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Diminution Cout De Travail / Reduction Chomage?


Totochita

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  • E-Bahut
Posté(e)

Salut a tous..

J'ai une dissertation en Eco a faire sur le sujet, "Dans quelle mesure une diminution du cout de travail peut-elle permettre de réduire le chomage ?"

Etant donne que c'est ma premiere dissert en eco, j'aimerais bien que vous me donniez vos idees..

Je me doute que je devrais parler de la theorie des Liberaux, ainsi que de celle des Keynesiens..

J'ai aussi 6 documents sur lesquels m'appuyer.. Le premier est un tableau sur les taux de chomage de 1965 a 2002 de l'Union Europeenne, les EU, l'allemagne, la france et le RU.

Le deuxieme est un tableau de l'evolution du cout salarial horaire ( dans le secteur des entreprises) dans differents pays.

Le document 3 est un doc de l'INSEE, Evaluation des effets des dispositifs d'allegements de charges sociales sur les bas salaires

Le doc 4 est un schema sur la relation complexe Salaire/emploi

Le 5 c'est un texte "LE Smic n'est pas coupable" qui dit que reduire le cout de la masse salariale peut se reveler nocif pour lensemble de l'eco, mm si c'est benefique aux entreprises qui la pratiquent.

et le doc 6 c'est un texte sur la Theorie du Salaire d'efficience..

Et en fait c'est juste quelques idees.. Parce que je vois pas trop la structure de mon plan. J'ai evidemment cherche sur le forum avant de poster mon message et j'ai trouve un sujet similaire, qui peut m'aider un tout petit peu..

Je me demande si le plan :

1) Il reduit le chomage pour telle et telle et telle raisons.. ou ds certains cas

2) Mais, il y a des limites car.. ect..

est juste ou pas?

Merci d'avance de me consacrer un peu de votre temps..

Posté(e)

http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/r...-metropole.html

sur cette page (ton sujet traité lors du bac) il y'a des documents que tu pourras surement exploité et qui te seront surement tres utiles (tu pourras donner des exemples)

et enfin, je pense, un cours tres complet qui pourra répondre très largement a ta question (et à la fin un exemple de plan)

je pense que je n'ai pas besoin de rajouter autre chose, si jamais tu n'as pas compris un point, n'hésite pas à poser ta question!

Quand on parle du salaire, on parle du coût salarial, c'est à dire la somme des dépenses incombant à l'employeur en contrepartie de l'emploi de travail salarié. Le coût salarié inclut la rémunération directe (salaire brut + congés payés + primes) et les cotisations légales, conventionnelles ou patronales (Sécurité sociale, ASSEDIC, retraites complémentaires...). En France, pour en employeur, acheter une heure de travail au SMIC, cela lui coûte environ 63 francs de l'heure. Pour l'employé payé au SMIC, ce qu'il reçoit de manière nette (après paiement des cotisations salariales qui avec les cotisations patronales forment les cotisations sociales), c'est 36 francs.

Pour les Libéraux comme pour les Keynésiens, l’emploi et le salaire (le coût salarial) sont liés par des relations étroites. Quels sont les mécanismes ? Le travail demandé par les employeurs correspond-il au travail offert par les salariés, en quantité et qualité ? D'où vient la difficulté d'ajustement ?

Pour les Libéraux, sur le marché du travail se confrontent une offre et une demande de travail, qui sont déterminés par le niveau de salaire réel. La demande de travail va être déterminée par la comparaison entre ce que rapporte à l'entreprise un salarié (VA supplémentaire) et ce que ce salarié coûte à l'entreprise (coût salarial). Ainsi, les chefs d'entreprise mesurent le degré de rentabilité d'un emploi supplémentaire. Ce rapport entre VA horaire et le coût d'une heure de travail, c'est ce qu'on appelle la productivité marginale. La demande de travail est une fonction décroissante du salaire. Plus le salaire est important, moins la demande de travail est importante. L'offre de travail, par contre, est une fonction croissante du salaire. En effet, les travailleurs se comportent comme des homo-œconomicus, c'est-à-dire qu’ils opèrent des calculs rationnels entre les avantages et les coûts qu'il y a à vendre son temps de travail. Ils agissent donc en fonction de leur propre intérêt personnel. Ils comparent l'utilité qu'il y a à offrir une heure de travail (le salaire qu’ils toucheront) et la désutilité : fatigue / perte de temps. Plus le salaire est important, plus l'offre de travail est importante. Le salaire d'équilibre est le point qui assure la satisfaction de toutes les offres et de toutes les demandes de travail. On se retrouve alors dans une situation de plein emploi.

