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Qu'est-ce Que La Tradition ?


Invité

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Posté(e)

il nous faudrait une description philosophique de la tradition, pour un Tpe : le novateur en rupture avec la tradition, merci d'avance !

  • E-Bahut
Posté(e)

Voici quelques pistes:

La tradition s'exprime de deux manières différentes et complémentaires : c'est d'une part l'évolution d'un état d'esprit, l'idée de décadence, et d'autre part un courant intellectuel et philosophique.

1. Le conservatisme : le terme de conservateur désigne le gardien des droits et privilèges. Politiquement, ce terme a une connotation de refus du renouvellement de la société (cf. texte de Hayek), d'autant plus que ce renouvellement s'annonce comme proche et rapide (volonté de conserver l'Ancien Régime face à la démocratie). Au milieu du XIXe siècle, le conservatisme était perçu comme positif, car le passé et la tradition étaient des valeurs à défendre.

2. Le traditionnalisme : Il vise à éviter toute rupture avec la tradition, siège de la vérité. Il cherche à préserver les anciennes formes et valeurs politiques, religieuses et morales, car elles sont l'expression spontanée des vrais besoins d'une société. Elle peut être rattachée à la coutume : la mutualité médiévale postulait qu'était bon ce qui venait des parents, ce qui avait toujours été fait.

  • E-Bahut
Posté(e)

le premier paragraph de

www.quest-journal.net/Quest_ 2000_PDF_articles/Quest_14_bazie.pdf

il me semble que la modernite -- development de l'esprit rationnel-- et postmodernite est un exemple du rejet d'une tradition. Tu vas trouve pas mal d'exemple de ce genre, chaque

philosophe refusant quelque chose de la tradition, et proposant du nouveau:

u XVIIe siècle, on assiste à divers bouleversements dans le monde de la pensée. On remet alors en question les autorités du passé ainsi que la tradition.

Dès lors, la référence à la tradition va prendre un sens nouveau.  Ainsi, les penseurs modernes vont jusqu’à s’opposer explicitement aux idées religieuses ou traditionnelles qui dominaient à l’époque précédente. 

Autrement dit, la vérité ne correspond plus ni à une révélation divine ou mystique, ni à une croyance très ancienne. 

presque toutes les activités scientifiques, artistiques et intellectuelles de cette époque, on va assister à une lutte féroce entre ceux qui défendent les traditions et ceux qui font la promotion des idées nouvelles.

Sommairement, on peut dire que l’ère moderne s’achève au début du vingtième siècle.  Cependant, dès le début du dix-neuvième siècle, des philosophes vont rejeter le projet moderne.  Durant le vingtième siècle, les critiques vont devenir de plus en plus radicales.  Ceux qu’on nomme parfois les penseurs postmodernes vont chercher à montrer que si la pensée rationnelle a produit le progrès promis, en revanche, ce progrès ne s’est pas avéré libérateur; que la raison ne peut pas être totalement fiable, digne de confiance; que la pensée moderne a rendu notre monde terne et gris, qu’elle est donc responsable du désenchantement du monde. 

  • E-Bahut
Posté(e)

Moi je proposerais bien l'exemple d'Apollinaire, quoiqu'il est novateur en son tps, ms qu'on retrouve qd mm bcp de traditions ds ses poemes. Evidemment, c plus du Francais que de la Philo..

  • E-Bahut
Posté(e)
tout usage supersticieux, qui doit sa naissance a un accident mal interprete produit une tradition qu'il est moral de suivre; s'en affranchir est en effet dangereux, plus nuisible encore a la communaute qu'a l'individu (parceque la dvinite punit le sacrilege et toute violation de ses privileges sur la communaute --- et par ce moyen seulement sur l'individu) Or toute tradition devient continuellement plus respectable a mesure que l'origine s'en eloigne, qu'elle est plus oubliee; le tribut de respect qu'on lui doit va s'accumulant de generation en generation, la tradition finit par devenir sacree et inspirer de la veneration;
Posté(e)

oualalalalalala happy !!! ;)

merci pour toutes ses réponses, c'est bien sympa.

