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Dissert


lafabre34

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voilà quelque chose qui pourra surement t'aider

Un enjeu théorique. « Penser la modernité ». Dans les sociétés traditionnelles, cette question de la mobilité sociale ne se pose pas parce-que la stratification sociale y est très rigide. Dans les sociétés modernes, les individus ne se voient plus assignés un statut social prédéfini. En droit, la mobilité sociale est donc possible. Rien n'empêche les individus de s'élever dans la société. Mais qu'est-ce qui détermine l'accès à une position sociale ? Les qualités‚ les talents individuels de l'individu. Pourtant, on se rend compte que l'origine sociale est influente sur la destinée des individus.

Un enjeu idéologique. L'opinion commune considère les élites sociales, c’est-à-dire le petit groupe de personnes qui se situe au somment d'une hiérarchie et qui détient du pouvoir et/ou de l'influence à ce titre, comme étant composé d'individus exceptionnels qui par leurs compétences et leurs talents méritent leur appartenance à l'élite. Mais en quoi telle représentation peut être qualifiée d'idéologique ? C'est une représentation qui perçoit les individus comme des êtres en « apesanteur sociale ». C'est une manière implicite de légitimer l'existence des hiérarchies.

Un enjeu politique. L'enjeu politique fait intervenir la question de l'égalité des chances. Pourquoi est-il si important que l'égalité des chances existe dans les sociétés modernes ? Tout d'abord, c'est le principe de la démocratie. De plus, ce qui nous fait accepter un ordre social inégalitaire (inégalités de conditions), c'est en partie la conviction (réelle ou mythique) que nous pouvons accéder aux plus hautes positions. Enfin, l'idéal méritocratique justifie l'égalité des conditions par la conviction qu'elle reflète les mérites différents de chacun.

II. LA MESURE DE LA MOBILITÉ

La table de mobilité : Une table de mobilité est un tableau à double entrée où figure la position sociale des individus (fils âgés de 40 à 59 ans en général), mesurée par la catégorie socioprofessionnelle (CSP,) et leur origine sociale (mesurée par la CSP de leur père).

> Qu’elle que soit la table de mobilité (table des destinées ou table des recrutements), il faut commencer par observer la diagonale qui mesure l’immobilité sociale. Plus les chiffres de cette diagonale sont élevés, moins la mobilité sociale est importante ! Il faut ensuite observer les nombres extérieurs à cette diagonale, qui traduisent les flux de mobilité sociale ascendants (avoir une « promotion sociale ») et descendants (connaître une « démotion sociale »). Les chiffres extérieurs à la diagonale permettent également de savoir si ces flux de mobilité sociale sont importants (fils d’ouvriers qui deviennent cadres) ou limités (fils d’ouvriers qui deviennent employés).

La table des destinées : Une table des destinées est une table de mobilité qui permet d’indiquer ce que deviennent les individus. Ex : En France, en 1993, 24,6 % des fils d’agriculteurs sont devenus agriculteurs. La table des recrutements : Une table des recrutements est une table de mobilité qui permet d’indiquer d’où sont issus les membres d’une catégorie sociale. Ex : En France, en 1993, 86 % des agriculteurs sont fils d’agriculteurs.

Globalement, la reproduction sociale est une réalité importante, ce qui prouve que la mobilité sociale reste limitée. Cette reproduction sociale est plus ou moins forte selon les milieux sociaux. Elle est forte aux pôles de la hiérarchie sociale (milieux « populaires » et milieux favorisés), et elle est beaucoup plus faible au sein des couches moyennes. (Les couches moyennes étant considérées comme étant le carrefour de la mobilité sociale, la fluidité sociale y est plus importante).

Les flux de mobilité sociale ascendants sont très marqués chez les enfants d’employés (32,2% d’entre eux occupent une profession intermédiaire et 22,2% sont devenus cadres), chez les enfants de profession intermédiaire (35,5% d’entre eux sont devenus cadres) et chez les enfants de commerçants (21,7% d’entre eux sont devenus cadres). La mobilité sociale ascendante est donc une réalité qui affecte essentiellement les couches moyennes.