> Dans cette théorie, le chômage résulte du désajustement entre le salaire réel et le salaire d'équilibre. En effet, dans un marché de concurrence pure et parfaite, les lois du marché entraînent une baisse du salaire d'équilibre. Cette baisse du prix du travail a deux effets : elle réduit l’offre de travail (les ménages trouvent moins d’intérêt, moins d’utilité à offrir leur travail), et elle accroît la demande de travail (la productivité marginale étant meilleure). Conséquence, on retourne à l’équilibre. Avec l'existence d'un prix planché (le SMIC), l'ajustement entre le salaire réel et le salaire d’équilibre ne peux plus se réaliser. Les gens voudraient travailler mais les employeurs estiment que le coût du travail est trop élevé. Apparaît alors une masse de chômage involontaire et durable, le « chômage classique » selon l’expression de Smith, un chômage qui résulte des entraves institutionnelles (existence d’un salaire minimum). Pour les libéraux, lorsqu’il y a du chômage, il faut donc baisser le prix du travail jusqu’à ce que l’équilibre se rétablisse. Le chômage volontaire existera toujours (certains ne voudront pas travailler estimant que le salaire n’est pas assez important), mais pour les libéraux, ce n’est pas du vrai chômage.

> Selon la théorie libérale, l'importance du chômage contemporain s'explique donc par un coût excessif du travail et une absence de flexibilité sur le marché du travail. Comment, pour les Libéraux, baisser les coûts du travail ? 1. Agir sur les cotisations sociales. Avoir recours au modèle anglo-saxon. 2. Agir sur les salaires nets en supprimant le SMIC ou en gelant les salaires.

Quel pays en est la preuve flagrante ? Aux Etats-Unis, où il n’y a pas de prix planché, de salaire minimum, le taux de chômage est faible. Pour les libéraux, ce sont donc bien les entraves institutionnelles qui sont la cause du chômage. Quel fait historique vient appuyer la théorie libérale ? La crise de surproduction de 1929.

> La théorie keynésienne raisonne en terme de circuit économique. Non seulement pour Keynes les salaires ne sont pas la cause du chômage mais à l'inverse, des salaires insuffisants peuvent se révéler être comme cause du chômage. En effet, les salaires ne sont pas que des prix, des coûts de production, ce sont aussi des revenus, des revenus qui déterminent le niveau de consommation des ménages. Le salaire constitue d'ailleurs plus de 50% du revenu des ménages. Pour Keynes, il n'existe d'ailleurs pas de marché du travail au sens où l'entendent les libéraux. C'est le niveau de la production qui détermine la demande de travail. Et ce qui, pour Keynes, détermine le niveau de la production, c'est la demande effective. Or, cette demande effective a quatre grandes composantes, et le levier principal, c'est la consommation finale des ménages. En augmentant les salaires, le pouvoir d’achat des ménages s’accroît, et la demande interne s’élève (hausse de la consommation), ce qui va stimuler la croissance économique et l’emploi. On arrive finalement à une proposition strictement inverse à celle des libéraux.

Pour Keynes, en situation de sous-emploi, il faut donc procéder à une relance de la demande effective. Quels sont les moyens envisageables pour relancer la demande effective ? 1. Politique salariale: relèvement du SMIC (prix sur lequel l'État peut intervenir), salaires de la fonctions publiques, prestations sociales... 2. Politique monétaire: baisse des taux d'intérêts (l'État ne dispose plus aujourd'hui de cette alternative > BCE). 3. Politique budgétaire: dépenses de l'État, politique fiscale, politique de déficit budgétaire.

II. LA RELATION SALAIRE / EMPLOI

Pourquoi, pour les Libéraux, on peut attendre une diminution du chômage d'une baisse des coûts salariaux ?

> La baisse du coût du travail va d'abord profiter aux emplois les moins qualifiés, pour lesquels les taux de chômage sont les plus élevés. En effet, les emplois peu qualifiés subissent directement la concurrence des pays à bas salaires.

> Si le coût salarial est trop élevé, les entreprises vont substituer du capital au travail.

> Si le coût du travail est trop élevé, les entreprises vont délocaliser (ex: en Europe, les entreprises délocalisent leur production au Portugal, là où les coûts du travail sont les plus faibles de toute l’union Européenne).

> Si le coût du travail diminue, les entreprises vont gagner en compétitivité. Elles vont gagner des parts de marché à l'exportation, produire plus, et gagner des emplois > diminution du chômage.

> La baisse du coût du travail va créer massivement des emplois dans le domaine des services et notamment dans le domaine des services domestiques car les employeurs réagissent de manière extrêmement sensible au prix du travail.