Par contre :( , j'ai oublié de préciser que si je cherchais une définition philo de la tradition ou plutôt ce que c'est... mes deux matières sont philo, physique en tpe....

doonc nous avons pris Copernic comme exemple !!!

en fait nous essayons de dresser un portrait de la tradition...

et plus précisement de la tradition à l'époque de Copernic.

La tradition s'exprime de deux manières différentes et complémentaires : c'est d'une part l'évolution d'un état d'esprit, l'idée de décadence, et d'autre part un courant intellectuel et philosophique.
  • E-Bahut
Posté(e)
La tradition s'exprime de deux manières différentes et complémentaires : c'est d'une part l'évolution d'un état d'esprit, l'idée de décadence
Posté(e)

je lance un help !!! car notre tpe est à rendre pour bientôt et donc cette recherche est bien pressante !!!!

Sandid 3, le traditionnaliste est en d'autres termes, quelqu'un de très sûr de lui-même...merci !!

c'est scertain qu'il n'a pas à se poser de questions, faut le dire !!!

il reste sur des acquis....

Mais, est-ce que vous connaitreriez pas quelque chose sur la tradition aristotelicienne

et dc pr l'Eglise,en quoi sa vision du monde, s'accorde ac la théorie d'aristote??

j'ai une petite idé, parce que le sytème d'Aristote sur l'univers, place l'homme au centre de l'univers, et les cieux c'est le monde parfiat......attendez, je vous montre la page où je l'ai glané, ce que je vous ai dit été un très bref résumé !!!! :

représentation du monde par aristote

Ce qui est d’abord marquant dans cette représentation du monde, c’est la distinction nette entre deux mondes : celui de la Terre, et celui du Ciel.

Cette conception est intuitive, i.e., elle résulte de ce que l’on a coutume d’observer autour de nous. C’est aussi une résurgence de la croyance ancienne selon laquelle le ciel est le domaine des dieux … mais cette croyance elle-même repose sur l’observation quotidienne…

Ce qui les distingue, c’est leur degré de perfection : en effet, dans le monde terrestre, on constate que tout est soumis à un perpétuel changement : naissance, mort, altération ("corruption "), évolution, etc. Au contraire, dans le monde céleste, il n’y a pas de changements. Les corps célestes se meuvent toujours de la même manière, ils ne naissent ni ne meurent. Le monde terrestre est donc imparfait et le monde céleste est parfait. On nomme le premier monde, le monde "sublunaire ", ce qui signifie "situé sous la Lune " ; si la Lune est une frontière entre les deux mondes, c'est parce que, contrairement aux autres corps célestes, elle change de forme constamment. Le monde céleste se nomme le monde "supralunaire", ce qui signifie qu’il se trouve "au-dessus de la lune ". Ces deux mondes sont donc soumis à des lois totalement différentes.

On observe également que les différents corps obéissent à un mouvement différent : les corps "lourds " (une pierre) tombent, les corps "légers" montent (la fumée, la vapeur). Ils obéissent à un mouvement qui s’effectue en ligne droite. Les corps célestes se meuvent quant à eux de façon circulaire, et de manière uniforme (toujours la même).

B) le monde sublunaire

 

La sphère terrestre selon Aristote

b1) Les éléments naturels

Le monde sublunaire (ou terrestre) est composé de quatre éléments originaux dont tous les corps sont une combinaison des quatre : la Terre, l'Eau, l'Air, le Feu. La Terre au centre, puis l'Eau, l'Air, et enfin le Feu le plus à l'extérieur.