Les flux de « démotion sociale » affectent peu les milieux sociaux favorisés. Les fils issus de milieux sociaux favorisés sont assez bien protégés. Par contre, 27% des fils d’employés et 34,8% des fils d’agriculteurs sont devenus ouvriers. (tre fils d’agriculteur et ouvrier est considéré comme étant un flux de mobilité sociale descendant car c’est passer du statut indépendant à celui de salarié). Mais se baser sur les PCS n’est pas toujours pertinent. En effet, il y a finalement peu de différences entre un employé et un ouvrier très qualifié. tre fils d’employé et ouvrier, ce n’est donc pas toujours de la « démotion sociale », mais ce n’est pas non-plus de la reproduction sociale.

III. LES DÉTERMINANTS DE LA MOBILITÉ

L'analyse de la reproduction sociale. En 1993, 2,1 millions de personnes ont changé de statut social : 35%.

La table des destinées nous montre la reproduction sociale (35%). Cette reproduction sociale est très importante chez les extrêmes. Quelle analyse en fait Pierre Bourdieu ? L'espace des positions sociales n'est pas un espace indifférencié mais au contraire il est hiérarchisé. Ainsi, certaines positions sociales cumulent plus de ressources que d'autres. Quelles ressources distingue t-on ? Il y a tout d'abord les ressources économiques, que détiennent essentiellement les patrons, les commerçants et artisans et les cadres. Il y a ensuite l'héritage culturel ou plus largement l'habitus (le niveau de diplôme). Et enfin, il y a une troisième ressource sociale, l'accès à un vaste réseau de solidarité, les relations professionnelles en clair. Les dominants dans cette situation sont ceux qui cumulent les trois ressources (diplôme, revenu, relations), c’est-à-dire les médecins ou encore les avocats. Entre les dominants et ceux qui sont dépourvus de tout, on va pouvoir structurer la hiérarchie sociale. Et pour Bourdieu, chaque « classe sociale » va essayer de reproduire, de maintenir les ressources dont elle dispose (économique, culturelle, sociale) à la fois dans leur composition et dans leur importance (niveau atteint). Pour cela, elles développent des stratégies plus ou moins actives pour parvenir à ce résultat. Les dominés, pour Bourdieu, sont exclus de cette compétition sociale.

Comment s'organisent ces stratégies de reproduction ? Plusieurs institutions vont jouer ce rôle.

1. Les facteurs de la reproduction sociale. a. L'héritage permet la transmission d'un capital économique et notamment d'un patrimoine professionnel. b. La mobilisation des réseaux de sociabilité: grands clubs privés, rallyes... Grâce à l'utilisation de ces institutions, on va pouvoir mettre en place la cooptation mais aussi le népotisme (le piston). c. Les stratégies matrimoniales : contrôler de manière active des alliances qui peuvent se créer (rallyes mondains). d. La stratégie, surtout chez les professions libérales, c'est d'instituer des ordres qui limitent la concurrence (ordre des pharmaciens).

2. L'école est une institution qui a favorisé la reproduction sociale des classes dominantes. Pourquoi ? L'école joue un rôle actif dans la reproduction sociale dans la mesure où elle traite également des situations sociales inégales. En effet, en traitant de manière égalitaire des situations sociales inégalitaires, l'école reproduit ces inégalités et favorise la reproduction sociale. Quelles différences de conditions sociales peuvent jouer un rôle important dans le cadre de l'école ? L'aide au devoir, qui est inégale selon les classes sociales, mais aussi le langage, qui est un facteur très important de la réussite scolaire. Enfin, il y a toutes les sorties: le théâtre, le cinéma, ainsi que les commentaires effectués.

> L'analyse de la mobilité sociale. En 1993, 3,9 millions de personnes ont changé de statut social : 65%.

L’analyse de la mobilité structurelle. Une partie des individus ont changé de position sociale du fait des modifications intervenues dans les structures sociale. Même s'ils l'avaient souhaités, tous les fils d'agriculteur n'auraient pas pu devenir agriculteurs, même chose pour les ouvriers. En effet, la part des emplois agricoles et industriels a nettement diminué. A l'inverse, tous les emplois tertiaires se sont fortement développés et ont conduit des fils d'univers sociaux différents à changer de position sociale.

Ce phénomène a été amplifié par les fortes différences de fécondité entre les PCS. D'un côté les PCS qui perdaient le plus d'emplois avaient plus d'enfants (amplification du phénomène). A l'inverse, les couches tertiaires ont connu une forte croissance de leurs emplois alors même que leur fécondité était faible > recrutement parmi les couches moyennes.

