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Ecriture D'invention


pupuuuce

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Posté(e)

Bonjour,

j'ai une ecriture d'invention a faire et j'ai un peu de mal,c'est pourquoi je viens vous demander un peu d'aide...

Je vous donne le sujet :

Critique litteraire a "La Gazette",vous rendez compte a vos lecteur de ce conte de monsieur de Voltaire : Histoire des voyages de Scarmentado,publié clandestinement, en cette année 1756 et enfin accessible à ses lecteurs.

Votre critique vise a faire partager votre enthousiasme pour ce conte philosophique.

Votre article,composé,s'appuiera sur le conte.Il convient de respecter la situation de communication,ainsi que les conventions propres à un article (titre,chapeau,nom du journaliste...). Attention aux anachronismes.

Je vous donne aussi le texte associé au sujet :

"J’allai en Hollande, où j’espérais trouver plus de tranquillité chez des peuples plus flegmatiques. On coupait la tête à un vieillard vénérable lorsque j’arrivai à la Haye. C’était la tête chauve du premier ministre Barneveldt, l’homme qui avait le mieux mérité de la république. Touché de pitié, je demandai quel était son crime, et s’il avait trahi l’État. « Il a fait bien pis, me répondit un prédicant à manteau noir; c’est un homme qui croit que l’on peut se sauver par les bonnes oeuvres aussi bien que par la foi. Vous sentez bien que, si de telles opinions s’établissaient, une république ne pourrait subsister, et qu’il faut des lois sévères pour réprimer de si scandaleuses horreurs. » Un profond politique du pays me dit en soupirant: « Hélas! monsieur, le bon temps ne durera pas toujours; ce n’est que par hasard que ce peuple est si zélé; le fond de son caractère est porté au dogme abominable de la tolérance; un jour, il y viendra: cela fait frémir. » Pour moi, en attendant que ce temps funeste de la modération et de l’indulgence fût arrivé, je quittai bien vite un pays où la sévérité n’était adoucie par aucun agrément, et je m’embarquai pour l’Espagne.

La cour était à Séville, les galions étaient arrivés, tout respirait l’abondance et la joie dans la plus belle saison de l’année. Je vis, au bout d’une allée d’orangers et de citronniers, une espèce de lice immense entourée de gradins couverts d’étoffes précieuses. Le roi, la reine, les infants, les infantes étaient sous un dais superbe. Vis-à-vis de cette auguste famille était un autre trône, mais plus élevé. Je dis à un de mes compagnons de voyage: « A moins que ce trône ne soit réservé pour Dieu, je ne vois pas à quoi il peut servir. » Ces indiscrètes paroles furent entendues d’un grave Espagnol, et me coûtèrent cher. Cependant je m’imaginais que nous allions voir quelque carrousel ou quelque fête de taureaux, lorsque le grand inquisiteur parut sur ce trône, d’où il bénit le roi et le peuple.

Ensuite vint une armée de moines défilant deux à deux, blancs, noirs, gris, chaussés, déchaussés, avec barbe, sans barbe, avec capuchon pointu et sans capuchon; puis marchait le bourreau; puis on voyait, au milieu des alguazils et des grands, environ quarante personnes couvertes de sacs sur lesquels on avait peint des diables et des flammes: c’étaient des juifs qui n’avaient pas voulu renoncer absolument à Moïse, c’étaient des chrétiens qui avaient épousé leurs commères, ou qui n’avaient pas adoré Notre-Dame d’Atocha, ou qui n’avaient pas voulu se défaire de leur argent comptant en faveur des frères hiéronymites. On chanta dévotement de très belles prières, après quoi on brûla à petit feu tous les coupables: de quoi toute la famille royale parut extrêmement édifiée.

Le soir, dans le temps que j’allais me mettre au lit, arrivèrent chez moi deux familiers de l’inquisition avec la sainte Hermandad: ils m’embrassèrent tendrement, et m’emmenèrent, sans me dire un seul mot, dans un cachot très frais, meublé d’un lit de natte et d’un beau crucifix. Je restai là six semaines, au bout desquelles le révérend père inquisiteur m’envoya prier de venir lui parler: il me serra quelque temps entre ses bras avec une affection toute paternelle; il me dit qu’il était sincèrement affligé d’avoir appris que je fusse si mal logé, mais que tous les appartements de la maison étaient remplis, et qu’une autre fois il espérait que je serais plus à mon aise. Ensuite il me demanda cordialement si je ne savais pas pourquoi j’étais là. Je dis au révérend père que c’était apparemment pour mes péchés. « Eh bien! mon cher enfant, pour quel pêché?... parlez-moi avec confiance. » J’eus beau imaginer, je ne devinai point. Il me mit charitablement sur les voies.