> Les emplois peu qualifiés créent peu de VA En baissant le coût du travail, la productivité marginale de ces emplois s'améliore. Les entreprises emploient donc parce-qu'elle estiment que c'est plus rentable.

> Pour les libéraux, les cotisations sociales, qui font que les coûts salariaux sont élevés, sont à l'origine d'un enchaînement pervers. Montée du chômage > accroissement des dépenses sociales (augmentation des dépenses d’assurance chômage) > augmentation des cotisations sociales > augmentation du coût salarial responsable pour certains de la hausse du chômage.

Pourquoi, pour les Keynésiens, on ne peut pas attendre une diminution du chômage d'une baisse des coûts salariaux ?

> Pour les Libéraux, on emploi parce-que c'est rentable. Or, la rentabilité marginale n'a que peu d'influence dans la décision d'embauche. Une entreprise est prête à embaucher même si cela n'offre qu'une rentabilité nulle afin de conserver sa clientèle.

> Les entreprises vont substituer du capital au travail. L'entreprise peut avoir des capacités de production non-utilisées. La substitution entre le capital et le travail n'est jamais totale, car il y a des normes techniques à respecter.

> Le coût du travail n'est qu'un élément parmi d'autres des coûts de production d'une entreprise et un coût de production qui est devenu moindre aujourd'hui.

> Certes, les entreprises délocalisent mais l'ouverture industrielle possède également des avantages (exporter des biens...). Au bout du compte, l'impact sur l'emploi a été faible (200.000 sur les 3 millions de chômeurs) et en aucun cas les NPI ne sont l'explication majeure du chômage.

> A l'inverse, une hausse du salaire entraîne une hausse de la productivité (salaire d'efficience).

Contrairement à ce qu'affirme les Libéraux et les Keynésiens, il n'y a pas de lien mécanique entre les coûts salariaux et le chômage. Il n'y a pas de causalité et encore moins de corrélation. En aucun cas, le coût salarial n'est donc le remède miracle pour réduire le chômage.

> Les faits sont contradictoires. En effet, au Royaume-Uni, les salaires réels ont progressé 4 fois plus vite que la productivité du travail (sous-entendu la part salariale dans la VA a augmenté), et le chômage a augmenté. A l’inverse, en France comme en Allemagne, les salaires réels ont progressé moins vite que la productivité du travail. Ainsi, les richesses crées ont progressé plus vite que la rémunération des salariés. Dans les deux pays, la part salariale dans la Valeur Ajoutée a donc baissé (sous-entendu le Taux de Marge a progressé). On aurait logiquement pu s’attendre à ce que le chômage diminue, or, il a augmenté… Le coût salarial n’est donc pas le remède miracle pour réduire le chômage.

D’autre part, le lien salaire / emploi est un lien complexe parce-que co-existent du chômage keynésien et du chômage classique selon les époques. Aujourd'hui par exemple, une composant du chômage est keynésienne : elle a fondue comme neige au soleil avec la croissance. Cependant, malgré cette croissance, certains emplois ne verront pas le jour car le coût du travail restera trop élevé (existence d’un « chômage classique »). Ceci est le cas des emplois peu qualifiés. En effet, même si on arrive à diminuer les coûts salariaux, ces emplois peu qualifiés resteront, par définition, des emplois qui coûtent cher. Leur productivité marginale est nulle voire négative. Ils coûtent beaucoup plus chers qu'ils ne rapportent, alors on les supprime, on robotise, ce qui crée du chômage.

Enfin, il existe un « chômage d'exclusion ». Certaines personnes resteront inemployables parce-qu'elles sont restées inactives pendant trop longtemps.

Sans aucun doute on peut espérer des créations d'emploi en baissant les coûts salariaux (diminution du SMIC / suppression des minima-sociaux). Mais peut-on vraiment baisser les coûts salariaux ? Peut-on, par exemple, diminuer le SMIC ? Ne verrait-on pas se développer les « working poors », ces salariés qui n'arrivent à se nourrir, à se loger et à se vêtir avec le fruit de leur travail. De plus, peut-on vraiment baisser le salaire minimum sans courir le risque de la « trappe à pauvreté » en rapprochant le SMIC des minima-sociaux. En effet, si le SMIC se rapproche des minima-sociaux, il devient plus intéressant (économiquement) de conserver une allocation (chômage, RMI...), qui est perçue régulièrement, que de se lancer à la recherche d'un emploi dont le revenu risque d'être à peine plus élevé et incertain. Donc, on décourage la retour à l'emploi de catégories entières de travailleurs (développement des « trappes à chômage ») et on les maintien ainsi dans une situation de grande pauvreté. A court terme, on reste donc dans une « trappe à pauvreté ». Enfin, comment concilier l'abaissement salarial avec le maintien du financement de ma protection sociale et le maintien d'un pouvoir d'achat élevé pour la demande ? Et puis, le SMIC est bien plus qu'un salaire minimum, c'est un élément de cohésion sociale.