L'analyse de la mobilité nette. 40% des individus ont changé de statut social sans y avoir été contraint par les modifications de la structure des emplois. Depuis une quarantaine d’années, la fluidité sociale ne cesse de croître. On observe en effet des flux de mobilité ascendants et descendants, signes d’une très grande fluidité sociale. Néanmoins, lorsqu'ils existent, ces changements de position sociale sont de très faible ampleur. Ces 3 constats sont importants car ils montrent que nous vivons dans une société démocratique. Quels sont les facteurs de cette mobilité ?

1. Le rôle de l'école. La démocratisation du système scolaire a permis d'ouvrir l'école à l'ensemble des enfants quelle que soit leur origine sociale. Prolongation de l'école jusqu'à 16 ans / collège unique / démocratisation du « supérieur ». Cette démocratisation est réelle mais elle demeure relative. Les jeunes générations sont beaucoup plus diplômées que les anciennes générations mais cette situation débouche sur un paradoxe, le paradoxe d'Anderson. On pourrait s'attendre à ce que le statut social des jeunes générations soit plus élevé. Or, ¼ des personnes de 30 à 60 ans plus diplômées que leurs parents occupent des positions sociales inférieures à celles de leurs parents. Explication : La hausse du niveau de diplôme (du à la démocratisation) a été beaucoup plus rapide que la croissance des postes qualifiés. Ceux qui ont profité de la démocratisation de l'école sont les couches salariales moyennes (professions intermédiaires et employés). Les fils d'ouvriers, eux, en ont peu bénéficié.

2. Les autres facteurs de la fluidité sociale. L'établissement à son compte, l'accès à des responsabilités politiques, culturelles, artistiques, sportives...

CONCLUSION : La mobilité sociale représente un enjeu idéologique majeur. L'égalité des chances qui conduit à la mobilité sociale est en effet un des fondements de la société démocratique. Aujourd’hui, cette mobilité sociale reste limitée. En effet, dans les faits, la reproduction sociale s'avère encore très forte (33%), même si la mobilité sociale nette est croissante. L'école, elle, est une institution qui a un rôle complexe. A la fois les logiques sociales qui y règnent conduisent à favoriser les plus favorisés et à reproduire les statuts sociaux, mais en même temps l'école offre de réelles possibilités de « promotion sociale », notamment aux enfants issus de couches moyennes.

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voilà quelque chose qui pourra surement t'aider

Un enjeu théorique. « Penser la modernité ». Dans les sociétés traditionnelles, cette question de la mobilité sociale ne se pose pas parce-que la stratification sociale y est très rigide. Dans les sociétés modernes, les individus ne se voient plus assignés un statut social prédéfini. En droit, la mobilité sociale est donc possible. Rien n'empêche les individus de s'élever dans la société. Mais qu'est-ce qui détermine l'accès à une position sociale ? Les qualités‚ les talents individuels de l'individu. Pourtant, on se rend compte que l'origine sociale est influente sur la destinée des individus.

            Un enjeu idéologique. L'opinion commune considère les élites sociales, c’est-à-dire le petit groupe de personnes qui se situe au somment d'une hiérarchie et qui détient du pouvoir et/ou de l'influence à ce titre, comme étant composé d'individus exceptionnels qui par leurs compétences et leurs talents méritent leur appartenance à l'élite. Mais en quoi telle représentation peut être qualifiée d'idéologique ? C'est une représentation qui perçoit les individus comme des êtres en « apesanteur sociale ». C'est une manière implicite de légitimer l'existence des hiérarchies.

            Un enjeu politique. L'enjeu politique fait intervenir la question de l'égalité des chances. Pourquoi est-il si important que l'égalité des chances existe dans les sociétés modernes ? Tout d'abord, c'est le principe de la démocratie. De plus, ce qui nous fait accepter un ordre social inégalitaire (inégalités de conditions), c'est en partie la conviction (réelle ou mythique) que nous pouvons accéder aux plus hautes positions. Enfin, l'idéal méritocratique justifie l'égalité des conditions par la conviction qu'elle reflète les mérites différents de chacun.