Ces autre éléments déterminent la manière dont les corps terrestres vont se mouvoir.

b2) Mouvements naturels et mouvements violents

En effet, à chaque sorte de corps, classés en lourds et en légers, correspond un élément naturel, qui est encore appelé un lieu naturel. L’élément/ lieu naturel des corps lourds est soit la terre soit l’eau ; l’élément/ lieu naturel des corps légers est soit le feu, soit l’air. Les corps ne sont à l’aise que dans ce lieu/ élément, et c’est pour cela qu’il est qualifié de " naturel ". Leur imposer un autre lieu, c’est leur faire violence, car c’est les expédier en un lieu qui n’est pas le leur, qui ne leur est pas propre/ naturel. Aristote dit qu’on les prive de leur lieu naturel. Les corps déplacés de leur lieu naturel combleront donc cette privation en faisant tout pour retourner dans leur lieu d’origine. Aristote dit que le mouvement par lequel les corps sont déplacés de leur lieu d’origine est un mouvement " violent ", et que le mouvement par lequel le corps rejoint son lieu d’origine est " naturel ". Le mouvement n’est donc pas une réalité positive : il n’a de sens que par le repos qu’il promet (l’idéal étant en effet de rester éternellement en son lieu propre). Plus précisément, il sert à remettre les choses en ordre : on voit bien qu’il n’y aurait pas de mouvement, si on ne dérangeait pas l’ordre.

Voici donc quels sont les mouvements naturels : aux lourds, la terre et l’eau, revient le mouvement rectiligne vers le bas. Aux légers, l’air et le feu, revient le mouvement rectiligne vers le haut. Il faut noter que ces directions, ces lieux, sont pour Aristote absolus. Il y a un haut et un bas prédéterminés dans l’univers !

b3) Exemple

Voici donc comment on expliquait la chute des corps chez Aristote  : quand vous lancez une pierre, vous l’envoyez dans un lieu qui ne lui est pas naturel (l’air, le haut) ; vous lui infligez donc un mouvement violent, duquel s’ensuivra nécessairement un mouvement naturel rectiligne vers le centre de la Terre ; la pierre tombe, parce qu’elle veut rejoindre son lieu naturel, comme l’amant désire rejoindre l’aimé.

b4) Conséquences générales de cette théorie

Ie : qu’est-ce qui accompagne la représentation géocentrique du monde ?

Affirmation de la finalité naturelle (les corps désirent rejoindre leur lieu naturel) –univers animiste ; la nature a un sens (ce n’est pas l’homme qui lui en attribue un)

Espace absolu (existence réelle du haut, du bas, de la gauche, de la droite, du rectiligne, etc.) ; cf. la théorie des "lieux naturels " ; tout comme la nature a en soi un sens, elle est en soi ordonnée (ce n’est pas l’homme qui l’ordonne, contrairement au postulat des philosophies du sujet) = Cosmos

Le mouvement n’est pas quelque chose de relatif mais d’absolu, tout comme le repos ; il est lié à l’essence propre de chaque corps 

La théorie aristotélicienne du mouvement est donc associée à une théorie de l’espace qui est différencié selon des lieux, et à une structure d’ordre du Cosmos. Les lignes géométriques simples (droite et cercle), les éléments, le léger et le grave, dont Aristote fait des qualités absolues de la matière, sont physiquement liés. Et tout cela forme un tout harmonieux. C’est une des raisons essentielles de son adoption.

La Terre a donc une position centrale pour deux raisons : 1) elle explique comment se meuvent les corps ; 2) c'est la première des sphères, la plus lourde. On voit que la position centrale de la Terre est très importante car tout le comportement des choses de notre vie quotidienne repose sur ce postulat. Autrement dit : la cosmologie détermine une certaine physique. A retenir pour la suite !

c) Le monde céleste

S'opposant à ce monde complexe et perturbé, mais totalement déconnecté de notre expérience, existe le monde Céleste. C'est un monde parfait et immuable, dont les constituants (Lune, Soleil, planètes, Etoiles) sont chacun sur des sphères concentriques, au nombre de 8, et qui tournent autour de celle-ci d’un mouvement circulaire uniforme .

 

Système des huit sphères:

c1) Pourquoi ces sphères ?

Les sphères sont des coquilles sphériques appelées "orbes " et comparées à des pelures d’oignons, qui retiennent les planètes, et qui tournent autour de la Terre d’un mouvement circulaire uniforme.