> Il y a deux manières d'expliquer la chômage. Pour les libéraux, le chômage s'explique par l'absence de flexibilité sur le marché du travail (existence du SMIC par exemple) et pour les keynésiens à cause de l'insuffisance de la demande effective (salaires trop faible). Les deux types de chômage peuvent exister. Les politiques économiques dérivent de ces conceptions théoriques.

> Le coût salarial n'est qu'un élément parmi d'autres qui affecte l'emploi.

Faut-il augmenter ou diminuer les salaires pour diminuer le niveau du chômage ?

« La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi », cette déclaration de J. Chirac aux présidentielles de 95 met clairement en débat les rapports qui unissent les salaires (les coûts salariaux) et le chômage. Intérêt du sujet : Est-il possible de relever le Pouvoir d’Achat des salariés sans nuire à l’emploi ?

I. Pour les libéraux comme pour les keynésiens, l’emploi et le salaire (les coûts salariaux) sont liés par des relations étroites.

a) La thèse Libérale. Quelles rigidités sont causes du chômage ? Les entraves institutionnelles. Existence d’un « chômage classique ». Aux Etats-Unis d’ailleurs, où il n’y a pas de prix planché, de salaire minimum, le taux de chômage est faible.

B) En quoi pour les Keynésiens, le point de vu Libéral est-il erroné ? La crise de 1929, qui a vue l’apparition d’une masse de chômage importante, est due à une diminution des salaires. Ainsi, pour les Keynésiens, il faut augmenter le niveau des salaires pour baisser le niveau du chômage.

c) Pourquoi, pour les Libéraux, on peut attendre une diminution du chômage d'une baisse des coûts salariaux ? Pourquoi, pour les Keynésiens, on ne peut pas attendre une diminution du chômage d'une baisse des coûts salariaux ?

Transition : Contrairement à ce qu'affirme les Libéraux et les Keynésiens, il n'y a pas de lien mécanique entre les coûts salariaux et le chômage. Exemples : Le modèle suédois > coûts salariaux très élevés (protection sociale très élevée) > peu de chômage. Modèle espagnol > coût salariaux faibles par rapport à ses voisins européens > niveau de chômage élevé.

II. a) Les faits sont contradictoires. > Au Royaume-Uni, les salaires réels ont progressé 4 fois plus vite que la productivité du travail (sous-entendu la part salariale dans la VA a augmenté), et le chômage a augmenté. A l’inverse, en France comme en Allemagne, les salaires réels ont progressé moins vite que la productivité du travail. Ainsi, les richesses crées ont progressé plus vite que la rémunération des salariés. Dans les deux pays, la part salariale dans la Valeur Ajoutée a donc baissé (sous-entendu le Taux de Marge a progressé). On aurait logiquement pu s’attendre à ce que le chômage diminue, or, il a augmenté… Il n’y a donc pas de lien entre mécanique entre les coûts salariaux et le chômage.

B) > Le lien salaire / emploi est un lien complexe parce-que co-existent du chômage keynésien et du chômage classique selon les époques. Aujourd'hui par exemple, une composante du chômage est keynésienne : elle a fondue comme neige au soleil avec la croissance. Cependant, malgré cette croissance, certains emplois ne verront pas le jour car le coût du travail restera trop élevé (« chômage classique »). Il existe également un « chômage d'exclusion ». Certaines personnes resteront inemployables parce-qu'elles sont restées inactives pendant trop longtemps.

c) Peut-on alors concilier hausse des salaires et création d’emploi ? De combien peut-on augmenter les salaires sans ruiner les emploi ? La progression des salaires doit s’opérer au rythme des gains de productivité. Si les salaires augmentent plus vite que les gains de productivité, il y apparition d’un « chômage classique ». S’ils augmentent moins vite, apparaît un chômage de type Keynésien (la production augmente plus vite que la demande).

Posté(e)

Je n'ai pas lu tout ce que cssile avait écrit, mais on a commencé ce chapitre aujourd'hui (seulement), et pour l'instant, nous avons abordé le progrés technique comme source de chomage.

Exemple : l'informatique a fait perdre des emplois car cette machine remplace l'homme et est beaucoup moins chere (pas de salaires, charge etc ...)

Ce sont les seules indications que j'ai pour le moment :(

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