II. LA MESURE DE LA MOBILITÉ

            La table de mobilité : Une table de mobilité est un tableau à double entrée où figure la position sociale des individus (fils âgés de 40 à 59 ans en général), mesurée par la catégorie socioprofessionnelle (CSP,) et leur origine sociale (mesurée par la CSP de leur père).

> Qu’elle que soit la table de mobilité (table des destinées ou table des recrutements), il faut commencer par observer la diagonale qui mesure l’immobilité sociale. Plus les chiffres de cette diagonale sont élevés, moins la mobilité sociale est importante ! Il faut ensuite observer les nombres extérieurs à cette diagonale, qui traduisent les flux de mobilité sociale ascendants (avoir une « promotion sociale ») et descendants (connaître une « démotion sociale »). Les chiffres extérieurs à la diagonale permettent également de savoir si ces flux de mobilité sociale sont importants (fils d’ouvriers qui deviennent cadres) ou limités (fils d’ouvriers qui deviennent employés).

            La table des destinées : Une table des destinées est une table de mobilité qui permet d’indiquer ce que deviennent les individus. Ex : En France, en 1993, 24,6 % des fils d’agriculteurs sont devenus agriculteurs. La table des recrutements : Une table des recrutements est une table de mobilité qui permet d’indiquer d’où sont issus les membres d’une catégorie sociale. Ex : En France, en 1993, 86 % des agriculteurs sont fils d’agriculteurs.

            Globalement, la reproduction sociale est une réalité importante, ce qui prouve que la mobilité sociale reste limitée. Cette reproduction sociale est plus ou moins forte selon les milieux sociaux. Elle est forte aux pôles de la hiérarchie sociale (milieux « populaires » et milieux favorisés), et elle est beaucoup plus faible au sein des couches moyennes. (Les couches moyennes étant considérées comme étant le carrefour de la mobilité sociale, la fluidité sociale y est plus importante).

Les flux de mobilité sociale ascendants sont très marqués chez les enfants d’employés (32,2% d’entre eux occupent une profession intermédiaire et 22,2% sont devenus cadres), chez les enfants de profession intermédiaire (35,5% d’entre eux sont devenus cadres) et chez les enfants de commerçants (21,7% d’entre eux sont devenus cadres). La mobilité sociale ascendante est donc une réalité qui affecte essentiellement les couches moyennes.

Les flux de « démotion sociale » affectent peu les milieux sociaux favorisés. Les fils issus de milieux sociaux favorisés sont assez bien protégés. Par contre, 27% des fils d’employés et 34,8% des fils d’agriculteurs sont devenus ouvriers. (tre fils d’agriculteur et ouvrier est considéré comme étant un flux de mobilité sociale descendant car c’est passer du statut indépendant à celui de salarié). Mais se baser sur les PCS n’est pas toujours pertinent. En effet, il y a finalement peu de différences entre un employé et un ouvrier très qualifié. tre fils d’employé et ouvrier, ce n’est donc pas toujours de la « démotion sociale », mais ce n’est pas non-plus de la reproduction sociale.

III. LES DÉTERMINANTS DE LA MOBILITÉ

            L'analyse de la reproduction sociale. En 1993, 2,1 millions de personnes ont changé de statut social : 35%.

            La table des destinées nous montre la reproduction sociale (35%). Cette reproduction sociale est très importante chez les extrêmes. Quelle analyse en fait Pierre Bourdieu ? L'espace des positions sociales n'est pas un espace indifférencié mais au contraire il est hiérarchisé. Ainsi, certaines positions sociales cumulent plus de ressources que d'autres. Quelles ressources distingue t-on ? Il y a tout d'abord les ressources économiques, que détiennent essentiellement les patrons, les commerçants et artisans et les cadres. Il y a ensuite l'héritage culturel ou plus largement l'habitus (le niveau de diplôme). Et enfin, il y a une troisième ressource sociale, l'accès à un vaste réseau de solidarité, les relations professionnelles en clair. Les dominants dans cette situation sont ceux qui cumulent les trois ressources (diplôme, revenu, relations), c’est-à-dire les médecins ou encore les avocats. Entre les dominants et ceux qui sont dépourvus de tout, on va pouvoir structurer la hiérarchie sociale. Et pour Bourdieu, chaque « classe sociale » va essayer de reproduire, de maintenir les ressources dont elle dispose (économique, culturelle, sociale) à la fois dans leur composition et dans leur importance (niveau atteint). Pour cela, elles développent des stratégies plus ou moins actives pour parvenir à ce résultat. Les dominés, pour Bourdieu, sont exclus de cette compétition sociale.