Les sphères et les planètes qui se meuvent obéissent à un mouvement circulaire uniforme, car le cercle représente pour les Grecs un mouvement fondamental et parfait, seul applicable, par conséquent, à ce monde parfait.

Elles sont différentes, parce que chaque sorte de corps céleste a un statut différent (on constate par l’observation qu’ils ne se comportent pas de la même manière). Les objets les plus proches de la Terre (la Lune et le Soleil) tournent le plus rapidement. Les plus éloignés (les étoiles fixes), sont les plus idéaux, les plus parfaits, ils sont à l'origine de tous mouvements, et ne se déplacent pas.

c2) Le monde clos

Point important : on voit bien que l’univers géocentrique est fini. Au-delà de la dernière sphère, mis à part les grands cristallins et le " premier moteur immobile ", équivalent de notre Dieu, qui meut l’ensemble, il n’y a plus rien. Même pas de vide, qui est pour Aristote une aberration.

On peut relever plusieurs raisons de cette affirmation.

D’abord, si on a un monde infini, on aura des parties qui elles-mêmes auront nécessairement des grandeurs infinies. S’il y a des parties infinies, tous les mouvements qui conduiront d’un lieu à l’autre seront infinis. Mais alors, la chose en mouvement ne pourra jamais arriver en aucun lieu ! Pire encore : si le monde était infini, on perdrait toutes les directions : il n’y aurait plus ni haut, ni bas, etc. Dès lors, le mouvement local perdrait tout son sens. Le mouvement n’aurait ni point de départ ni point d’arrivée. Et les corps resteraient dans le même état. De plus, si le monde était infini, les astres, qui tournent autour de la Terre en 24h00, le feraient en un temps infini.

Mais surtout, alors que pour nous le terme de "fini " est peut-être un défaut, il est pour un Grec synonyme de perfection. Une chose finie est achevée, définie. Elle est parfaite. Le modèle d’une chose "finie " est d’ailleurs le cercle…

c3) Difficultés de ce système de l’univers

Mais ce système de l’univers, certes cohérent (car il explique tout !), n’est pourtant pas sans rencontrer quelques difficultés. En effet, il représente les planètes se déplaçant à des distances invariables de la Terre. Or, les apparences/ observations montrent que les planètes ne peuvent toujours rester à même distance de la Terre : les planètes dans le ciel rebroussent parfois chemin : elles semblent revenir en arrière pendant quelques jours, puis ensuite reprendre leur course en suivant leur trajectoire en cercle. D’où : ce système ne rend pas compte des observations.

Ce phénomène, que l’on va bientôt désigner comme le "problème de l’irrégularité du mouvement des planètes ", a beaucoup intrigué les astronomes : comment le réconcilier avec la cosmologie d'Aristote, qui prône le cercle comme objet parfait, et donc comme seule trajectoire possible des astres ? Il fallait à tout prix que la théorie de cercles imbriqués les uns dans les autres, concorde avec les données de l’observation !

Conséquence : l’époque hellénistique (3è av. JC – 1er ap. JC) voit une prolifération considérable de systèmes du monde. La plupart des astronomes s’attachent à modifier le système des sphères concentriques, trop rigide pour rendre compte des apparences.

C’est ici qu’intervient Ptolémée, qui va " sauver " la théorie d’Aristote, en la remaniant (plus exactement, en lui faisant quelques ajouts).

2) Le système de Ptolémée

Il répond en effet au problème de l’irrégularité des planètes de la manière suivante.

Système des épicycles de Ptolémée

Le système s'appuie toujours sur les grands principes de la vision aristotélicienne : la Terre est au centre de l'univers, et les différents astres (Lune, Soleil, Planètes, Etoiles), sont sur des sphères concentriques tournantes, centrées sur la Terre.

Mais, l’astre, au lieu d'être fixé à un grand cercle tournant centré sur la Terre, est en fait fixé sur un petit cercle qui tourne sur lui-même, le centre de ce petit cercle se déplaçant sur le grand cercle centré sur la Terre. On appelle ce petit cercle, un épicycle Ainsi, le mouvement d'un astre dans le ciel est la combinaison de deux effets qui s'ajoutent : une longue révolution le long du grand cercle et une petite révolution plus rapide le long du petit cercle.

Donc, globalement l'astre décrit un grand cercle, auquel s'ajoutent des petites modulations, qui sont les mouvements rapides le long du petit cercle. Ces modulations se manifestent dans le ciel par une accélération dans le sens du mouvement, suivi d'un ralentissement et d'un retour en arrière, chaque fois que le petit cercle fait un tour sur lui-même.

Ainsi, Ptolémée, en utilisant des combinaisons de cercles plus complexes que son prédécesseur, arrive à reproduire, avec une assez bonne précision pour l'époque, les mouvements des planètes dans le ciel. Ce système permettait même de prévoir les éclipses de lune et de soleil, les conjonctions etc. Il était donc globalement satisfaisant, et très utile pour les astrologues.

3) Sauver les phénomènes (statut de l’astronomie jusqu’à Copernic)

Mais il convient de s’arrêter un instant sur le statut de l’astronomie à cette époque. Par exemple, est-ce que l’on croit vraiment à la réalité des sphères célestes ? Est-ce que l’astronome de l’époque prétend décrire la structure réelle de l’univers ?

Aristote y croyait : cf. sphères éthérées, sphères de cristal… Ptolémée, lui, n’a jamais prétendu que les cercles utilisés pour calculer les positions des planètes sont réels d’un point de vue physique. Conformément au statut de l’astronomie en vigueur à l’époque hellénistique, ils ne sont rien de plus que des instruments mathématiquement utiles, des fictions mathématiques, seulement utiles aux calculs. On dit qu’il s’agissait pour eux de " sauver les phénomènes ".

http://www.philocours.com/cours/cours-copernic.html

Comme nous l’avons vu, la réponse la plus avérée est que le mouvement compliqué et irrégulier d’une planète qui apparaît à l’observation est le résultat de plusieurs mouvements simples, accomplis suivant un excentrique et un épicycle. Mais est-ce à dire que ces épicycles sont les seuls mouvements réels, dont les autres ne sont que les apparences ? Non : ce sont des artifices de l’esprit, permettant seulement de rendre accessibles les phénomènes célestes aux calculs et de fournir des conclusions conformes aux observations.

Si les épicycles existaient, les mouvements célestes et autres phénomènes se produiraient exactement comme ils se produisent, et, " pourvu qu’il ait le moyen de déterminer clairement les lieux et mouvements des planètes, l’astronome ne se demande pas si cela provient ou non de l’existence réelle de telles orbites dans le Ciel ". Le seul guide de l’astronome qui cherche à sauver les mouvements apparents des astres est la simplicité, ainsi que l’exactitude.

Conséquence : plusieurs combinaisons de mouvements circulaires et uniformes peuvent également, quoique différentes, sauver les phénomènes. A tel point que certains avaient déjà imaginé de mettre la Terre en mouvement (Aristarque, Héraclide).

B) Pourquoi ce statut de l’astronomie ?

Il y a au moins deux raisons, toutes deux tirées de la nature divine des cieux.

b1) L’homme n’a pas la capacité de connaître la nature des cieux

Parce que la connaissance de l’essence des choses célestes, celles-ci étant de nature divine, passe les forces de l’homme ; aussi nous est-il impossible de déduire les mouvements des astres à partir de principes certains : il nous est seulement possible de fonder l’astronomie sur des hypothèses fictives qui n’ont rien de certain. (Cf. " il nous est impossible d’avoir les éléments nécessaires pour raisonner sur le Ciel, qui est loin de nous et trop élevé par sa place et son rang "). Seules les choses " sublunaires " (sous la lune) sont accessibles à notre faible raison.

b2) Le physicien n’a pas le droit de se prononcer sur la nature des cieux

Cf. fait qu’on croyait que les cieux étaient la demeure des dieux ; c’est pourquoi essayer de les connaître était un sacrilège puisque cela revenait à les naturaliser. Ainsi, Anaxagore, philosophe présocratique, a été mis à mort par les Athéniens pour avoir cherché à connaître le fonctionnement du ciel. Ces derniers ont même été jusqu’à voter une loi suivant laquelle "sera traduit devant le tribunal quiconque ne croit pas aux dieux, ou donne un enseignement sur les choses célestes ".