Enfin je me souvins de mes indiscrètes paroles. J’en fus quitte pour la discipline et une amende de trente mille réales. On me mena faire la révérence au grand inquisiteur: c’était un homme poli, qui me demanda comment j’avais trouvé sa petite fête. Je lui dis que cela était délicieux; et j’allai presser mes compagnons de voyage de quitter ce pays, tout beau qu’il est. Ils avaient eu le temps de s’instruire de toutes les grandes choses que les Espagnols avaient faites pour la religion. Ils avaient lu les mémoires du fameux évêque de Chiapa(11), par lesquels il paraît qu’on avait égorgé, ou brûlé, ou noyé dix millions d’infidèles en Amérique, pour les convertir. Je crus que cet évêque exagérait; mais, quand on réduirait ces sacrifices à cinq millions de victimes, cela serait encore admirable.

Le désir de voyager me pressait toujours. J’avais compté finir mon tour de l’Europe par la Turquie: nous en prîmes la route. Je me proposai bien de ne plus dire mon avis sur les fêtes que je verrais. « Ces Turcs, dis-je à mes compagnons, sont des mécréants qui n’ont point été baptisés et qui, par conséquent, seront bien plus cruels que les révérends pères inquisiteurs. Gardons le silence quand nous serons chez les mahométans. »

J’allai donc chez eux. Je fus étrangement surpris de voir, en Turquie, beaucoup plus d’églises chrétiennes qu’il n’y en avait dans Candie. J’y vis jusqu’à des troupes nombreuses de moines qu’on laissait prier la Vierge Marie librement, et maudire Mahomet, ceux-ci en grec, ceux-là en latin, quelques autres en arménien. « Les bonnes gens que les Turcs! » m’écriai-je. Les chrétiens grecs et les chrétiens latins étaient ennemis mortels dans Constantinople; ces esclaves se persécutaient les uns les autres comme des chiens qui se mordent dans la rue et à qui leurs maîtres donnent des coups de bâton pour les séparer. Le grand vizir protégeait alors les Grecs. Le patriarche grec m’accusa d’avoir soupé chez le patriarche latin, et je fus condamné, en plein divan, à cent coups de latte sur la plante des pieds, rachetables de cinq cents sequins. Le lendemain, le grand vizir fut étranglé; le surlendemain, son successeur, qui était pour le parti des Latins, et qui ne fut étranglé qu’un mois après, me condamna à la même amende pour avoir soupé chez le patriarche grec. Je fus dans la triste nécessité de ne plus fréquenter ni l’église grecque ni la latine. Pour m’en consoler, je pris à loyer une fort belle Circassienne, qui était la personne la plus tendre dans le tête-à-tête et la plus dévote à la mosquée. Une nuit, dans les doux transports de son amour, elle s’écria en m’embrassant: Alla! Illa! Alla! Ce sont les paroles sacramentelles des Turcs; je crus que c’étaient celles de l’amour; je m’écriai aussi fort tendrement: Alla! Illa! Alla! — Ah! me dit-elle, le Dieu miséricordieux soit loué! vous êtes Turc? » Je lui dis que je le bénissais de m’en avoir donné la force, et je me crus trop heureux. Le matin, l’iman vint pour me circoncire, et, comme je fis quelque difficulté, le cadi du quartier, homme loyal, me proposa de m’empaler: je sauvai mon prépuce et mon derrière avec mille sequins, et je m’enfuis vite en Perse, résolu de ne plus entendre ni messe grecque ni latine en Turquie, et de ne plus crier: Alla! Illa! Alla! dans un rendez-vous.

En arrivant à Ispahan, on me demanda si j’étais pour le mouton noir ou pour le mouton blanc. Je répondis que cela m’était fort indifférent, pourvu qu’il fût tendre. (Il faut savoir que les factions du mouton blanc et du mouton noir partageaient encore les Persans.) On crut que je me moquais des deux partis, de sorte que je me trouvai déjà une violente affaire sur les bras aux portes de la ville: il m’en coûta encore grand nombre de sequins pour me débarrasser des moutons. "

Voila,en fait je ne comprend pas bien le sujet, je dois faire une critique en donnant les caractéristiques du conte philosophique ? qu'est qu'un anachronisme ? comment dois-jeprésenter mon écriture d'invention ?

Pourrier vous me donner quelque idées ?

Merci d'avance pour votre aide...

Anne-Sophie

  • E-Bahut
Posté(e)

bonsoir,

première étape : faire une recherche sur le forum avec les entrées "Voltaire" et/ou "Scarmentado"

deuxième étape (si première non concluante) : donner ses premières idées !

normalement, ça devrait t'aider... un peu...

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