clara18 Posté(e) le 23 octobre 2005 Signaler Posté(e) le 23 octobre 2005 salut, je me lance actuellement dans la philosophie et dans le cadre du sujet du désir je dois faire le commentaire d'un texte de Rousseau: "Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel [de Dieu] une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité, et tel est le néant des choses humaines, qu'hors l'Etre existant par lui-même [Dieu] il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas. Si cet effet n'a pas toujours lieu sur les objets particuliers de nos passions, il est infaillible dans le sentiment commun qui les comprend toutes. Vivre sans peine n'est pas un état d'homme ; vivre ainsi c'est être mort. Celui qui pourrait tout sans être Dieu serait une misérable créature ; il serait privé du plaisir de désirer ; toute autre privation serait plus supportable."
clara18 Posté(e) le 25 octobre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 25 octobre 2005 personne ne peut m'aider ???
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 25 octobre 2005 E-Bahut Signaler Posté(e) le 25 octobre 2005 peux tu nous donner un example de ce dont parle Rousseau? Par example, un jour magnifique de fin d'ete, je me suis mise a regretter toutes les journees que j'auraient pu passer a la mer, et je me suis mis a delirer sur la journee magnique que je pourrais ---que je devrais --- passer a la mer, si seulement je pouvais trouver ce qu'il me fallait et partir en metro attraper une des embarcations... Je peux t'assurer que dans mon imagination, la journee etait magnifique, alors que la juissance de la journee ne fut pas si memorable, vegetation rabougrie, tas de ferailles rouilles au millieu des rochers, peur de me faire ecraser par les bateaux a moteur, eau froide apres 10minute! Et pourtant le soleil y etait, la cloche pour prevenir les bateaux des zones peu profondes, les oiseaux, un crabe... On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère
clara18 Posté(e) le 26 octobre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 26 octobre 2005 merci pour ton aide, ça me met sur de bons rails
clara18 Posté(e) le 27 octobre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 27 octobre 2005 quelqu'un pour m'aider à comprendre cette phrase ? Si cet effet n'a pas toujours lieu sur les objets particuliers de nos passions, il est infaillible dans le sentiment commun qui les comprend toutes.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 29 octobre 2005 E-Bahut Signaler Posté(e) le 29 octobre 2005 Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur
clara18 Posté(e) le 1 novembre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 1 novembre 2005 pour mettre en forme mon commentaire, il faut que je trouve plusieurs parties. j'en trouve 3: "Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel [de Dieu] une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion.|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||| ||||||| Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité, et tel est le néant des choses humaines, qu'hors l'Etre existant par lui-même [Dieu] il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas. |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||| |||||||||||| Si cet effet n'a pas toujours lieu sur les objets particuliers de nos passions, il est infaillible dans le sentiment commun qui les comprend toutes. Vivre sans peine n'est pas un état d'homme ; vivre ainsi c'est être mort. Celui qui pourrait tout sans être Dieu serait une misérable créature ; il serait privé du plaisir de désirer ; toute autre privation serait plus supportable." êtes vous d'accord ? serait il possible que quelqu'un m'aide pour trouver des transitions entre les parties dans mon commentaire ?
clara18 Posté(e) le 2 novembre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 2 novembre 2005 personne pour m'aider ?
E-Bahut Totochita Posté(e) le 3 novembre 2005 E-Bahut Signaler Posté(e) le 3 novembre 2005 POur repondre a ta demande, il y a un topic sur le commentaire de texte, cherche aussi ds e-bahut, jai explique dans les derniers post laisse quelques secrets du commentaire et quelques sites qui l'expliquent aussi.. ( suffit de taper methode commentaire de texte philosophie sur google.. ) Bonne chance a toi, il se fait tard et jai pas la tete a me plonger ds un texte philosophique.. P-e demain.. Julie
clara18 Posté(e) le 5 novembre 2005 Auteur Signaler Posté(e) le 5 novembre 2005 mais je voudrais juste savoir si vous êtes d'accord avec mon découpage du texte, sinon j'ai pigé le texte "Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux ; on s'attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l'inquiétude qu'il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède. On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux. En effet, l'homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel [de Dieu] une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu'il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l'objet même ; rien n'embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu'on voit ; l'imagination ne pare plus rien de ce qu'on possède, l'illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité, et tel est le néant des choses humaines, qu'hors l'Etre existant par lui-même [Dieu] il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas. Si cet effet n'a pas toujours lieu sur les objets particuliers de nos passions, il est infaillible dans le sentiment commun qui les comprend toutes. Vivre sans peine n'est pas un état d'homme ; vivre ainsi c'est être mort. Celui qui pourrait tout sans être Dieu serait une misérable créature ; il serait privé du plaisir de désirer ; toute autre privation serait plus supportable." alors, d'accord avec cette organisation ?
E-Bahut Totochita Posté(e) le 6 novembre 2005 E-Bahut Signaler Posté(e) le 6 novembre 2005 Moi je dirais que oui, en gros.. Mais pour decouper un texte, et en sortir les parties, il faut deja avoir au prealable une problematique a laquelle tu vas repondre.. L'as tu deja trouve ? C'est pour quand ton devoir?
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