter contre la mort : elle marcha, elle détendit sa bielle, son genou de géante, comme pour se lever ; mais elle expirait, broyée, engloutie. Seule, la haute cheminée de trente mètres restait debout, secouée, pareille à un mât dans l'ouragan. On croyait qu'elle allait s'émietter et voler en poudre, lorsque, tout d'un coup, elle s'enfonça d'un bloc, bue par la terre, fondue ainsi qu'un cierge colossal ; et rien ne dépassait, pas même la pointe du paratonnerre. C'était fini, la bête mauvaise, accroupie dans ce creux, gorgée de chair humaine, ne soufflait plus de son haleine grosse et longue. Tout entier, le Voreux venait de couler à l'abîme.

- Hurlante, la foule se sauva. Des femmes couraient en se cachant les yeux. L'épouvante roula des hommes comme un tas de feuilles sèches. On ne voulait pas crier, et on criait, la gorge enflée, les bras en l'air, devant l'immense trou qui s'était creusé. Ce cratère de volcan éteint, profond de quinze mètres, s'étendait de la route au canal, sur une largeur de quarante mètres au moins. Tout le carreau de la mine y avait suivi les bâtiments, les tréteaux gigantesques, les passerelles avec leurs rails, un train complet de berlines, trois wagons ; sans compter la provision des bois, une futaie de perches coupées, avalées comme des pailles. Au fond, on ne distinguait plus qu'un gâchis de poutres, de briques, de fer, de plâtre, d'affreux restes pilés, enchevêtrés, salis, dans cet enragement de la catastrophe. Et le trou s'arrondissait, des gerçures partaient des bords, gagnaient au loin, à travers les champs. Une fente montait jusqu'au débit de Rasseneur, dont la façade avait craqué. Est-ce que le coron lui-même y passerait ? jusqu'où devait-on fuir, pour être à l'abri, dans cette fin de jour abominable, sous cette nuée de plomb, qui elle aussi semblait vouloir écraser le monde ?

donc je dois juste expliquer ces deux paragraphes

Posté(e)

Le roman s'appelle

" GERMINAL "

Dans le roman , Emile Zola raconte la vie des mineurs

à travers une grève ... jusquà cette catastrophe minière .

Au XIX ème siècle , existait ce qu'on pourrait appelé un mouvement

anarchiste ... et Souvarine est un personnage du roman " GERMINAL " ,

Souvarine est un anarchiste , c'est lui qui ,

en sabotant les installations de la mine ,

provoque la catastrophe décrit dans le roman .

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering