didi10 Posté(e) le 12 décembre 2004 Signaler Posté(e) le 12 décembre 2004 pouvez vous maider a trouver des documents sur l'evolution du temps de travail(des ouvriers) pour mon exposé que je dois faire merci
cssile Posté(e) le 15 décembre 2004 Signaler Posté(e) le 15 décembre 2004 quelques petites info qui peuvent surement t'etre tres utiles... essaye de ciblé un peu plus ton pb , je pourrais te donner des info peut etre plus précises... MUTATIONS DU MARCHE DU TRAVAIL ET EXCLUSION SOCIALE Le travail est le grand intégrateur social du 20ème siècle. Le travail est le grand vecteur de l’intégration sociale des individus. Est-ce que les mutations de l’emploi ont amoindri le rôle d’intégration sociale joué par le travail ? Quelles sont les mutations de l'emploi ? 1. Salarisation des emplois (90% salariés - 10 % indépendants). 2. Tertiarisation. Glissements sectoriels (destructions d’emplois dans les secteurs primaire et secondaire, création dans le tertiaire). Ce sont bien les emplois qui se sont transformés . 3. Qualification. Les emplois d'aujourd'hui requièrent d'avantage de diplômes. 4. Montée des emplois précaires (CDD, intérim, emplois aidés...). 5. Montée du chômage. Dégradation du marché du travail à partir du milieu des années 70 et jusqu'au milieu des années 90 (« 20 piteuses »). 6. Dégradation des normes d'emploi. L'emploi Fordiste type (CDI, 1 contrat avec 1 employeur) cède la place à des formes d'emploi nouvelles, comme le Télétravail ou les nouvelles formes de rémunérations (les stock-options ou les rémunérations individualisées. Les 2 faits majeurs sont le développement du chômage et des emplois précaires. Quelles sont les conséquences de ces mutations sur l'intégration ? Est-ce que les mutations de l'emploi ont amoindri le rôle d'intégration sociale joué par le travail ? Est-ce que ces mutations de l'emploi ont amoindri le rôle du travail comme facteur d'intégration sociale ? Les mutations de l'emploi rendent difficiles l'accès à des réseaux de solidarité, l'accès aux normes des consommation dominantes et l'accès à la protection sociale. 1. Accès à des réseaux de solidarité. Aucun des grands syndicats existants n'arrivent à regrouper les chômeurs. Pourquoi alors les chômeurs ne se regroupent pas, eux-mêmes, sous forme de syndicats ou d'associations ? Parce-qu'il est difficile de se définir une identité sociale positive et que l'on peut revendiquer quand on est au chômage. 2. Accès aux normes de consommation dominantes. Pour les chômeurs, il y a « exclusion » pour le logement (ex: les logements sociaux), « exclusion » pour tout ce qui est accès à la culture, aux loisirs ou à la propriété, « exclusion » par rapport à la santé (création de la CMU pour tenter de remédier à ce problème). 3. Accès à la protection sociale. Lorsqu'on a un emploi précaire, on accède pas toujours à ces droits sociaux. Les chômeurs, eux, n'ont pas accès aux mutuelles, le « 2ème étage » de la protection (pas de couverture sociale). Les mutations de l'emploi ont également entraîné un affaiblissement des solidarités professionnelles. 1. Parmi les mutations de l'emploi, il y a la tertiarisation des emplois. Quelles conséquences a eu la tertiarisation sur l'intégration sociale ? Les emplois types de l'agriculture ou de l'industrie constituaient des cadres identitaires stéréotypés (mode de vie, caractéristiques sociales communes). Ces emplois permettaient donc aux individus dépourvus d'identité sociale (pas de diplôme, individus issus de l’immigration) d'accéder à une identité sociale forte (traits identitaires forts que l'on peut revendiquer) à travers un processus de socialisation. Est-ce que dans les emplois tertiaires on retrouve la même chose ? Non. Ces emplois requièrent au préalable la constitution d'une identité sociale positive (savoir être, etc...). Mais quels sont les garants de cette identité sociale positive ? Ce sont les diplômes mais aussi la famille et le capital culturel qu'elle transmet. Et sur ce plan, il y a des inégalités. Comment accéder à l'emploi quand on a pas de diplômes ou que la famille ne correspond pas aux normes dominantes ? Au bout du compte, ceux dont l'identité sociale est la plus fragile ou la moins valorisée sont ceux qui auraient le plus besoin d'avoir un emploi pour renforcer cette identité sociale, et c'est ceux qui ont le moins de chance d'y accéder dans le cadre des emplois tertiaires. 2. La salarisation. D'un côté, le salariat permet d'accroître la liberté des individus (plus de tutelle familiale...) mais d'un autre côté, les liens de solidarité très puissants ont tendance à se dissoudre. Les solidarités traditionnelles et les solidarités professionnelles sont remplacées par les solidarités institutionnelles (sécurité sociale), qui rendent les personnes moins solidaires entre elles. 3. La crise du syndicalisme en France (désyndicalisation forte) témoigne que les solidarités professionnelles sont en perte de vitesse (crise de l'identité ouvrière, du Parti Communiste). > Enfin, le lien Emploi / Intégration sociale est beaucoup plus complexe qu'on ne l'imagine. La thèse dominante est que lorsqu'on a un emploi, on bénéficie d'une bonne intégration sociale. Mais être exclu du marché, ce n'est pas systématiquement être exclu socialement. Et inversement, occuper un emploi n'est pas une garantie d'identité sociale. En effet, sur les 8 millions d'actifs socialement vulnérable, il y a 6 millions d'actifs qui occupent un emploi stable (les ¾). De plus, sur les 2,9 millions d'actifs économiquement pauvres, 1,6 million ont un emploi stable (plus de la moitié). Comment expliquer ces chiffres ? 1. Absence de solidarité familiale. 2. Peu de solidarités en ce qui concerne le réseau « amis/voisins » (société individualiste). 3. Peu de solidarités associatives. 4. Ici se pose le problème de l'intégration de l'immigration, l'immigration étant un facteur d'exclusion sociale (discrimination à l'embauche entre autres). A l'inverse, on peut être au chômage et ne pas tomber dans la pauvreté économique et la vulnérabilité, et donc conserver une bonne intégration sociale. La preuve en est que sur les 3 millions d'actifs économiquement pauvres, on ne retrouve que 0,9 millions de chômeurs. ð Population économiquement pauvre : personnes vivant dans un ménage dont le revenu par personne est inférieur à 2700 francs (411, 61 €) par mois. Population socialement vulnérable : Personnes actives dont la sociabilité familiale, les possibilités d’être aidé par leur entourage et les liens avec le monde associatif sont dans l’ensemble faibles. Personnes qui ont un accès limité aux 3 réseaux de solidarité que sont le réseau familial, le réseau « ami/voisin » et le réseau associatif. CONCLUSION : L'emploi est devenu un facteur d'intégration majeur. Les transformations récentes de l'emploi ont modifié son rôle d'intégration sociale. Mais à côté de l'emploi et du travail, d'autres instances d'intégration interviennent: État / famille / école. Aujourd'hui se pose donc la question de la place que nous voulons donner au travail. On peut, en effet, réfléchir à d'autres formes de reconnaissance sociale, d'identité sociale, que celles qui sont liées au travail, comme l'engagement humanitaire, politique ou associatif qui renforcent les solidarités entre les individus mais qui sont très peu reconnues. On peut donc réfléchir à une société où les gens sans emploi pourront être intégrés. L'ORGANISATION DU TRAVAIL FACTEUR DE CROISSANCE L'apparition du Taylorisme et du Fordisme a permis d'améliorer la productivité par le biais d'une meilleure organisation du travail. C'est donc une croissance de type intensive, qui repose sur les gains de productivité : produire plus en essayant d'utiliser plus efficacement le travail et le capital. TAYLORISME : Le but : Gagner en productivité. Le fait de gagner en productivité passe par une organisation du travail. Le principe : Réorganiser le travail selon deux directions : 1. division verticale du travail : séparation entre la conception et l'exécution. Naissance d'un personnel d'encadrement (les cadres) et d'une nouvelle couche sociale (l'Ouvrier Spécialisé). 2. division horizontale du travail : découpage des tâches. Trouver « the one best way ». Contrôler les cadences de travail... Les conséquences : 1. Augmentation de la productivité et de la production. Entrée dans une production de masse et dans une économie de masse. 2. Transformation de la condition ouvrière : « aliénation du travail » : K. Marx. Dépossession de la maîtrise du travail des ouvriers. 3. Baisse des coûts moyens de production (on produit plus en dépensant moins de salaires). 4. Apparition du personnel d'encadrement et de l'Ouvrier Spécialisé. FORDISME : Le but : Gagner en productivité en augmentant la production. Le principe : Nouvelle organisation du travail: le transporteur, la chaîne de montage (division technique du travail). La standardisation des produits. Production d'une modèle unique. Les conséquences : 1. Augmentation de la productivité et de la production. 2. Élévation spectaculaire du niveau des profits (baisse des coûts de production). 3. Augmentation du coût des investissements (il faut mobiliser beaucoup de capitaux). Conséquences sociales: 1. Déséquilibre entre la production de masse et l'absence de consommation de masse. Henry Ford : Trouver des consommateurs en étant capable de redistribuer sous forme d'une augmentation des salaires les gains de productivité « 5 $ day ». Ce n'est qu'après la guerre que les sociétés capitalistes vont trouver les moyens de rétablir l'équilibre, c'est à dire de faire consommer en masse ce qu'on produit en masse, à travers une nouvelle régulation économique inspirée par Ford (redistribution des gains de productivité) et inspirée des thèses de Keynes avec l'apparition d'un nouvel acteur l'État (il réglemente, régule le marché) dans l'activité économique. > Quels sont les effets de l'OST sur la croissance économique ? L'objectif commun du Taylorisme, du Fordisme, du Toyotisme et de toutes les autres formes d'organisation du travail, c'est bien d'améliorer le niveau de production. Ces gains de productivité vont permettre d'impulser de la croissance économique par différentes voies, différents canaux (> Voir schéma de la croissance Fordiste). Est-ce que les gains de productivité sont automatiquement et mécaniquement converti en croissance économique ? Réponse nuancée. Oui, période des 30 Glorieuses. Non, 20 dernières années. Il y a donc une forte corrélation mais pas de causalité. Qu'est-ce qui fait que dans certains cas ça marche et dans d'autres pas ? Il faut faire intervenir la gestion des gains de productivité. Selon la manière dont ils sont gérés, ils peuvent être source de croissance économique ou de crise. ex : baisse des investissements. Et dans cette gestion, l'État tient un rôle particulièrement important, soit pour compenser l'insuffisance de la demande, soit pour freiner une demande trop forte. II. LES MUTATIONS RÉCENTES DANS L'ORGANISATION DU TRAVAIL Analyser les conséquences des mutations de la croissance sur l'organisation du travail. En quoi les mutations de la croissance économique ont entraîné des changements dans l'organisation du travail ? Les mutations de la croissance économique ont entraîné des changements dans l'organisation du travail. Quelles sont les mutations de la croissance économique. 1. A partir de 73, la croissance est devenue fluctuante et cyclique, avec des périodes de récession économique (recul de la production - 82 et 92). Globalement, le rythme de croissance a été divisé par 2. 2. Transformations qui concernent la demande globale. Ralentissement de la demande au début des années 80, ralentissement dû à une relative saturation de l'équipement des ménages concernant les biens phares de la consommation des 30 Glorieuses. Rejet de la « monoculture industrielle ». Se mettent en place au cœur des ménages des stratégies de différenciation, afin de marquer leur différence de niveau de vie, de revenu, etc. Cela aboutit à une segmentation du marché qui va entraîner une réorganisation des systèmes productifs. 3. L'ouverture internationale. Libéralisation des échanges internationaux à la fin des années 70. Les économies nationales ne sont plus protégées. Concurrence vive pour les entreprises. + Fin progressive des monopoles publics. Ce mouvement va accélérer les mutations dans l'Organisation du travail. 4. Changements liés à la productivité du travail. Depuis 73 et surtout depuis le début des années 80, on assiste à une perte d'efficacité du capital installé. Pour produire la même quantité de VA, il faut mobiliser d'avantage de capital. 5. Difficultés du Taylorisme. Rejet de l'OST par une partie du mouvement ouvrier, c'est la première crise du Taylorisme. Causes: cadences infernales, manque d'intérêt du travail « Pourquoi perdre sa vie à la gagner ? ». Conséquences : Turn-over, absentéisme, malfaçons. En quoi ces mutations vont entraîner des transformations dans l'organisation du travail ? Toutes ces transformations vont aboutir à une deuxième crise du Taylorisme. Au début des années 80, l'OST est incapable de trouver des solutions face à la Révolution Technologique. En effet, le Taylorisme, c'est la compression des coûts de production, notamment du travail. Or cet objectif n'est plus un critère suffisant de compétitivité. 