Malixou Posté(e) le 10 mai 2009 Signaler Posté(e) le 10 mai 2009 Hello ! J'ai un commentaire de document d'histoire à faire et je n'ai pas réussi à répondre à toutes les questions. Pourriez-vous m'aider svp ? Voici le document : Erasme, "lettre à Augustin de Gubbio, auteur d'une réédition de l'ancien testament" "Quand je vivais à Rome en 1509, invité à plusieurs reprises pour un entretien au palais du cardinal Grimani et cela - si je ne me trompe - par l'entremise de Pietro Bembol, vu que je répugnais alors à la fréquentation des grands, je finis quand même par me rendre à son palais plutôt par sentiment du devoir que parce que j'en avais envie. Ni dans la cour d'honneur ni dans le vestibule ne paraissait l'ombre d'un homme: c'était l'après-midi (...). J'arrive à la dernière salle : là je trouve un seul individu, un médecin grec à ce que je crois, la tête tondue, gardien d'une porte ouverte. je lui demande ce que faisait le cardinal. Il me dit qu'il s'entretient à l'intérieur avec quelques nobles (...). Tandis que, sur le point de partir, je contemple un peu par la fenêtre la vue qu'offrait le lieu, le Grec revint vers moi en insistant pour savoir si je ne voulais pas qu'on transmette quelque message au cardinal. "Il n'est pas nécessaire, dis-je, d'interrompre son entretien, je reviendrai bientôt". Finalement, comme il insistait, je lui dis mon nom. Dès qu'il l'eut entendu, il se précipita (...) à l'intérieur et il en sortit bientôt et m'ordonne de ne pas m'en aller, et je suis aussitôt introduit. Quand je fus entré, le cardinal Grimani me reçoit non comme un cardinal - et quel cardinal ! - reçoit un petit homme de rien mais comme un collègue. On me donne un siège et nous avons causé pendant plus de deux heures et il ne m’a pas été permis pendant ce temps de me libérer (...). Il se mit à m'exhorter à ne pas quitter Rome, la mère nourricière des talents. Il m'invite à loger dans sa maison et à partager sa fortune (...). Il fait venir son neveu, archevêque déjà, un adolescent doué d'un naturel quasi divin. Comme je voulais me lever, il me le défendit en disant: "Il convient que l'élève reste debout devant son précepteur." Finalement il me montra sa bibliothèque on ne peut plus polyglotte. Si j'avais eu la chance de connaître plus tôt cet homme, je n'aurais jamais abandonné la ville dont j'ai connu la faveur bien au delà de mon mérite. Mais j'avais déjà décidé de partir (...). Lorsque j'eus dit que j'avais été appelé par le roi d'Angleterre, il cessa d'insister. " Fribourg-en-Brisgau, 1531 Et les questions auxquelles je n'ai pas réussi à répondre : - Pourquoi la présence d'un médecin grec est-elle intéressante à noter dans l'Europe de l'ouest à l'époque de la Renaissance ? - "Il convient que l'élève reste debout devant son précepteur." Expliquez cette phrase à partir du document et de vos connaissances. Que savez-vous sur le rôle de l'éducation à la Renaissance ? Voilà ! Merci d'avance !
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.