pierronimo Posté(e) le 24 février 2008 Signaler Posté(e) le 24 février 2008 Bonjour, Je suis en 1ere S et j'ai un commentaire à faire sur hamlet acte III scène 4.C'est la première fois que je fais un commentaire sur une pièce de théatre. Il s'agit du passage ou Hamlet fait des reproches à sa mère(la reine"qu'ai je fait pour que ta langue se déchaîne si violement contre moi ?" jusqu'à La reine"sortez". Je n'arrive pas à trouver les axes, j'avais pensé à la colère d'Hamlet ou au complexe d'Oedipe? pourriez vous me donner des pistes ce dont je vous remercie par avance. 1)Acte III, scène 4: La confrontation d'Hamlet et de sa mère (la Reine). Il lui reproche d'avoir épousé le frère de son défunt mari et aussi assassin. Comme axes de lecture je pensais à "Hamlet et le complexe d'œdipe" ____________________________________________________________ Le passage: LA REINE. - Qu'ai-je fait, pour que ta langue me flagelle de ce bruit si rude ?. HAMLET. - Une action qui flétrit la rougeur et la grâce de la pudeur, qui traite la vertu d'hypocrite, qui enlève la rose au front pur de l'amour innocent et y fait une plaie, qui rend les voeux du mariage aussi faux que les serments du joueur !Oh ! une action qui du corps du contrat arrache l'esprit, et fait de la religion la plus douce une rapsodie de mots. La face du ciel en flamboie, et la terre, cette masse solide et compacte, prenant un aspect sinistre comme à l'approche du jugement, .a l'âme malade de cette action. LA REINE. - Hélas ! quelle est l'action qui gronde si fort dans cet exorde foudroyant ?. HAMLET. - Regardez cette peinture-ci, et celle-là. Ce sont les portraits des deux frères. Voyez quelle grâce respirait sur ce visage ! les boucles d'Hypérion ! le front de Jupiter lui-même ! l'oeil pareil à celui de Mars pour la menace ou le commandement ! l'attitude comme celle du héraut Mercure, quand il vient de se poser sur une colline à fleur de ciel ! Un ensemble, une forme, vraiment, où' chaque dieu semblait avoir mis son sceau, pour donner au monde le type de l'homme ! c'était votre mari. Regardez maintenant, à côté ; c'est votre mari : mauvais grain gâté, fratricide du bon grain. Avez-vous des yeux ?. Avez-vous pu renoncer à vivre sur ce sommet splendide pour vous vautrer dans ce marais ?. Ah ! avez-vous des yeux ?. Vous ne pouvez pas appeler cela de l'amour ; car, à votre âge, le sang le plus ardent s'apprivoise, devient humble, et suit la raison. (Montrant les deux tableaux.) Et quel être raisonnable voudrait passer de ceci à ceci ?. Vous êtes sans doute douée de perception ; autrement vous ne seriez pas douée de mouvement : mais sans doute la perception est paralysée en vous : car la folie ne ferait pas une pareille erreur ; la perception ne s'asservit pas au délire à ce point ; elle garde assez de discernement pour remarquer une telle différence.Quel diable vous a ainsi attrapée à colin-maillard ?. La vue sans le toucher, le toucher sans la vue, l'ouïe sans les mains et sans les yeux, l'odorat seul, une partie même malade d'un de nos sens, ne serait pas à ce point stupide. ô honte ! où est ta rougeur ?. Enfer rebelle, si tu peux te mutiner ainsi dans les os d'une matrone, la vertu ne sera plus pour la jeunesse brûlante qu'une cire toujours fusible à sa flamme. Qu'on ne proclame plus le déshonneur de quiconque est emporté par une passion ardente, puisque les frimas eux-mêmes prennent feu si vivement et que la raison prostitue le désir ! . LA REINE. - Oh ! ne parle plus, Hamlet. Tu tournes mes regards au fond de mon âme ; et j'y vois des taches si noires et si tenaces que rien ne peut les effacer. HAMLET. - Et tout cela, pour vivre dans la sueur fétide d'un lit immonde, dans une étuve d'impureté, mielleuse, et faisant l'amour sur un sale fumier !. LA REINE. - Oh ! ne me parle plus : ces paroles m'entrent dans l'oreille comme autant de poignards ; assez, mon doux Hamlet ! HAMLET. - Un meurtrier ! un scélérat ! un maraud ! dîme vingt fois amoindrie de votre premier seigneur ! un bouffon de roi ! un coupe-bourse de l'empire et du pouvoir, qui a volé sur une planche le précieux diadème et l'a mis dans sa poche !. LA REINE. - Assez !. __________________________________________________________ merci d'avance Pierronimo
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