adora Posté(e) le 15 janvier 2009 Signaler Posté(e) le 15 janvier 2009 Bonjour, je n'arrive pas à expliquer le passage en gras de se texte. L'expérience paraît enseigner que, dans l'intérêt de la paix et de la concorde, il convient que tout le pouvoir appartienne à un seul. Nul État en effet n'est demeuré aussi longtemps sans aucun changement que celui des Turcs et en revanche nulles cités n'ont été moins durables que les cités populaires ou démocratiques, et il n'en est pas où se soient élevées plus de séditions. Mais si la paix doit porter le nom de servitude, de barbarie et de solitude, il n'est rien de si lamentable que la paix. Entre les parents et les enfants, il y a certes plus de querelles et des discussions plus âpres qu'entre maîtres et esclaves, et cependant il n'est pas de l'intérêt de la famille ni de son gouvernement que l'autorité paternelle se change en domination et que les enfants soient tels que des esclaves. C'est donc la servitude, non la paix, qui demande que tout le pouvoir soit aux mains d'un seul : la paix ne consiste pas dans l'absence de guerre, mais dans l'union des âmes, c'est-à-dire dans la concorde. Baruch SPINOZA Et si vous avez des pistes pour l'étude du reste du texte je suis preneuse. Merci de vos réponces.
E-Bahut Jim37 Posté(e) le 15 janvier 2009 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 janvier 2009 Bonjour à toi Je vais tenter de t'expliquer cette phrase du mieux que je peux. Il faut d'abord remettre Spinoza dans son contexte, soit au 17e siècle. À cette époque, l'Empire ottomans était très puissant (et l'État turc le composait d'ailleurs). Je ne connais pas vraiment le peuple Turc, mais je suppose que Spinoza a généralisé lorsqu'il a parler des turc, voulant parler des arabes en général. Sinon, les turcs seraient des peuples nomades venus de la Mongolie. Mais peu importe. L'idée général est que les États très stricte, comme les monarchies, ont duré bien plus longtemps que les états populaires et démocratiques. Il se réfère peut-être au démocratie ancienne, comme celle d'Athène, et la jeune démocratie en Angleterre (qui n'en était pas vraiment une dans les faits) qui prenait essor à son époque. Cependant, dans les monarchies, il y avait une certaine paix, qui durait très longtemps, entre monarque et esclave. Spinoza dit ensuite que dans les cités démocratiques et populaires (peu durable), il y a sans cesse des séditions (des agitations, des périodes troubles). Je crois que tu peux te débrouiller avec le reste, sinon, réécrit un post, je vais tenter d'y répondre Bon succès
adora Posté(e) le 16 janvier 2009 Auteur Signaler Posté(e) le 16 janvier 2009 Merci bcp. Pour la suite ça ira c'était juste ce passage que je ne comprenais pas vraiment.
mouette78 Posté(e) le 5 avril 2011 Signaler Posté(e) le 5 avril 2011 Bonjour , j'ai exactement le même texte , il m'inspire assez mais je ne sais pas quel est le théme de ce texte j'ai quelques petites idées mais pas de conviction pouvez vous m'aider?
MChristine Posté(e) le 4 mai 2014 Signaler Posté(e) le 4 mai 2014 Bonjour, j'ai exactement le même texte à commenter pour demain, et j'ai vraiment du mal à expliquer "entre les parents et les enfants..." Jusqu'à la fin. Est ce que quelqu'un serait disponible pour m'aider ? Merci d'avance !
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