            Comment s'organisent ces stratégies de reproduction ? Plusieurs institutions vont jouer ce rôle.

1. Les facteurs de la reproduction sociale. a. L'héritage permet la transmission d'un capital économique et notamment d'un patrimoine professionnel. b. La mobilisation des réseaux de sociabilité: grands clubs privés, rallyes... Grâce à l'utilisation de ces institutions, on va pouvoir mettre en place la cooptation mais aussi le népotisme (le piston). c. Les stratégies matrimoniales : contrôler de manière active des alliances qui peuvent se créer (rallyes mondains). d. La stratégie, surtout chez les professions libérales, c'est d'instituer des ordres qui limitent la concurrence (ordre des pharmaciens).

2. L'école est une institution qui a favorisé la reproduction sociale des classes dominantes. Pourquoi ? L'école joue un rôle actif dans la reproduction sociale dans la mesure où elle traite également des situations sociales inégales. En effet, en traitant de manière égalitaire des situations sociales inégalitaires, l'école reproduit ces inégalités et favorise la reproduction sociale. Quelles différences de conditions sociales peuvent jouer un rôle important dans le cadre de l'école ? L'aide au devoir, qui est inégale selon les classes sociales, mais aussi le langage, qui est un facteur très important de la réussite scolaire. Enfin, il y a toutes les sorties: le théâtre, le cinéma, ainsi que les commentaires effectués.

            > L'analyse de la mobilité sociale. En 1993, 3,9 millions de personnes ont changé de statut social : 65%.

            L’analyse de la mobilité structurelle. Une partie des individus ont changé de position sociale du fait des modifications intervenues dans les structures sociale. Même s'ils l'avaient souhaités, tous les fils d'agriculteur n'auraient pas pu devenir agriculteurs, même chose pour les ouvriers. En effet, la part des emplois agricoles et industriels a nettement diminué. A l'inverse, tous les emplois tertiaires se sont fortement développés et ont conduit des fils d'univers sociaux différents à changer de position sociale.

Ce phénomène a été amplifié par les fortes différences de fécondité entre les PCS. D'un côté les PCS qui perdaient le plus d'emplois avaient plus d'enfants (amplification du phénomène). A l'inverse, les couches tertiaires ont connu une forte croissance de leurs emplois alors même que leur fécondité était faible > recrutement parmi les couches moyennes.

            L'analyse de la mobilité nette. 40% des individus ont changé de statut social sans y avoir été contraint par les modifications de la structure des emplois. Depuis une quarantaine d’années, la fluidité sociale ne cesse de croître. On observe en effet des flux de mobilité ascendants et descendants, signes d’une très grande fluidité sociale. Néanmoins, lorsqu'ils existent, ces changements de position sociale sont de très faible ampleur. Ces 3 constats sont importants car ils montrent que nous vivons dans une société démocratique. Quels sont les facteurs de cette mobilité ?

1. Le rôle de l'école. La démocratisation du système scolaire a permis d'ouvrir l'école à l'ensemble des enfants quelle que soit leur origine sociale. Prolongation de l'école jusqu'à 16 ans / collège unique / démocratisation du « supérieur ». Cette démocratisation est réelle mais elle demeure relative. Les jeunes générations sont beaucoup plus diplômées que les anciennes générations mais cette situation débouche sur un paradoxe, le paradoxe d'Anderson. On pourrait s'attendre à ce que le statut social des jeunes générations soit plus élevé. Or, ¼ des personnes de 30 à 60 ans plus diplômées que leurs parents occupent des positions sociales inférieures à celles de leurs parents. Explication : La hausse du niveau de diplôme (du à la démocratisation) a été beaucoup plus rapide que la croissance des postes qualifiés. Ceux qui ont profité de la démocratisation de l'école sont les couches salariales moyennes (professions intermédiaires et employés). Les fils d'ouvriers, eux, en ont peu bénéficié.