C’est donc pour ces deux raisons que la question "pourquoi ", en ce qui concerne les cieux, n’est pas valide, mais seulement la question "comment ".

Posté(e)

par rapport à ma précédente question, je vais être plus précis : ce que je souhaite savoir c'est ::::

en quoi un système géocentrique, où l'homme est au centre de l'univers et les cieux sont parfaits, a été adopté par l'Eglise ???

c'est où ds la bible que lon voit cela, où ds un autre ouvrrage ???

  • E-Bahut
Posté(e)
Les arguments de l'Église contre les croyances de Galilée

Nous savons, grâce aux docteurs de l'Église et au bon sens, que la Terre est fixe et que ce sont le Soleil et les étoiles qui se déplacent.

Galilée s'oppose ouvertement à la Bible, notamment au Psaume 92 qui nous dit: « Oui le monde est stable; point ne bougera ».

Les Écritures décrivent clairement le mouvement du Soleil. L'Ecclésiaste, chapitre 1, dit: « Le Soleil se lève et se couche, et poursuit sa course rapide pour se lever à nouveau ».

Le Livre de Josué 10 nous raconte le miracle qui s'est produit lorsque Josué a demandé au Soleil d'arrêter sa course: « Josué dit en présence d'Israël: "Soleil, arrête-toi sur Gabaôn, et toi, Lune, sur la vallée d'Ayyalôn!" Et le Soleil s'arrêta, et la Lune se tint immobile jusqu'à ce que le peuple se fût vengé de ses ennemis. »

Galilée affirme qu'il y a de l'eau sur la Lune et sur les autres planètes, mais c'est impossible. En effet, Aristote et d'autres grands philosophes nous ont enseigné que ces corps célestes ne changeront pas, jusqu'à la fin des temps. Galilée décrit, en outre, des montagnes sur la Lune et les autres planètes, et ce faisant, il nous donne une image très négative du siège des anges et restreint nos espérances concernant le ciel.

S'il est vrai, comme le croit Galilée, que les quatre éléments constitutifs de la Terre (l'air, la terre, le feu et l'eau) existent aussi dans les étoiles, il doit donc y avoir là une forme de vie humaine. Or, les Saintes Écritures ne nous parlent que de la création d'un seul monde et d'une seule espèce humaine; cette croyance est donc contraire à la Bible. En affirmant de telles choses, Galilée pourrait faire revivre l'ancienne hérésie voulant que le Christ devait mourir à nouveau pour sauver les habitants des étoiles.

Tout ce que fait Galilée, nous plonge dans le scandale et le danger. Toutes les écoles ont une théorie du ciel et de la terre qui est conforme à celle des grands philosophes de l'histoire et des docteurs de l'Église. Toute autre théorie ne vise qu'à détruire la philosophie et la théologie établie.

Les Saintes Écritures nous enseignent à « ne pas chercher plus loin, ni à tenter d'en connaître plus qu'il est nécessaire ». Elles nous apprennent, en outre, que « celui qui recherche constamment la gloire sera envahi par l'orgueil ». Ignorant ces conseils, Galilée se permet d'étudier l'univers pour en tirer des théories à son gré. Le grand philosophe romain, Caton, prônait avec raison qu'il fallait « laisser à Dieu les mystères, et au Ciel le soin de les étudier; car celui qui est mortel doit se préoccuper des choses temporelles ».

Posté(e)

merci beaucoup cela m'aide vraiment, en faisant des recherches sur le sujet, j'avais trouvé d'autres sites web, un en particulier, mais celui ci est comme celui que j'ai trouvé un don du ciel lol

on verra ce que cela donnera !!! :D<_<:(:):D :P :angry::blink::huh::lol::o:ph34r::rolleyes::unsure:;) B)

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