1. Les coûts salariaux sont devenus des coûts de production secondaires voire marginaux. 2. Il devient possible d'utiliser de la main-d'œuvre extérieure (Tiers Monde). 3. Sur de nombreux coûts de production (excepté les coûts du travail), le Taylorisme est absent et presque même contre-productif. De plus, le Taylorisme ne propose pas de diversification de la production. De ce fait, ce qui devient de plus en plus décisif, c'est assurer de nouveaux gains de productivité, c'est la capacité à proposer de nouveaux critères de production. Règle des « 5 0 » : 0 stocks, 0 pannes, 0 défauts, 0 conflits, 0 papiers. La croissance a changée. Cela a entraîné une ou plutôt des crises du Taylorisme, qui n'est pas adapté à la diffusion des Nouvelles Technologies ainsi qu'à la diversification et à la fluctuation de la demande. Tentative de trouver un nouveau modèle productif. Vers quel système productif se dirige-t-on ? Vers un abandon du Taylorisme ? Vers une nouvelle organisation du travail ? Ou vers un mixage ? III. VERS UNE NOUVELLE ORGANISATION DU TRAVAIL, NÉO OU POST-TAYLORISTE ? A la fin des années 70 ou au début des années 80, les entreprises japonaises qui appliquent avec succès les principes du Toyotisme disposent, par rapport à leur concurrent, d'un avantage considérable sur le plan de l'efficacité productive. En effet, le Toyotisme semble la bonne réponse aux nouvelles conditions de la croissance. 1. Demande incertaine, fluctuante, segmentée. Toyotisme = juste à temps. On part de la demande pour remonter à la production. 2. Ouverture internationale, compétitivité. Toyotisme = améliore la productivité par le réemploi du capital (réemploi des machines) et la suppression des stocks. 3. Crise du travail industriel (manque d'intérêt du travail, perte de motivation...). Toyotisme = implication des ouvriers, hausse des salaires, travail en équipe, polyvalence… 4. Perte de la productivité, de l'efficacité du capital. Toyotisme = réutilisation des machines, production de manière continue (3 x 8h). Le Toyotisme s'est généralisé très rapidement à de nombreuses branches industrielles. Est-ce que, pour autant, le Toyotisme a supplanté le Taylorisme ? La réponse est complexe et nuancée. D'un côté, le Taylorisme ne s'éteint pas. Par d'autres côtés, on peut penser que le Taylorisme et le Toyotisme ne sont pas exclusifs. 1. Le Taylorisme s'est développé dans certaines branches (restauration rapide, hôtellerie...). 2. A côté de cela, le Toyotisme se développe fortement. Mais ces deux formes d'Organisation ne sont-elles pas complémentaires ? Le Toyotisme, lorsqu'il se développe dans les grandes entreprises, n'exclue pas le recours au Taylorisme (relations de sous-traitance). De plus, les mêmes contraintes peuvent être analysées comme une pratique proche du Taylorisme ou proche du Toyotisme (les normes et délais à respecter peuvent également être une pratique du Toyotisme - ex : sous-traitance). Ainsi, très loin de disparaître, le Taylorisme se développe là où il était absent et il s'approfondit là où il était déjà présent. Mais les deux tendances ne sont pas incompatibles. Elles peuvent être complémentaires l'une de l'autre. + Difficultés à distinguer certaines formes du Taylorisme et du Toyotisme. CONCLUSION : La croissance des 30 Glorieuses reposait sur une croissance de masse qui donnait lieu à une consommation de masse. On a d'abord su produire en masse avant d'inventer des formes salariales qui ont permis de consommer en masse. Cette première période prend fin dans le courant des années 70. A partir de là, les conditions de la croissance se transforment. On voit donc émerger la recherche de nouvelles formes d'organisation du travail comme le Toyotisme. Pour autant, on ne peut pas dire que le Toyotisme s'est substitué à l'OST, et cela pour deux raisons. 1. ils coexistent dans certaines branches d'activité. 2. le Toyotisme empreinte certains traits du Taylorisme.
cssile Posté(e) le 19 décembre 2004 Signaler Posté(e) le 19 décembre 2004 ne prend pas la peine de dire merci ....
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