2. Les autres facteurs de la fluidité sociale. L'établissement à son compte, l'accès à des responsabilités politiques, culturelles, artistiques, sportives...

            CONCLUSION : La mobilité sociale représente un enjeu idéologique majeur. L'égalité des chances qui conduit à la mobilité sociale est en effet un des fondements de la société démocratique. Aujourd’hui, cette mobilité sociale reste limitée. En effet, dans les faits, la reproduction sociale s'avère encore très forte (33%), même si la mobilité sociale nette est croissante. L'école, elle, est une institution qui a un rôle complexe. A la fois les logiques sociales qui y règnent conduisent à favoriser les plus favorisés et à reproduire les statuts sociaux, mais en même temps l'école offre de réelles possibilités de « promotion sociale », notamment aux enfants issus de couches moyennes.

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je pensais parler de la socialisation pas de la mobilite le prof nous a guide dans ce sens suis je en hors sujet merci de votre aide ce message est adresse a cssile qui m' gentiment repondu

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je connais quelque truc la dessus vu qu'on a fait un chapitre sur la socialisation.donc tu pe affirmer que oui, les enfants ... en disant que c'est la reproduction social, que les fils de cadre sont cadre et que les fils d'ouvriers sont ouvriers.tu peux aussi dire que selon le metier des parents il y a des valeurs qui occupent une plus haute place que d'autres c'est a dire q'un prof sa valeur c'est la réussite scolaire dons il va pousser son enfant a réussir dans sa scolarité et si possible a faire le meme métier que lui alors qu'un artisan aura pour valeur l'apprentissage d'un métier donc il va moins pousser son enfant a faire des études mais il va le pousser a apprendre un métier pour reprendre l'entreprise familliale par exemple ... tu peux aussi parler de l'argent pour continuer les études, et l'aide aux devoirs qui sera plus importante chez un fils de prof que chez un ouvrier pr exemple.Ensuite en deuxieme partie tu peux affirmer qu'il y a des limites a cette reproduction social en disant que les enfants ne sont pas toujours daccord avec les parents sur leur avennir, que les enfants veulent de +en+ choisir eux-meme et se diriger vers ce qu'ils leurs plait.

Voila j'éspére que j'ai pu t'aider ... a++ bonne chance

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je connais quelque truc la dessus vu qu'on a fait un chapitre sur la socialisation.donc tu pe affirmer que oui, les enfants ... en disant que c'est la reproduction social, que les fils de cadre sont cadre et que les fils d'ouvriers sont ouvriers.tu peux aussi dire que selon le metier des parents il y a des valeurs qui occupent une plus haute place que d'autres c'est a dire q'un prof sa valeur c'est la réussite scolaire dons il va pousser son enfant a réussir dans sa scolarité et si possible a faire le meme métier que lui alors qu'un artisan aura pour valeur l'apprentissage d'un métier donc il va moins pousser son enfant a faire des études mais il va le pousser a apprendre un métier pour reprendre l'entreprise familliale par exemple ... tu peux aussi parler de l'argent pour continuer les études, et l'aide aux devoirs qui sera plus importante chez un fils de prof que chez un ouvrier pr exemple.Ensuite en deuxieme partie tu peux affirmer qu'il y a des limites a cette reproduction social en disant que les enfants ne sont pas toujours daccord avec les parents sur leur avennir, que les enfants veulent de +en+ choisir eux-meme et se diriger vers ce qu'ils leurs plait.

Voila j'éspére que j'ai pu t'aider ... a++ bonne chance

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Posté(e)

mais la reproduction sociale fait partie de la mobilité sociale, au therme sociologique.

il me semble que tu ne peux pas parler de reproduction sociale sans aborder le therme de "mobilité"

on parle de "mobilité" d'une classe, c'est bien pour cela qu'il me parait inconcevable de parler de reproduction sociale sans évoquer la mobilité.

Posté(e)

une classe sociale n'existe en tant que classe que si elle a une certaine permanence dans le temps, en particulier pour pouvoir transmettre à ses membres (et aux enfants de ses membres) une culture commune forgeant la conscience de classe. On peut donc penser que plus le système de classes est constitué, plus les résistances à la mobilité sociale vont probablement être fortes, et inversement. Etudier la mobilité sociale permet donc de compléter la réflexion sur l'existence des classes

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